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Olivier Debeney

Thibault de Montbrial

Les policiers tombent dans des pièges plusieurs fois par semaine

By Ils en parlent !

INTERVIEW – Aujourd’hui, l’hypothèse de la mort d’un policier dans un guet-apens est parfaitement intégrée dans les scénarios auxquels se préparent les forces de l’ordre.

Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, est le président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure.

LE FIGARO. – Le 24 octobre, à Mantes-la-Jolie, des policiers ont été attaqués par des dizaines de jeunes. Comment se fait-il qu’aucun n’ait été interpellé?

Thibault DE MONTBRIAL. – L’absence d’interpellation est liée à la difficulté tactique d’intervention sur le terrain. Lors de ces guets-apens, qui se multiplient, les assaillants attirent les forces de l’ordre sur un terrain qu’ils connaissent parfaitement et où les possibilités de manœuvre pour les policiers sont très réduites. Les agresseurs ont en outre le visage masqué et portent bonnets, capuches ou cagoules, ce qui complique leur identification, à moins que les enquêteurs ne parviennent à recueillir des objets sur lesquels ils auraient laissé des traces d’ADN.

«Tuez-les!» peut-on entendre distinctement dans la vidéo de l’affrontement… Ces heurts sont-ils de plus en plus violents?

Le phénomène n’est pas nouveau, mais…

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Vignette actu CRSI sécurité intérieure

L’Opinion : Terrorisme: l’angoissante menace «blue on blue»

By Ils en parlent !

Dans la police et le renseignement, l’attaque de jeudi est vécue comme un « séisme »

« Heureusement que les terroristes ne sont pas bons… » Sous le choc, un haut cadre de la Police tente de se rassurer. Car cet « agent d’exécution », comme dit le préfet de police Didier Lallement, avait accès à tous les ordinateurs d’un service de renseignement, chargé qu’il était de leur maintenance informatique.

« Il aurait pu tout savoir sur les enquêtes, les signalements, les informateurs. S’il avait des chefs compétents au sein d’un réseau, ils lui auraient sans doute demandé d’aller à la messe pour ne pas éveiller les soupçons ! »…

Vignette actu CRSI sécurité intérieure

Le Télégramme : Terrorisme jihadiste. Face à la menace de « convertis »

By Ils en parlent !

Du Levant à nos banlieues islamisées et nos prisons, la menace du terrorisme jihadiste reste la priorité numéro un des services de renseignements. Depuis 2017, ils ciblent en particulier les profils « endogènes », ces « convertis » susceptibles de basculer.

Quatre policiers tués à l’arme blanche et deux autres blessés, dont un très grave. Vingt-quatre heures après le terrible geste commis par un policier à l’encontre de ses collègues dans le saint des saints, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (PP), le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire. L’hypothèse du coup de folie passe au second plan pour retenir celle du terrorisme islamiste. Le mode opératoire avait déjà fait pencher les experts : le couteau indétectable introduit subrepticement à la « PP », le nombre de victimes, le profil de l’auteur, un « converti ». Des indices recueillis après le drame ont fait basculer l’enquête. Le meurtrier a échangé des SMS suspects avec sa femme, désormais considérée comme complice, ses liens avec la mouvance salafiste de sa ville de Gonesse, dans le Val-d’Oise…

Un attentat « réussi » est toujours un échec pour les professionnels de la lutte antiterroriste. Mais cette fois, le coup est terrible. L’homme qui a semé la mort est un policier. Qui plus est, il était employé par le service chargé, en particulier, de surveiller les profils radicalisés à Paris…

« Beaucoup de prudence »

Cette nouvelle affaire illustre le type de menaces que craignent aujourd’hui les services de renseignement, dont la priorité numéro un demeure la lutte antiterroriste. Ses responsables le confirmaient quelques jours avant le drame de jeudi, au colloque de rentrée du Centre de recherche sur la sécurité intérieure (CSRI), à Paris. Coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme à l’Élysée, Pierre de Bousquet de Florian expliquait : « Les services n’ont jamais dit que la menace disparaîtrait avec la défaite de Daesh ou qu’il y aurait moins d’attentats. Ils font preuve d’une extrême modestie et de beaucoup de prudence. L’année 2019 n’est pas terminée ». Il ajoutait : « Le phénomène nouveau depuis 2017, c’est le grand nombre de convertis qui apparaissent dans nos radars, et parmi eux, l’extraordinaire proportion de femmes ».

Désormais, chaque attentat ou tentative déjouée fait l’objet d’un « retex » (retour d’expérience) entre les acteurs. L’objectif est de comprendre et détecter le moment où s’est joué le passage à l’acte, d’analyser les signaux de cette bascule. Souvent, chez ce type de profil, tout s’emmêle : le déséquilibre psychologique ou la fragilité physique, un choc sentimental, la perte d’un emploi, de mauvaises fréquentations à la mosquée ou sur internet. Un véritable challenge, l’une des clés de la lutte contre le terrorisme jihadiste « endogène ».

11 000 personnes surveillées très activement

Sur le territoire national, « les facteurs de risque perdurent », confirmait de son côté le préfet Pascal Bolot, directeur de la protection et de la sécurité de l’État au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Quelque 20 000 individus sont inscrits au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) qui cible la radicalisation religieuse. Plus de la moitié, 11 000, fait l’objet d’une surveillance très active. Les plus dangereux sont les « frustrés du jihadisme ». Les autorités ont contrecarré près de 800 projets de départ depuis 2014. D’autre part, nos prisons recèlent un demi-millier de détenus pour des affaires de terrorisme et un millier de « droits communs » radicalisés ou en passe de l’être… Une proportion est libérable ou va l’être dans les prochains mois. Heureusement, ces derniers ne pourront plus disparaître dans la nature comme c’était le cas il y a peu de temps encore. L’administration judiciaire prévient désormais systématiquement les services. « Nous avons beaucoup progressé en matière de fluidité de l’information et nous avons des moyens supplémentaires », souligne Pierre de Bousquet de Florian.

Au Levant, enfin, Daesh est affaibli mais poursuit sa propagande par écrans interposés. Ses combattants ne sont pas tous neutralisés. Quelques dizaines ont rejoint des cellules en Asie du Sud-Est, en Afghanistan et au Sahel – un motif d’inquiétude supplémentaire pour nos soldats de l’opération Barkhane. La majorité des survivants se cache toujours dans la zone, dont 700 ressortissants français considérés comme dangereux. Le gros des retours vers l’Hexagone a eu lieu en 2014 et 2015. En 2017, une vingtaine a été repérée et traitée. Mais le flux pourrait reprendre.

L’Opinion : Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la «subversion violente»

By Ils en parlent !

Photo : Jacqueline Macou / Pixabay

Alors qu’un Livre blanc sur la sécurité intérieure est en chantier, les forces de l’ordre révisent leur doctrine opérationnelle face aux violences de plus en plus fréquentes dans les manifestations.

Lors de son discours de politique générale, le 12 juin, le Premier ministre Edouard Philippe annonçait que « le ministre de l’Intérieur et le Secrétaire d’Etat engageront dès cet été la rédaction d’un livre blanc sur la sécurité intérieure ainsi que d’une future loi de programmation. » Le 26 septembre, le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, un organisme indépendant, organisait une conférence sur le thème de « l’état des menaces » en présence du secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez.

A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la sécurité intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ? Une récente réunion du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI), animée par l’avocat Thibault de Montbrial, a permis d’aborder quelques réponses autour de plusieurs concepts. Et notamment celui de « subversion violente. »…

Vignette actu CRSI sécurité intérieure

Le Figaro : La France est toujours exposée au danger terroriste

By Ils en parlent !

Laurent Nuñez et de hauts responsables de la sécurité se sont réunis pour évoquer l’état alarmant de la menace.

Une menace terroriste toujours présente et une préoccupation devant la flambée des «subversions violentes»… Tels sont deux des constats dressés jeudi lors de la conférence de rentrée du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure fondé en 2015 par l’avocat Thibault de Montbrial. Un panel impressionnant (le secrétaire d’État Laurent Nuñez, le coordinateur national du Renseignement et de la lutte antiterroriste, Pierre de Bousquet de Florian, l’inspectrice générale de la police nationale, Brigitte Julien ou encore le général Didier Quenelle, de la très discrète Direction du renseignement et de la sécurité de la défense) était réuni pour traiter du thème: «Sécurité intérieure: état des menaces et perspectives».

Concernant la menace terroriste islamiste, Laurent Nuñez, qui a plus généralement insisté sur le lancement de la réflexion sur le futur «livre blanc de la sécurité intérieure», a souligné qu’après les revers de l’État islamique, on observait une certaine dispersion, encore …