Centre de Réflexion
sur la Sécurité Intérieure
10 rue Cimarosa – 75116 PARIS
Mort de Quentin Deranque : l’enseignement supérieur sous l’influence de l’islamisme et de ses chiens de garde
– par Florence Bergeaud-Blackler
La mort de Quentin Deranque, étudiant en mathématiques de 23 ans, lynché aux abords de l’IEP de Lyon le 12 février dernier, a provoqué une onde de choc. Engagé, ce jeune homme n’était pourtant pas un extrémiste. Même si la presse a présenté sa mort comme le résultat d’une rixe entre fas et anti-fas, l’enquête montre que le jeune étudiant était venu soutenir le collectif Némésis qui avait, encore la veille, été agressé par des anti-fas. L’association emmenée par Alice Cordier, était venu manifester pacifiquement contre la tenue d’une conférence de Rima Hassan, députée européenne LFI et militante pro-Hamas, reçue dans un grand amphi de Sciences Po Lyon. Quentin et une poignée de ses camarades ont été attaqués par un groupe de militants « anti-fas » liés à l’extrême gauche. Il n’y a pas survécu.
Cette violence n’est pas apparue du jour au lendemain. Elle est le produit d’une dégradation ancienne, profonde, qui touche le cœur même de l’université et de l’enseignement supérieur.
Intervention Thibault de Montbrial au Crif
L’événement s’est ouvert par une introduction de Nathalie Cohen-Beizermann, présidente de la commission des études politiques, suivie d’une prise de parole libre de Thibault de Montbrial, avant un temps d’échanges avec la salle.
Cette rencontre a réuni environ 50 participants, parmi lesquels des représentants des instances de gouvernance du Crif, des membres de l’Assemblée générale investis dans le tissu associatif du monde juif ainsi que les membres du groupe de hauts fonctionnaires, afin d’échanger sur différents enjeux qui traversent notre société, tels que la lutte contre l’antisémitisme, le séparatisme religieux, les atteintes à la laïcité et aux principes républicains ou encore les élections municipales.
Étude des chiffres des actes antireligieux en France sur la période 2023 – 2025
En 2025, près de 2 500 actes antireligieux ont été recensés sur le territoire national, un niveau globalement stable par rapport à 2024. Ces actes concernent principalement trois religions : le judaïsme, le christianisme et l’islam.
Évolution par religion
| Catégorie | 2023 | 2024 | 2025 | Var. 23→24 | Var. 24→25 |
| Antisémites | 1 676 | 1 571 | 1 320 | –6,3 % | –16,0 % |
| Antichrétiens | 985 | 773 | 843 | –21,5 % | +9,1 % |
| Antimusulmans | 242 | 173 | 326 | –28,5 % | +88,4 % |
Points clés :
- Les actes antisémites restent historiquement élevés, représentant 53 % des actes en 2025, malgré un recul de 16 % par rapport à 2024.
- Les actes antichrétiens, majoritairement des atteintes aux biens (87 %), représentent 34 % du total et ont augmenté de 9 % en 2025.
- Les actes antimusulmans, en majorité agressions physiques, verbales ou haine en ligne (64 %), ont fortement augmenté (+88 %) en 2025.
Mesures de prévention et de protection
Le ministère de l’Intérieur poursuit une politique active de lutte contre les actes antireligieux :
- Sécurisation des lieux de culte : rondes, patrouilles, points fixes, renforcement lors des fêtes religieuses.
- Sensibilisation des responsables religieux aux enjeux de sécurité (plus de 220 sessions depuis mars 2025).
- Soutien financier à la protection des sites cultuels : près de 48 millions d’euros investis depuis 2015 pour installer vidéosurveillance, verrous et portes blindées.
- Recours aux mesures de police administrative : dissolutions d’associations, gels d’avoirs et signalements judiciaires.
Perspectives
Le gouvernement, avec le ministère de l’Intérieur, organise prochainement des Assises nationales et territoriales pour renforcer la prévention et la répression des actes antireligieux, mobiliser tous les acteurs concernés et identifier de nouvelles pistes d’action.
Thibault de Montbrial était l’invité de Laurence Ferrari sur Punchline
Appelé à commenter l’actualité du 12 février 2026, Thibault de Montbrial a donné son avis sur l’annonce de candidature à la présidentielle de Bruno Retailleau et son intention de donner l’opportunité aux français de s’exprimer par référendum sur la question migratoire.





