Le 6 juin 2025, Fondapol a publié une étude sur l’immigration afghane en France, retraçant les données statistiques des demandeurs d’asile, de leur taux d’insertion et du taux de délinquance.
Depuis 2015, le nombre de demandeurs d’asile ne fait qu’augmenter en Europe. Les Afghans empruntent une nouvelle route vers l’Union Européenne passant par la Serbie (ce qui facilite l’accès).
Les pays du Nord de l’Europe choisissent une politique de fermeture des frontières, déplaçant le mouvement des réfugiés afghans vers l’Europe occidentale.
Il y a encore quelques années, les afghans se dirigeaient vers le Royaume-Uni et ne faisaient que transiter en France.
La Cour des comptes a publié en février 2025, un rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques début 2025.
Selon l’INSEE, le déficit public mesure la différence entre l’ensemble des dépenses courantes, dépenses d’investissement non financier et transferts en capital qu’elles effectuent, d’une part, et l’ensemble de leurs ressources non financières.
Le projet de loi de finances (PLF) présente l’ensemble des dépenses et recettes pour l’année suivante. Il détermine ainsi le budget, c’est-à-dire la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges selon un équilibre économique et financier déterminé.
L’année 2024 est caractérisée par un faible montant de recettes, prolongeant et aggravant la situation déjà préoccupante en 2023.
La Cour des comptes souligne que la croissance économique est restée positive et qu’aucune récession ne semble être de mise.
Plusieurs facteurs sont cependant à prendre en compte dans l’aggravation du déficit :
La Cour des comptes alerte sur le fait que les dépenses de l’État montrent une modération avec une quasi stabilité en valeur par rapport à 2024. Le risque est que la charge de la dette ne fasse qu’augmenter revenant ainsi en 2029 à 3,2% du PIB (107 Md €) et à 3,5% en 2031 (124 Md €) devenant ainsi le premier budget de l’État.
La Cour des comptes préconise le maintien des engagements pour 2025 afin de maintenir les ajustements prévus dans la durée.
A un niveau mondial, les prévisions de croissance mondiale ont été revues à la baisse en raison de l’application de droits de douane qui atteignent des niveaux inédits et du haut niveau d’incertitude du moment.
Le Fonds monétaire international alerte sur le fait que l’intensification d’une guerre commerciale et l’accentuation de l’incertitude pourraient peser davantage sur les perspectives de croissance à court et à long termes. Il préconise ainsi que les pays oeuvrent de manière constructive pour promouvoir un environnement commercial stable et prévisible et pour faciliter la coopération internationale.
Le rapport d’information n° 1162 de l’Assemblée Nationale déposé le 20 mars 2025 vise à rapporter les enjeux et perspectives de l’économie de guerre soulevés lors des auditions de la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Il apporte un éclairage sur les transformations à envisager pour renforcer la résilience industrielle de la France en temps de crise ou de conflit prolongé.
L’« économie de guerre » est définie non comme une économie en temps de guerre, mais comme une économie qui anticipe et se prépare à soutenir un effort militaire intense et prolongé en cas de conflit majeur.
La loi de Programmation Militaire (LPM) 2019 – 2025, prévoit un budget global de 295 milliards d’euros. En 2023, les commandes adressées à la base industrielle et technologique de défense (BITD) ont atteint 20 milliards d’euros, marquant une accélération par rapport aux années précédentes. Sur la période 2012 – 2016, la moyenne annuelle des commandes BITD était de 9,5 milliards d’euros, et sur la période 2017 – 2022, de 15 milliards d’euros.
La LPM 2024 – 2030 prévoit un budget de 413 milliards d’euros. De manière générale, le budget alloué à la défense nationale ne cesse de croître.
L’économie de guerre n’est pas encore pleinement déployée mais des avancées sont constatées :
Toutefois, le rapport préconise :