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Santé

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La souveraineté française en matière de santé

By Santé, Travaux des adhérents

par Viviane MEYER, adhérente du CRSI

Souveraineté sanitaire : la France face à ses fragilités et ses ambitions

Un réveil brutal : la leçon du COVID-19

La crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 a constitué un électrochoc majeur pour la France. Elle a mis en lumière de façon brutale les fragilités structurelles accumulées depuis des décennies.

État des lieux : un déclin industriel préoccupant

L’industrie pharmaceutique française en recul. Il a été divisé par deux depuis 2005, soit un recul de près de 15 ans. La France est passée de 1er producteur européen de médicaments à celle de 3ème producteur soit derrière l’Allemagne et l’Italie. Les pénuries de médicaments se sont multipliées, touchant des produits essentiels comme l’amoxicilline ou le paracétamol.

Le secteur souffre d’une dépendance structurelle aux importations. Une large part des principes actifs des médicaments est produite en Asie, notamment en Chine et en Inde. Cette dépendance expose la France à des ruptures d’approvisionnement en cas de crise géopolitique ou sanitaire.

Réponse de l’État

La stratégie Innovation Santé 2030, lancée par le gouvernement, vise à placer la France au premier rang européen en termes de recherche et de souveraineté dans le domaine de la santé par la relocalisation. Elle s’attache effectivement à relocaliser des productions pharmaceutiques stratégiques sur le territoire français et européen ainsi qu’à développer les biotechnologies, la médecine de précision et les thérapies innovantes. Les principaux piliers sont l’innovation, sur l’ensemble de la chaîne pharmaceutique, les conditions commerciales que notre pays offrira, et l’approvisionnement, soit notre place sur le réseau logistique européen, voire mondial.

Mais soulignons que la France est particulièrement en pointe s’agissant de la production de médicaments complexe.

Réponse au niveau européen

La « Health Emergency Response Authority (HERA) » a été créée au niveau de l’Union européenne pour anticiper et répondre aux urgences sanitaires transfrontalières. Par ailleurs, elle vise à coordonner les stockages stratégiques de médicaments et équipements ainsi qu’à renforcer la résilience collective des États membres face aux crises. C’est donc une sécurité pour tous les pays de l’UE, que cette approche anticipative permet.

Faut-il une souveraineté absolue pour la santé ?

La souveraineté française ne signifie pas une autonomie totale, elle est impossible et pas véritablement souhaitable. Nous sommes en effet, interdépendant et réciproquement pour tous les autres pays membres de l’UE. À titre d’exemple, 98% des médicaments mis à disposition des patients français sont produits en Europe, ce qui illustre que la souveraineté se construit à l’échelle continentale. Les innovations européennes, en filières industrielles, constituent une formidable opportunité pour restaurer la souveraineté sanitaire française et européenne, à condition d’agir dans une cohérence stratégique.

En conclusion :

La France se trouve à un moment charnière de sa politique industrielle en matière de santé, les décisions prises aujourd’hui conditionneront son autonomie stratégique pour les décennies à venir. La France par son savoir-faire scientifique, a un véritable rôle à jouer, elle ne doit pas laisser cette opportunité lui échapper par une surabondance législative inutile et paralysante. 4 points majeurs pour envisager une politique industrielle de Santé pour notre pays :

– La relocalisation industrielle pharmaceutique

– L’investissement massif dans la recherche et l’innovation

– La souveraineté numérique des données de santé

– La coopération européenne comme levier d’interdépendance choisie

Trafic et usage de stupéfiants en France : tendances 2016-2024

By Santé, Sécurité/Justice

– par Claire-Marine GROS, chef de cabinet adjointe CRSI

Données issues du rapport Interstats Analyse n°78 – Déc. 2025

L’étude statistique conduite par le SSMSI dresse un panorama très documenté de l’évolution des infractions liées aux stupéfiants en France depuis 2016. Elle met en évidence une hausse continue des mis en cause, un poids écrasant du cannabis, et une progression spectaculaire de la cocaïne et des drogues de synthèse, bouleversant l’équilibre historique du marché illicite des drogues.

1. Un niveau d’interpellations historiquement élevé

Selon le rapport, 2024 marque un sommet dans les procédures enregistrées par police et gendarmerie :

  • 290 400 mis en cause pour usage, en hausse constante depuis 2016
  • 52 300 pour trafic, soit +6 %/an en moyenne depuis 2016
  • 68 % des usagers sanctionnés par AFD (196 400 personnes) suite à la réforme de 2020

Concrètement : 1 Français est interpellé pour usage de stupéfiants toutes les 2 minutes.

Le rapport souligne que cette augmentation s’inscrit dans un contexte d’usage en hausse depuis plus de 15 ans, notamment pour le cannabis mais aussi pour certaines drogues illicites émergentes .

2. Cannabis : socle du marché, massivement majoritaire

Le cannabis demeure la première drogue enregistrée dans l’ensemble des infractions.

  • 92 % des mis en cause pour usage
  • 78 % pour trafic
    plus de 300 000 personnes impliquées en 2024

Le rapport insiste sur la prépondérance de la résine, identifiée dans :

  • 87 % des cas pour trafic
  • 78 % pour usage

Une économie structurée, accessible, et portée par des profils très jeunes :
22 % des trafiquants sont mineurs – âge médian 21 ans.

3. Cocaïne : progression fulgurante et montée en puissance

L’étude note un changement majeur depuis 2016, avec une accélération du marché de la cocaïne.

  • Trafic : +176 % en 9 ans → presque triplé
  • 21 900 mis en cause trafic / 29 500 usage en 2024

La géographie du phénomène est marquée :
Guyane : 300 mis en cause pour trafic pour 100 000 habitants (≈1 pour 340 habitants) .

La cocaïne devient la deuxième drogue du marché, mais la première en dynamique.

4. Crack : niche numériquement, enjeu social et sécuritaire majeur

Le rapport distingue le crack du reste de la cocaïne, du fait de ses profils spécifiques et sa localisation extrême.

  • 900 mis en cause trafic / 1 600 usage – faibles volumes, mais :
    >50 % des faits commis à Paris
    41 % des usagers et 47 % des trafiquants étrangers, majoritairement africains

Concentration urbaine + précarité = pression sociale forte et visible.

5. Drogues de synthèse : montée rapide, souvent en poly-usage

Le rapport met en lumière une croissance très marquée :

  • Ecstasy/MDMA : +118 % trafic depuis 2016
  • Usage kétamine ×5 ; cathinones (3-MMC) ×11

Profil très différent du cannabis :
83 % des consommateurs d’ecstasy sans AFD consomment un autre produit,
89 % des trafiquants d’ecstasy multi-produits .

Un marché festif devenu structuré, connecté aux réseaux, en hybridation avec cocaïne/cannabis.

6. Profils sociologiques des mis en cause

Le rapport indique une jeunesse très marquée, surtout pour le cannabis.

  • Usage cannabis → âge médian 24 ans
  • Trafiquants cannabis → 79 % ont moins de 30 ans
  • Femmes ~8 % à 10 % selon produit (sous-représentation nette)
  • Étrangers → 22 % des mis en cause trafic (vs 8 % population générale)

Pic particulier :

Crack : 47 % trafiquants étrangers / 41 % usagers → phénomène très segmenté.

À retenir

  • 2024 = volume d’interpellations record
  • Cannabis = 9 usages interpellés sur 10
  • Cocaïne = +176 % de trafic depuis 2016 = basculement de marché
  • 3-MMC ×11 → signal fort de mutation vers la synthèse
  • Les trafiquants cannabis ont 21 ans en médiane
  • Crack : Paris concentre >50 % des faits → enjeu ciblé

Densité médicale en France : un indicateur trompeur qui masque de fortes inégalités d’accès aux soins

By Santé

– Note du CRSI Sud-Est

La densité médicale – souvent présentée comme le nombre de médecins pour 100 000 habitants – donne l’impression rassurante d’une France correctement dotée. Avec 339 médecins pour 100 000 habitants en 2023, le pays semble bien équipé. Mais ce chiffre global, en hausse par rapport à 2019 (318), dissimule des réalités beaucoup plus contrastées. Il inclut en effet l’ensemble des praticiens, hospitaliers comme libéraux, alors que 40 % exercent à l’hôpital, principalement dans les grandes métropoles. Dès qu’on se concentre sur ceux que la population consulte en premier recours – les médecins libéraux –, la densité tombe à 217 pour 100 000 habitants, et même 146 pour les généralistes. C’est là que les disparités territoriales apparaissent.

Des inégalités marquées entre territoires

La densité médicale varie du simple au double selon les départements. Les zones rurales et montagneuses (Creuse, Hautes-Alpes…) peinent à attirer des médecins, en raison de l’isolement géographique et d’un bassin de patientèle dispersé. À l’inverse, les départements urbains ou touristiques comme les Alpes-Maritimes ou le Val-de-Marne affichent des densités élevées, dopées par les hôpitaux et les pôles universitaires. Mais même dans ces territoires attractifs, les libéraux restent moins nombreux qu’il n’y paraît : 190 pour 100 000 habitants dans les Alpes-Maritimes, contre 163 dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Selon l’Atlas démographique du CNOM (2023), 20 % des communes françaises – environ 6 000 – sont classées en désert médical, c’est-à-dire en dessous de 120 généralistes libéraux pour 100 000 habitants ou à plus de 30 minutes du cabinet le plus proche. Et ce phénomène ne touche plus seulement la France périphérique : il gagne les centres urbains sensibles, où l’insécurité freine l’installation.

PACA : une région dense en apparence, fissurée en profondeur

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur offre une illustration parfaite de ce paradoxe. Avec 409 médecins pour 100 000 habitants en 2023, elle figure parmi les régions les mieux dotées, grâce à son attractivité touristique et universitaire. Mais si l’on s’intéresse aux libéraux, la densité chute à 340, dont 169 généralistes. Les écarts internes sont considérables :

Département Densité totale Libéraux / 100k hab.
Alpes-Maritimes (06) 520 190
Bouches-du-Rhône (13) 421 172
Var (83) 394 164
Vaucluse (84) 360 160
Hautes-Alpes (05) 312 158
Alpes-de-Haute-Provence (04) 298 163

On observe jusqu’à 74 % d’écart d’un département à l’autre. Selon l’ARS (2023), 60 % des déserts médicaux régionaux se situent dans les zones alpines et l’arrière-pays varois, où le temps d’accès à un médecin dépasse régulièrement 45 minutes.

Les nouveaux déserts : au cœur des villes

Les grandes villes PACA affichent des densités globales flatteuses (Nice 540, Marseille 520, Toulon 430). Mais en termes de libéraux :

  • Marseille : 180
  • Toulon : 172
  • Nice : 190

Et dans certains quartiers sensibles, la densité chute sous 120 médecins libéraux pour 100 000 habitants, comme aux Quatre-Cents à Marseille (112), dans les cités nord-est de Toulon (115) ou à l’Ariane à Nice (118) : moins qu’à Brignoles, petite commune rurale du Var (155).

La raison majeure ? L’insécurité.
Entre 2021 et 2023, 127 agressions de médecins libéraux ont été recensées par le CNOM, dont 73 % en zone urbaine, touchant majoritairement des femmes (61 %). Or celles-ci représentent désormais 52 % des médecins en activité et 60 % des jeunes diplômés (DREES 2024). 68 % des femmes médecins de moins de 35 ans refusent l’exercice isolé en zone sensible.

Résultat : les cabinets ferment, les urgences se saturent. À l’hôpital de La Timone (Marseille), 42 % des admissions relèvent de pathologies non urgentes, contre 28 % en moyenne nationale. À Nice-Saint-Roch, la surcharge grimpe à +30 % l’été, et jusqu’à 60 % de consultations qui auraient dû relever du secteur libéral. Cette mauvaise orientation génère selon l’Observatoire régional de la santé une surmortalité évitable estimée à 5 % dans les zones sous-dotées.

Conclusion : un indicateur à manier avec prudence

La densité médicale nationale masque des écarts profonds entre territoires, avec des déserts médicaux ruraux mais aussi urbains, souvent aggravés par l’insécurité. Pour inverser la tendance, un changement d’échelle est nécessaire : un choc d’autorité et d’attractivité permettant d’assurer la sécurité des praticiens, de favoriser l’installation en zone sensible et de renforcer les alternatives (maisons de santé, télémédecine, incitations fiscales, assistanat médical).

À défaut, la fracture sanitaire risque de se creuser et les populations les plus fragiles continueront à subir la pénurie médicale.

 

Références : DREES 2024 ; CNOM Atlas 2023 ; ARS PACA 2023 ; Insee 2023.

Augmentation de la consommation de drogues

By Santé, Sécurité/Justice

L’augmentation de la consommation de drogues

Dans un communiqué, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) mentionne que la « cocaïne est le marché des drogues illicites qui connaît la plus forte croissance au monde ».

En 2023, 6% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans avait consommé de la drogue, contre 5,2% en 2013. Le cannabis est la drogue la plus consommée.


A l’échelle internationale

La superficie de cultures illicites a augmenté en Colombie de 34% en un an, les saisies ont augmenté de 68% sur la période 2019-2023, le nombre d’usagers est passé de 17 à 25 millions en dix ans

  • Augmentation de la superficie des cultures illicites de 34% (en un an)
  • Augmentation de la production en 2023 : 3.708 tonnes, soit près de 34% de plus qu’en 2022
  • Augmentation de 68% des saisies sur 2019-2023
    • Saisies de cocaïne : 2.275 tonnes, soit une augmentation de 68% par rapport à 2019-2023
  • Augmentation du nombre d’usagers de 17 à 25 millions, de 2013 à 2023

Le trafic s’étend à l’Europe occidentale avec des “centaines de milliards brassés chaque année”.

A l’échelle européenne 

Selon les données de l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA)

  • En 2023, 7.500 personnes décédées à cause de la drogue
    • Parmi 1 million de décès de personnes âgées de 15 à 64 ans, 24.7 seraient liées à l’usage de drogues
  • Saisie de Cocaïne (2023) :  419 tonnes
  • Production de stimulants en Europe : amphétamines, MDMA, cathinones
  • Achats simplifiés par les réseaux sociaux et les plateformes en ligne de drogue et / ou de produits chimiques permettant leur fabrication
    • En 2024 : 47 nouvelles substances psychoactives recensées (Europol et EUDA via Early Warning System)

A l’échelle française

Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), le cannabis est la substance la plus consommée parmi les 11-75 ans.

  • 21 millions de personnes l’ont déjà expérimenté (29,9% des jeunes de 17 ans en 2022) 
  • 1,4 million d’usagers en consomment régulièrement (au moins 10 fois au cours du mois) 
  • 900 000 usagers en consomment quotidiennement

Toutefois, le tabac et l’alcool – substances licites – demeurent les produits les plus consommés en France.

Principales substances consommées en Europe

  • Cannabis : environ 1,5% des adultes (4,3 millions) en consomment chaque jour ou presque
    • Le cannabis de synthèse plus concentré en THC fait peser de nouveaux risques sur la santé publique
  • Cocaïne : 2e drogue la plus consommée des 15-34 ans avec 2,7 millions de consommateurs
    • Mélangée à des opioïdes ou de l’alcool : responsable d’un quart des décès par overdose en 2023
  • Crack : extrêmement addictif et de plus en plus consommé
  • Kétamine : à surveiller ; pourrait devenir la drogue principale de beaucoup de consommateurs dans le cadre d’une polyconsommation (en croissance également)
  • Trafic de faux médicaments à base d’opioïdes : en forte hausse
  • Héroïne : recul depuis une 10n d’années

L’EUDA entend faciliter la coopération avec les États membres pour notamment mettre en place un “système d’évaluation des menaces pour la santé et la sécurité”.

Principales substances consommées en France

  • 14,6% des adultes ont expérimenté d’autres drogues que le cannabis en 2023 : cocaïne, ecstasy/MDMA, champignons hallucinogènes, LSD, amphétamines, héroïne, crack 
    • 2014 : 9,1%
  • La cocaïne est le deuxième produit illicite le plus consommé
    • 9,4% d’expérimentateurs parmi les adultes (2023)
    • 1,1 million d’usagers de 11 à 75 ans dans l’année
    • Entre 2011 et 2023, le coût du gramme de cocaïne est passé de 60 à 66 euros 

Ecstasy (MDMA) : 8,2% d’expérimentateurs parmi les adultes

 

 

Violences à l’hôpital

By Santé, Sécurité/Justice

Violences à l’hôpital

Le 9 avril, un brancardier a été violemment agressé au centre hospitalier de Challans (Vendée). L’agresseur, un patient de 35 ans, l’a insulté et frappé à plusieurs reprises, lui causant des blessures au visage et au thorax. Cet acte n’est pas anecdotique.


Chiffres clés [1]

  • + 23% de violences envers les médecins en 2022.
  • 2/3 des infirmiers ont été victimes de violences [2].
  • 32% des victimes de violences physiques ont porté plainte en 2021.
  • 20% des victimes de violences verbales ont porté plainte en 2021.

En 2022, le nombre de violences envers les médecins a augmenté de 23% et deux tiers des infirmiers ont été victimes d’agressions.

Conséquences

  • Traumatisme psychologique pour les
  • Départ de certains professionnels de la santé.
  • Détérioration de la qualité des

Proposition de loi en cours

La violence à l’égard des professionnels de santé est devenue un problème majeur. Une proposition de loi a été adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale en mars 2024. Son objectif est de dissuader les agressions et de faciliter les démarches pour les victimes.

Cette proposition de loi renforce d’abord les sanctions. Les peines encourues pour les violences commises contre les personnels soignants et non-soignants seront plus sévères, que ce soit à l’hôpital, en clinique, dans un cabinet médical ou encore en pharmacie. Le vol de matériel médical sera également puni plus lourdement. Un nouveau délit d’outrage spécifique aux professionnels de santé sera créé.

Les professionnels de santé victimes de violences pourront désormais être soutenus par leur employeur. Ce dernier aura la possibilité de porter plainte à la place de la victime (avec leur accord). Les personnes agressées pourront déclarer l’adresse de leur ordre professionnel comme domicile au moment du dépôt de plainte, pour éviter de renseigner une adresse personnelle.4

 


Sources

[1] Observatoire de la sécurité des médecins, dans le Le Parisien, 10 avril 2024

 

[2] Libération, 25 mai 2023

 

[3] Vie publique, 15 mars 2024