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Olivier Debeney

Conférence à Metz

By Dernièrement

Pas moins de 130 personnes se sont rassemblées dans le cadre emblématique de l’ancienne basilique Saint-Pierre-aux-Nonnains, à Metz, à l’invitation de Topaz Group, pour évoquer les enjeux de la sécurité et de la souveraineté françaises, dans une ambiance à la fois chaleureuse et conviviale.

Drapeau européen

Le pacte Asile-Immigration

By Institutions

– par Claire-Marine GROS, chef de cabinet adjointe CRSI

Objectif général du Pacte

  • Ce pacte a pour but d’instaurer un système européen commun pour la gestion de l’asile et de la migration, afin de remplacer des dispositifs dispersés/pays-par-pays par un cadre unifié. 
  • Il cherche à offrir à la fois sécurité des frontières, protection des droits fondamentaux des demandeurs d’asile/migrants, et une répartition plus équitable de la “charge” entre États membres — pour éviter que seuls les pays “frontaliers” ou “d’entrée” supportent tout le poids. 
  • Il entend faire de la migration une politique “normale”, planifiée, intégrée (asile, immigration légale, retours, intégration) — et non plus une gestion ponctuelle ou crise après crise.

Les quatre piliers du Pacte

Le pacte s’articule autour de quatre grands axes / piliers, qui définissent ses mécanismes structurants.

a. Sécuriser les frontières extérieures

  • Mise en place d’un contrôle renforcé aux frontières extérieures de l’UE : identification, enregistrement, vérifications de sécurité et de santé pour les personnes arrivant de l’extérieur. 
  • Création / transformation de la base de données Eurodac en une base “migration et asile”, pour enregistrer de façon unifiée les données biométriques et faciliter le suivi / la reconnaissance des personnes. 
  • Instauration d’une procédure “frontière” (border procédure) obligatoire pour certains demandeurs d’asile — notamment ceux jugés peu susceptibles d’obtenir la protection, ou présentant des risques — pour décider rapidement de l’entrée, de l’asile ou d’un renvoi. 
  • Mécanismes en cas de crise ou d’arrivée massive : pouvoir déclencher des “protocoles de crise” pour aider les États sous forte pression migratoire. 

b. Procédures d’asile plus rapides et harmonisées

  • Harmonisation des règles d’asile : un ensemble commun de régulations définissant comment les demandes d’asile doivent être traitées, dans tous les États membres. 
  • Normes communes pour la réception des demandeurs (conditions d’accueil, garanties des droits, prise en compte des personnes vulnérables, etc.) 
  • Clarification des critères de qualification pour la protection internationale (qui peut obtenir l’asile / protection) : reconnaissance uniforme des statuts. 
  • Lutte contre les abus du système : obligations de coopération pour les demandeurs, conséquences en cas de non-coopération, pour éviter les demandes d’asile frauduleuses ou abusives. 

c. Solidarité et répartition de la responsabilité entre États-membres

  • Instauration d’un mécanisme de solidarité permanente : les États contribuent de façon collective quand l’un d’eux subit une forte pression migratoire. 
  • Plusieurs formes possibles de contribution : relocalisation de migrants/asi­lés, contributions financières, soutien opérationnel (personnel, aide logistique, centres d’accueil…) selon les capacités et choix de chaque État. 
  • Clarification des critères pour déterminer quel pays est “responsable” d’une demande d’asile — afin de limiter les “débuts en chaîne” (secondary movements) : l’asile doit être demandé dans le pays d’entrée, et la répartition entre États doit être plus équitable. 

d. Coopération internationale et migrations légales / intégration

  • Développement de partenariats avec des pays hors-UE (pays d’origine ou de transit) pour lutter contre les causes de l’immigration irrégulière, le trafic d’êtres humains, et favoriser le retour ou la réadmission lorsque c’est pertinent. 
  • Création de voies légales de migration (travail, études, regroupement familial, réinstallation, demandes d’asile légitimes…) pour répondre aux besoins des pays de l’UE — ce qui participe à une gestion planifiée et ordonnée de la migration. 
  • Mise en avant des politiques d’intégration pour les migrants légaux : accès aux droits, conditions d’accueil, accompagnement, inclusion sociale — afin de mieux gérer l’immigration sur le long terme.

 

État d’avancement et mise en œuvre

  • Le Pacte a été adopté par le Parlement européen le 10 avril 2024 et par le Conseil le 14 mai 2024.
  • Il est entré en vigueur le 11 juin 2024.
  • Les règles commenceront à s’appliquer progressivement — la mise en œuvre effective des différents actes législatifs est prévue d’ici l’été 2026.

Les chiffres 2024 de l’immigration en Europe

By Institutions

– par Claire-Marine GROS, chef de cabinet adjointe CRSI

Quelques repères globaux pour 2024

  • Au 1ᵉʳ janvier 2024, environ 29,0 millions de citoyens de pays tiers (non-UE) vivaient dans l’UE — soit 6,4 % de la population totale.
  • Entre 2021 et 2024, la proportion de personnes “nées à l’étranger” dans l’UE (immigrés + descendants) est passée de 13,0 % à 14,7 %.
  • En 2024, l’UE a délivré environ 3,5 millions de premiers titres de séjour à des ressortissants de pays tiers, ce qui témoigne des flux réguliers d’immigration.

 

Immigration “clandestine” / irrégulière (2024)

Quand on parle d’“immigration clandestine” dans l’UE, on se réfère souvent aux entrées irrégulières aux frontières (non-autorisées) ou aux séjours sans titre. Voici les chiffres récents :

  • En 2024, l’agence Frontex a enregistré 239 000 franchissements irréguliers des frontières extérieures de l’UE — le chiffre le plus bas depuis 2021, soit une baisse de 38 % par rapport à 2023.
  • Ces entrées irrégulières sont comptabilisées route par route : la route de la Méditerranée centrale a vu une chute marquée de ~59 % ; la route via les Balkans occidentaux a reculé de ~78 %.
  • Malgré la baisse globale, certaines voies d’entrée ont vu une hausse : notamment la route orientale (frontières UE-Biélorussie/Russie) et certaines arrivées via les îles Canaries/Atlantique.
  • En ce qui concerne le nombre de ressortissants de pays tiers “en situation irrégulière” dans l’UE, selon une statistique compilée pour 2024, ils représenteraient environ 918 925 personnes — ce chiffre traduirait une baisse de 27,4 % par rapport à 2023.

 

Comparatif 2024–2025

Immigration “stable” / population immigrée

  • Au 1ᵉʳ janvier 2024, l’UE comptait environ 29,0 millions de citoyens de pays tiers (non-UE), soit 6,4 % de la population totale.
  • Toujours au 1ᵉʳ janvier 2024, environ 44,7 millions de personnes vivant dans l’UE étaient “nées hors de l’UE” — ce qui représente 9,9 % de la population.
  • Selon les plus récentes estimations (2025), la population de l’UE a atteint ≈ 450,4 millions d’habitants. Cette hausse est largement attribuée à l’immigration – le solde naturel (naissances – décès) restant négatif.
  • Cela confirme que l’immigration, en particulier l’immigration régulière (travail, regroupement familial, protection, etc.), reste un facteur structurel de croissance démographique dans l’UE.

Immigration irrégulière / clandestine (entrées non autorisées)

  • En 2025, la tendance à la baisse se poursuit : entre janvier et mai 2025, Frontex indique une diminution de 20 % des franchissements irréguliers par rapport à la même période en 2024 (soit ≈ 63 700 détections).
  • Aussi, sur le premier semestre 2025 (janvier–juin), le nombre de franchissements irréguliers détectés s’élève à ≈ 75 900, soit une baisse de ~20 % par rapport au premier semestre 2024.

Naissances en berne, parents plus âgés, le défi démographique français

By Economie

– par Claire-Marine GROS, chef de cabinet adjointe CRSI

Contexte général

La natalité en France connaît depuis plusieurs années une baisse continue. Cette tendance s’inscrit dans un phénomène démographique plus large observé dans de nombreux pays développés.

Chiffres clés récents

  • Nombre de naissances (2024) : environ 663 000, en baisse de 2,2 % par rapport à 2023 et 21,5 % depuis 2010.
  • Taux de fécondité (2024) : 1,62 enfant par femme, le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
  • En 2024 : 251 270 IVG réalisées vs 663 000 naissances soit ≈ 0,38 IVG pour 1 naissance vivante
  • Solde naturel (naissances – décès, 2024) : +17 000, le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Population totale (1er janvier 2025) : ≈ 68,6 millions, croissance modeste principalement due à l’immigration.
  • Taux de natalité (2024) : 9,7 naissances pour 1 000 habitants.
  • Âge moyen des mères au premier enfant (2024) : 31,0 ans.

Tendances

  • L’âge moyen des mères augmente régulièrement, retardant la parentalité et contribuant à une fécondité plus faible.
  • La natalité est en recul sur toutes les tranches d’âge et concerne toutes les régions de France.
  • Comparativement à l’Europe, la France reste parmi les pays avec le taux de fécondité le plus élevé, mais la tendance à la baisse se confirme. 

Enjeux et impacts

  • Vieillissement de la population : augmentation du ratio personnes âgées/personnes actives.
  • Systèmes sociaux et retraites : moins de jeunes générations pour soutenir les systèmes de sécurité sociale.
  • Économie et emploi : potentiel déficit de main-d’œuvre, impact sur les services et infrastructures.
  • Services publics : ajustement possible dans l’éducation et la santé, fermetures ou réorganisation d’écoles et services pédiatriques. 

Facteurs explicatifs

  • Report de la parentalité et réduction du nombre d’enfants souhaités.
  • Contraintes économiques et coût de la vie.
  • Évolution des aspirations personnelles et professionnelles.
  • Effets structurels liés à la démographie des femmes en âge de procréer. 

Actualité récente

  • Les premiers mois de 2025 confirment la baisse : mars 2025 affiche 53 520 naissances (-2,3 % vs mars 2024).
  • En octobre 2025, une diminution de 3,6 % des naissances est observée par rapport à octobre 2024.

Les tendances devraient se poursuivre, soulignant les défis démographiques et économiques à venir.

 

Source exploitée : 

  • INSEE, Statistiques et analyses démographiques 2024–2025.
  • Le Monde, analyses récentes sur la natalité en France.
  • INED, rapports sur l’âge des pères et mères.

Thibault de Montbrial invité par la groupe ECR à Rome

By Dernièrement

Thibault de Montbrial était invité à Rome par l’ECR (Conservateur et Réformistes Européens) dans le cadre de leurs journées d’études.

Journée pendant lesquelles il a pu intervenir lors d’un panel consacré aux enjeux migratoires en Europe.

Aux côtés des députés européens Alessandro Ciriani, Assita Kanko, Nicolas Bay, ainsi que de la sous-secrétaire d’État au Ministero dell’Interno et membre du Parlement italien Wanda Ferro, il est revenu sur les défis que représente l’immigration pour les États européens et pour l’Union Européenne.

« L’immigration est un enjeu majeur de souveraineté qui doit être abordé de manière rationnelle, en tenant compte des besoins ainsi que de ses conséquences sécuritaires, sociales et culturelles. Une immigration incontrôlée déstabilise notre modèle social et doit être gérée à la fois au niveau européen et national. »