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Olivier Debeney

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21NEWS : « La Belgique qualifie la menace frériste d’extrémiste et prioritaire, mais en minimise systématiquement la portée dans son analyse »

By Ils en parlent !

Le CERIF (Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme), sous la plume de Florence Bergeaud-Blackler, critique le rapport déclassifié du Comité R/I sur les Frères musulmans en Belgique.

Selon l’auteure, les services belges qualifient bien une menace extrémiste, mais l’appareil institutionnel belge s’avèrerait incapable de la penser, de la mesurer et surtout d’en tirer des conséquences.

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Boualem Sansal dans France 3 Grand Est

VA+ : « Je suis un otage libéré »

By Ils en parlent !
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CERIF : « Il y a de nombreuses fractures en France, pas seulement économiques »

By Ils en parlent !

Florence Bergeaud-Blackler reçoit Thibault de Montbrial pour un échange consacré aux enjeux vitaux de la France contemporaine

Quel rôle doit réellement jouer l’autorité dans la préservation de notre cohésion nationale ? Pourquoi le sentiment d’abandon des territoires reste-t-il une faille majeure dans l’analyse de notre sécurité intérieure ? Et comment les institutions peuvent-elles répondre concrètement à la montée des menaces islamistes ? À partir de son parcours, de l’infanterie de Marine au barreau, il revient sur la place centrale de la justice et des forces de l’ordre face au déni politique. Ils analysent également les limites de l’État de droit face aux stratégies de radicalisation, proposent une réflexion sur le nécessaire « choc d’autorité », et interrogent les implications sociétales d’un risque réputationnel qui paralyse trop souvent l’action publique.

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LinkedIn, terrain de jeu de nombreux services de renseignement

By Numérique, Défense et géopolitique

– par Maëlys Gery, membre du CRSI

L’utilisation des réseaux sociaux grand public, et particulièrement de LinkedIn, par les services de renseignement étrangers (notamment chinois) marque un tournant dans les méthodes d’ingérence. Ce qui était autrefois un espace de réseautage professionnel « ennuyeux » est devenu un vivier stratégique pour le recrutement d’agents et le vol de données.

LA VULNÉRABILITÉ STRUCTURELLE DES RÉSEAUX PROFESSIONNELS

LinkedIn offre une transparence paradoxalement dangereuse pour les organisations sensibles :

  • Cartographie en temps réel : La précision des profils permet aux services étrangers de reconstituer l’organigramme complet d’une administration ou d’une entreprise stratégique.
  •  Ciblage psychologique : Les agents repèrent facilement les profils vulnérables, tels que les employés en quête de reconnaissance, les fonctionnaires frustrés par leur carrière ou les individus ayant des besoins financiers.
  • L’usurpation d’identité : l’usage de « faux profils » de hauts dirigeants permet d’approcher des homologues en message privé pour extraire des informations confidentielles sous couvert de confraternité.

 LE MODE OPÉRATOIRE DE L’APPROCHE VIRTUELLE AU RECRUTEMENT RÉEL

Le renseignement chinois a mis au point un processus de recrutement par étapes, particulièrement visible en République tchèque (rapport du BIS) et aux États-Unis :

  • Couverture professionnelle : Création de profils de « chasseurs de têtes » ou de « cabinets de conseil » basés à Singapour ou Hong Kong.
  • L’appât académique et financier : Des universitaires sont sollicités pour rédiger des rapports rémunérés. Ce qui semble être une mission légitime sert de « test » avant d’exiger des informations non publiques.
  •  La phase de « consolidation » : Les cibles sont invitées en Chine lors de voyages tous frais payés. Ces séjours visent à créer un lien de dépendance et un sentiment d’engagement envers les intérêts chinois.

UNE MENACE GLOBALE ET D’ENVERGURE ( ÉTATS-UNIS,FRANCE,EUROPE)

Le phénomène n’est plus marginal mais constitue une opération systémique :

  • En France : Une note commune de la DGSI et de la DGSE révèle que plus de 4 000 cadres de grandes entreprises françaises ont été ciblés.
  • Aux États-Unis : Des cas de corruption de fonctionnaires via LinkedIn ont été confirmés par le contre-espionnage et documentés par des enquêtes de presse (CNBC).
  • Objectif géopolitique : Au-delà du simple vol de propriété intellectuelle, ces manœuvres visent à asseoir la Chine comme première puissance économique mondiale et à affaiblir l’influence des pays du G7.

LE FOCUS NATIONAL: LA FRANCE FACE À L’INGÉRENCE NUMÉRIQUE 

L’alerte lancée par les services français souligne que l’Hexagone est une cible prioritaire, notamment en raison de son excellence dans les secteurs de la défense, de l’aérospatiale, de l’énergie et du luxe.

SECTEURS ET PROFILS PARTICULIÈREMENT VISÉS EN FRANCE

  • Les hauts fonctionnaires et contractuels : possédant des clés de compréhension sur les politiques publiques ou les régulations à venir.
  •  Les cadres de la « Base Industrielle et Technologique de Défense » (BITD) : Détenteurs de secrets technologiques et de propriété intellectuelle.
  • Les jeunes diplômés de grandes écoles : ciblés dès le début de leur carrière pour leur potentiel futur (stratégie du « pari sur l’avenir »).

LES PRÉCONISATIONS DE LA DGSI POUR LES COLLABORATEURS

Pour contrer cette « opération d’envergure », les services de renseignement français diffusent des conseils de vigilance spécifiques :

  • Vérification de l’identité numérique : se méfier des profils trop parfaits ou « trop beaux pour être vrais » (photos générées par IA, parcours académique prestigieux mais sans recommandations réelles).
  • Vérifier si le recruteur appartient réellement à l’entreprise citée via un canal tiers (site officiel, standard téléphonique).
  • La règle de la « discrétion numérique » : éviter de mentionner sur son profil des détails trop précis sur des projets classifiés ou des technologies sensibles.
  • Limiter la visibilité de son réseau : les agents étrangers utilisent votre liste de contacts pour identifier qui travaille avec qui (cartographie de l’influence).

Détection du « signal d’alerte » (Red Flag) : toute proposition de rémunération excessive pour une note de synthèse ou une simple « consultation » doit être considérée comme suspecte et toute invitation à poursuivre la conversation sur des messageries cryptées (WhatsApp, WeChat, Signal) dès le premier contact est un marqueur fort de la méthode chinoise.

romans sur isère

Conférence à Romans-sur-Isère

By Dernièrement

Conférence du CRSI à Romans-sur-Isère : les enjeux de sécurité pour la France

Le mardi 31 mars 2026, Thibault de Montbrial, président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure (CRSI), était invité à intervenir à Romans-sur-Isère pour une conférence consacrée aux enjeux de sécurité auxquels la France est aujourd’hui confrontée.

Organisée à la salle Jean Vilar par l’ANM-ONM et les équipes de Fabienne Viallet Degand, vice-présidente chargée de la section de la Drôme de l’association régionale Région lyonnaise des auditeurs de l’IHEDN, la rencontre a réuni près de 150 participants venus assister à cette conférence intitulée : « Sécurité : quels enjeux pour la France ? ».

Une mobilisation locale autour des questions de sécurité

La soirée s’est ouverte par un mot d’accueil de Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, qui a tenu à rappeler l’importance de ces échanges publics autour des questions de sécurité et de cohésion nationale.

David Yendt, président de l’association régionale, a ensuite prononcé un mot introductif, soulignant l’intérêt de ces rencontres pour nourrir la réflexion collective sur les défis contemporains auxquels la France est confrontée.

Une analyse des fragilités sécuritaires actuelles

Lors de son intervention, Thibault de Montbrial a proposé une analyse des grandes évolutions du contexte sécuritaire français, en revenant notamment sur les dynamiques de violence, les fragilités institutionnelles et les défis posés à l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes.

La conférence a également permis d’aborder les transformations profondes que connaît la société française et leurs implications pour la sécurité intérieure.

Des échanges nourris avec le public

La conférence s’est conclue par un temps d’échange avec les participants, permettant de prolonger la réflexion et d’aborder de nombreuses questions soulevées par l’actualité sécuritaire.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des déplacements réguliers du CRSI en région, qui visent à favoriser le débat public et à diffuser plus largement les travaux du Centre sur les enjeux de sécurité.

31 mars (2)

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ : « Les villes moyennes subissent les « queues de comètes » du crime organisé »

By Ils en parlent !

Thibault de Montbrial, le 31 mars à Romans-sur-Isère

À l’invitation des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN) et du Centre de réflexion sur la Sécurité Intérieure (CRSI) qu’il préside, l’avocat pénaliste Thibault de Montbrial sera à Romans-sur-Isère ce mardi 31 mars pour une conférence sur la sécurité intérieure en France en 2026. Entretien.

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Plaidoirie_Rurale

Plaidoirie rurale

By Economie, NASA

– par H., adhérente CRSI.

 

Aviez-vous déjà imaginé que le modèle agricole fût au cœur de notre sécurité intérieure ?

Le monde rural se porte mal, comme le reste me direz-vous…

L’épisode de Noël dernier lié à la dermatose nodulaire contagieuse des bovins, ou DNC, fut une injection de rappel à un constat établi depuis longtemps. Oublions-nous que nous « fêtons » les trente ans de la crise dite de la vache folle qui fut certainement une des plus grandes crises agricoles et agroalimentaires de notre époque ? Au plan mondial, la France est « médaille d’argent » pour le nombre de cas humains décédés du vMJC*, bel exploit…

Nous demandons à ceux qui nous nourrissent encore, mais pour combien de temps, de produire de meilleure qualité, avec un coût minimum, en utilisant le moins possible d’intrants.

Autour d’eux, un pont entre l’Etat et les éleveurs : les vétérinaires. Ils furent eux aussi, et malgré eux, au centre de cette récente crise dite de la DNC, mais cette fois-ci beaucoup plus violemment que lors des précédentes. Coiffés de leur casquette sanitaire, qu’ils ne peuvent discuter sans perdre une très grande partie de leur activité, les vétérinaires ruraux ont à la fois euthanasié des milliers de bovins et vacciné presque deux millions d’autres, le tout en quelques semaines.

Etre étonnée d’apprendre que ces délégués de mission étatique ne sont pas encore rétribués, à l’heure où j’écris ces lignes, est un euphémisme (1). Le 19 février dernier, la ministre de l’Agriculture avait sur son bureau une lettre signée d’organisations vétérinaires expliquant les conséquences du règlement trop tardif de ces missions jugées pourtant urgentes. L’Etat, lui, ne donne pas souvent de délai pour le paiement des charges sociales.

Circuit dysfonctionnel

Au-delà des difficultés financières qu’ont pu rencontrer ces praticiens, le retard de paiement semble un déni de reconnaissance de leur mission sanitaire accomplie en temps et en heure, mais aussi un déni de connaissance des entreprises du monde rural dont l’équilibre économique reste fragile. Oublions-nous que les cliniques vétérinaires sont garantes d’un pan entier de notre sécurité sanitaire ?

Il est vrai que cette vaccination, utile pour protéger les bovins d’une maladie jusqu’ici inconnue en Métropole, a coûté cher à la collectivité, déjà fauchée, et aux exportations de bovins, du fait de règles sanitaires européennes, fragilisant là-aussi des élevages pris entre deux feux (2). L’Europe a vu la réalité de ses anciennes frontières se reconstituer instantanément…

Peut-être y aurait-il eu moins de réticences de la part des éleveurs français si tous leurs jeunes bovins étaient encore engraissés, encore abattus et encore consommés en France ?  Notre pays est, en effet, le principal exportateur de broutards pour l’UE, les animaux naissent en France, mais sont engraissés, abattus et consommés principalement en Italie (3). Ce circuit est-il cohérent avec le bien-être animal, avec la nécessaire parcimonie énergétique demandée systématiquement par ailleurs, avec la préservation d’emplois nationaux ? La France pourrait être presque autosuffisante en viande bovine si elle n’exportait pas. Conséquence : elle en importe ! Et le quota de bœuf australien vient d’être multiplié par dix pour la décennie à venir… Ces animaux, s’ils sont nourris à l’herbe, seront même exemptés de droits de douane ! (4)

Des vaches, des passoires, des frontières

Quand on voit la paperasserie qui concerne nos terres en jachère (5), cherchons l’erreur ! Alors qu’un pâturage bien conduit participe à la diminution des traitements herbicides, à une diminution de production de gaz à effets de serre et économise de l’énergie, le tout en favorisant la biodiversité (6, 7). Le bon sens près de chez vous n’est plus à l’ordre du jour.

Sont-ce ces allées et venues de bovins qui sont à l’origine de la crise dite de la DNC ? Le bovin contaminé et importé en France n’a toujours pas été précisément identifié (8). Il vient d’Italie… Nos frontières sont des passoires aussi bien pour les migrants africains que pour les vaches transalpines. 

Lente dérive rurale qui s’ajoute à la montée du chaos urbain. La mauvaise orientation des choix de production aurait pu faire basculer une région entière dans une quasi révolte lors de cette crise sanitaire. Tout semblerait à revoir et rien ne devrait être juste effleuré lors d’une crise. Pour la première fois depuis cinquante ans, le France enregistre en 2025 un déficit commercial des productions agricoles et alimentaires (9). Causes à effets ?

Sans identification complète de tous les risques encourus, sans réelles politiques adaptées pour y faire face, l’histoire se répètera inévitablement car la mondialisation, et surtout celle de produits vivants, animaux ou végétaux, concourt forcément à la dissémination d’agents pathogènes (10). Le prochain visiteur sera peut-être zoonotique…

Ainsi notre modèle agricole, notre commerce de produits alimentaires ont tout à voir avec notre sécurité intérieure.

Les différentes crises concernant la viande l’ont montré. Cependant, les microbes ne sont pas responsables de tout. Nos réactions face à eux importent tellement plus. Pensons-y vraiment !

 

« La peur est capable de tout, et elle tue sans pitié. »**

« Sans pitié » serait, si vous le souhaitez, mon prochain sujet qui lie bien-être animal et sécurité intérieure.

*  vMJC = nouvelle forme variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Pour en savoir plus : https://www.depecheveterinaire.com/maladie-de-la-vache-folle-il-y-a-trente-ans-chronique-de-plusieurs-crises-sanitaires_679C50863E6FAC6D.html

** Le Hussard sur le toit, Jean Giono.

 

SOURCES :

(1) https://www.depecheveterinaire.com/missions-sanitaires-les-representants-veterinaires-alertent-sur-les-delais-de-paiement-excessifs-prejudiciables-a-un-engagement-durable_679A52863E6FAC6D.html

(2) https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situation – section-4

(3)https://www.franceagrimer.fr/sites/default/files/rdd/documents/20240110_FICHE_FILIERE_BOVINE_2024_2.pdf

(4) https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-australie-et-l-union-europeenne-signent-un-vaste-accord-de-libre-echange-20260324

(5) https://www.allier.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Agriculture-foret-et-developpement-rural/PAC-Politique-Agricole-Commune/PAC-2025/Les-regles-relatives-aux-jacheres

(6) https://vienne.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/250_chambre_dagriculture_de_la_vienne/Documents/Ameliorer_sa_technique_et_innover/Productions_animales/Bovin_viande/Augmenter_le_paturage_CA_79.pdf

(7) https://www.agrireseau.net/documents/Document_117895.pdf

(8) vidéo de la chaine du Sénat https://www.youtube.com/watch?v=3NcC4fsLykw

(9) https://www.insee.fr/fr/statistiques/8684397?sommaire=8684437

(10) https://www.depecheveterinaire.com/premiers-cas-de-fco-et-de-maladie-de-schmallenberg-aux-pays-bas-en-2006-des-culicoides-transportes-avec-des-fleurs_679850823A6BA869.html

 

LE POINT : « L’Iran se dirige vers une défaite non seulement militaire, mais aussi politique »

By Ils en parlent !

L’Iran a, sans grande surprise, rejeté le plan de paix en 15 points proposé par Donald Trump. Pour « Le Point », le géopolitologue Frédéric Encel analyse les enjeux et conséquences de ce refus.

Téhéran a tranché : la paix au Moyen-Orient n’aura pas lieu. Du moins, pas selon les termes de Donald Trump. Plus tôt dans la journée, le président des États-Unis a proposé au régime iranien un accord en quinze points par l’intermédiaire du Pakistan. Un tiers de ce « deal » concernait le programme nucléaire du régime des Mollahs, exigeant notamment le renoncement à toute ambition militaire nucléaire – soit le démantèlement d’infrastructures sensibles et la remise aux États-Unis de l’ensemble des stocks d’uranium enrichi.