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Economie

Selon l’INSEE, l’agriculture observe un recul de l’élevage et un recours accru au capital et aux services agricoles depuis 1980

By Agroalimentaire, Economie

Selon l’INSEE, l’agriculture observe un recul de l’élevage et un recours accru au capital et aux services agricoles depuis 1980 

Le rapport de l’INSEE, publié en juin 2025, fait l’état des lieux des performances de l’agriculture française depuis 1980. On observe une diminution de la part de l’élevage par rapport aux productions végétales et aux services agricoles.

De 1980-1984 à 2020-2024 :

  • Diminution de la production animale
    • 1980 – 1984 : 42,8%
    • 2020 – 2024 : 35,7%
  • Augmentation de la production végétale
    • 1980 – 1984 : 52,2%
    • 2020 – 2024 : 55,3%
  • Augmentation des services agricoles
    • 1980 – 1984 : 3,2%
    • 2020 – 2024 : 7,2%
  • Stagnation des jardins familiaux
    • 1980 – 1984 : 1,8%
    • 2020 – 2024 : 1,8%

Baisse de la production animale

Depuis 1980, la tendance est à la baisse pour la production animale.

Le recul de la production animale totale est de -2,8% en volume, notamment exacerbé par l’élevage bovin malgré l’augmentation de la production de volailles et d’œufs, désormais stabilisée.

Augmentation de la production végétale et des services agricoles

Production végétale :

On remarque une augmentation de la production végétale en volume (+36,0%).

Cette hausse résulte en partie de la montée en gamme de la production viticole et du réaménagement des superficies du vignoble.

Ainsi, malgré une baisse globale de production de vin de -34,4%, la part des vins d’appellations : 

  • Augmente en quantité produite :
    • 1980 – 1984 : 25,6%
    • 2020 – 2024 : 43,1%
  • Augmente en superficie du vignoble :
    • 1980 – 1984 : 32,6%
    • 2020 – 2024 : 56,0%

On n’observe, en revanche, que peu de changement des volumes de fruits et légumes.

En ce qui concerne les grandes cultures, les céréales reculent au profit de l’exploitation des oléagineux qui triple en production.

  • Surface cultivée en oléagineux :
    • 1980 – 1984 : 505 000 d’hectares
    • 2020 – 2024 : 2 194 000 d’hectares

Services agricoles :

Les services agricoles se composent de 97,9% de travaux agricoles et de 2,1% d’agritourisme.

Depuis 1980, les volumes des services agricoles ont quasiment doublé (+92,7%).

La production annuelle de services agricoles atteint désormais 6,4 milliards d’euros, soit davantage que celle des légumes, plantes et fleurs ou des volailles et œufs.

Augmentation des prix

La tendance est marquée : les prix augmentent. Les produits animaux ont augmenté de +69,6%, la production végétale de +53,9%, et les services agricoles de +132,2 %. 

Chute de l’emploi et recours au capital

L’augmentation de la production est liée à un recours de plus en plus fréquent au capital.

Une baisse significative de l’emploi est à noter malgré une augmentation de la productivité par actif.

L’emploi en équivalent temps plein (ETP) recule de -63,8%, l’emploi non salarié de -75,6%, et l’emploi salarié de -8,9%.

Le taux d’investissement passe de :

  • 1980 – 1984 : 21,6%
  • 2020 – 2024 : 30,4%

L’investissement est consacré à l’achat de machines agricoles, de bâtiments, d’équipements, de produits agricoles et de services professionnels.

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Rapport de la Cour des comptes sur la situation budgétaire des finances publiques

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Situation budgétaire des finances publiques

La Cour des comptes a publié en février 2025, un rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques début 2025.


Quelques définitions essentielles

Selon l’INSEE, le déficit public mesure la différence entre l’ensemble des dépenses courantes, dépenses d’investissement non financier et transferts en capital qu’elles effectuent, d’une part, et l’ensemble de leurs ressources non financières.

Le projet de loi de finances (PLF) présente l’ensemble des dépenses et recettes pour l’année suivante. Il détermine ainsi le budget, c’est-à-dire la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges selon un équilibre économique et financier déterminé.


État actuel des finances publiques

L’année 2024 est caractérisée par un faible montant de recettes, prolongeant et aggravant la situation déjà préoccupante en 2023.

  • En 2023, le déficit public est de 5,5 % du PIB
  • En 2024, le déficit est de 5,7 % du PIB (environ 169,6 Md€)

La Cour des comptes souligne que la croissance économique est restée positive et qu’aucune récession ne semble être de mise.

Plusieurs facteurs sont cependant à prendre en compte dans l’aggravation du déficit : 

  • Mauvaise évaluation dans la loi de finances initiale des objectifs de réduction du déficit, une révision à la baisse a été nécessaire.
  • Pas suffisamment de recettes caractérisant un manque à gagner par la Cour des comptes.
  • Des dépenses publiques importantes et fluctuantes. Les dépenses majoritaires dans la sécurité sociale (+4 Md€ des prévisions), les administrations locales (+10,7 Md€ des prévisions) ont contribué au dépassement des prévisions initiales. Les dépenses des administrations de l’État ont été contenues.
  • Augmentation des charges liées à la dette (environ 60 Md € pour 2024)

Quelles perspectives pour 2025 ?


  • Le budget établi pour 2025 prévoit une baisse du déficit à 5,4 % du PIB. L’objectif étant d’atteindre un déficit inférieur à 3% du PIB en 2029.
  • Budget 2025 : 
    • Réduction du déficit à 139 Md € (baisse de 17,3 Md € par rapport au budget exécuté en 2024)
    • Hausse des prélèvements obligatoires estimée à plus de 25 Md€ ; pour les grandes entreprises (taxe exceptionnelle) environ 8 Md € ; pour l’imposition des plus hauts revenus environ 2 Md € et l’extinction du bouclier tarifaire énergétique pour 3,9 Md €.

La Cour des comptes alerte sur le fait que les dépenses de l’État montrent une modération avec une quasi stabilité en valeur par rapport à 2024. Le risque est que la charge de la dette ne fasse qu’augmenter revenant ainsi en 2029 à 3,2% du PIB (107 Md €) et à 3,5% en 2031 (124 Md €) devenant ainsi le premier budget de l’État.

La Cour des comptes préconise le maintien des engagements pour 2025 afin de maintenir les ajustements prévus dans la durée.

A un niveau mondial, les prévisions de croissance mondiale ont été revues à la baisse en raison de l’application de droits de douane qui atteignent des niveaux inédits et du haut niveau d’incertitude du moment.

Le Fonds monétaire international alerte sur le fait que l’intensification d’une guerre commerciale et l’accentuation de l’incertitude pourraient peser davantage sur les perspectives de croissance à court et à long termes. Il préconise ainsi que les pays oeuvrent de manière constructive pour promouvoir un environnement commercial stable et prévisible et pour faciliter la coopération internationale.

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Rapport de la Cour des comptes – Déficit de la Sécurité sociale

By Economie

Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale

Le 26 mai 2025, la Cour des comptes a publié un rapport sur les comptes de la Sécurité sociale. En 2024, le déficit de la Sécurité sociale atteint 15,3 milliards soit 4,8 milliards d’euros de plus que les prévisions. Pour l’institution, sans mesures de redressement, le financement du système de protection sociale ne pourra pas tenir. Les magistrats de la rue Cambon dénoncent des comptes « hors de contrôle », avec une projection de déficit à 24,1 milliards d’euros d’ici 2028.


Données principales

Déficit croissant

  • Déficit de 15,3 milliards d’euros en 2024 (0,4% du PIB) dont 90 % est imputable à la branche maladie
  • Hausse de 4,8 milliards (46%) par rapport aux prévisions initiales
  • Projection d’un déficit de 22,1 milliards d’euros en 2025 et 24,1 milliards d’euros en 2028

Dépenses et recettes

  • Dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) de 1,5 milliard d’euros, principalement en raison d’une hausse des dépenses de soins de ville et d’un déficit hospitalier estimé à 3 milliards d’euros
  • Des recettes fiscales surestimées (–3,7 Md€), notamment en lien avec une consommation plus faible que prévu et une croissance modérée de la masse salariale

Allégements de cotisations

  • Une progression des allégements de cotisations patronales (77,3 Md€ de pertes de recettes en 2024), insuffisamment compensés par l’État, avec une perte nette de 5,5 Md€ pour les comptes sociaux

Dette sociale

  • Une dette sociale en hausse continue, qui devrait dépasser 180 milliards d’euros en 2028, sans perspective crédible de résorption, faisant peser un risque de crise de liquidité dès 2027 pour l’Acoss ( Agence centrale des organismes de la sécurité sociale) dès 2027

Propositions de la Cour des comptes

  • Tendre vers une gestion plus performante du personnel non-soignant dans les hôpitaux publics.
  • Améliorer la traçabilité du versement des pensions alimentaires.
  • Réduire le coût du cumul emploi-retraite pour les finances publiques.
  • Rendre obligatoires les contrôles de cumuls d’emplois dans la fonction publique hospitalière.
  • Clarifier le régime juridique des contrats de vacataires.
  • Prévoir un plafonnement global des rémunérations des intérimaires paramédicaux (incluant frais de gestion).
  • Renforcer la lutte contre les fraudes estimée à 4,5 milliards, notamment :
    • les pensions de retraite versées à l’étranger ;
    • le recouvrement des indus au sein de la sécurité sociale.
  • Préparer un programme pluriannuel de maîtrise des dépenses de l’Ondam, incluant :
    • Développement de la prévention en santé
    • Réorganisation de l’offre de soins
    • Partage des efforts entre les acteurs du système de santé.
Lire le rapport complet

La Martinique : une île française entre défis démographiques et ambitions géostratégiques

By Economie

La Martinique : héritage colonial, statut singulier et enjeu stratégique

La colonisation française s’établit sous Richelieu en 1635. La Martinique est une collectivité territoriale unique de la République française, cette collectivité territoriale se substituant au département et à la région. Fort-de-France est la capitale de La Martinique avec 75 165 habitants.

Situation démographique : Selon le dernier recensement INSEE (2022), La Martinique compte 361 019 habitants. Sa population avoisine les 356 000 habitants selon le rapport de l’Assemblée nationale sur la situation démographique des outre-mer (janvier 2025).

La Martinique est une des deux seules collectivités françaises à perdre des habitants (avec la Guadeloupe – 400 000 habitants en 2006). Cela est dû à un solde migratoire négatif et à un manque d’attractivité pour la jeunesse.

La Martinique est un levier majeur de la puissance française pour la sécurisation des routes maritimes vitales et le développement de la ZEE française.


Statut juridique

La Martinique est membre associée de plusieurs organisations internationales dont la CARICOM (créée en 1973) qui vise à créer un espace de libre-échange aux Caraïbes (la Guyane en fait partie également). Elle vise à coordonner les politiques économiques, améliorer le commerce intra-régional via le Marché unique et l’Économie de la CARICOM (CSME), et renforcer la voix collective de la région sur la scène internationale. Elle joue aussi un rôle dans la gestion des crises, comme les catastrophes naturelles fréquentes dans la zone.

Ancien DOM, La Martinique est une collectivité unique depuis la loi du 27 juillet 2011 au même titre que La Guyane. Elle est composée d’un conseil exécutif de 9 conseillers et d’un organe délibérant de 51 membres. Ses compétences reprennent celles d’une région et d’un département (développement économique, éducation, transport, social…) : ces deux territoires disposent des compétences attribuées à un département d’outre-mer et à une région d’outre-mer, et de toutes les compétences qui leur sont dévolues par la loi pour tenir compte de leurs caractéristiques et contraintes particulières.

À titre de comparaison, la Guadeloupe et la Réunion sont à la fois département et région d’OM (DROM) : elles ne constituent pas à proprement parler des catégories de collectivités distinctes de celles rencontrées dans l’hexagone, mais leur statut dérogatoire a tendance à les éloigner du modèle de droit commun.

Mayotte est un département d’OM.

Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna et la Polynésie française sont des collectivités d’OM : elles ont un pouvoir normatif propre dans un nombre plus ou moins étendu de domaines relevant de la loi ou du règlement.

Rapport d’information de l’Assemblée nationale sur la situation démographique des outre-mer

Enjeux

  • En 2022, plus de 30% des exportations mondiales de cocaïne ont transité par les Caraïbes ;
  • La Martinique fait face à des stratégies d’influence étrangères venant pour beaucoup d’Azerbaïdjan par le soutien de mouvements indépendantistes ;
  • Le coût de la vie ;
  • Plus de 40% des emplois salariés sont des fonctionnaires (INSEE) ;
  • Chaque année, 4 000 Martiniquais quitte l’île pour la Métropole pour des meilleures opportunités éducatives et professionnelles (INSEE) ;
  • La Martinique souffre d’un manque d’attractivité touristique
    (accueil de 627 951 visiteurs en 2023 selon l’INSEE) 

Insécurité

  • 15 460 crimes et délits dénombrés en Martinique en 2023 – la plupart sont des violences contre des personnes (43%) et des vols et cambriolages (33%)Soit un taux de criminalité de 42,9 pour mille habitants 
  • Augmentation du sentiment d’insécurité des Martiniquais – 60% des Martiniquais disent avoir été témoins d’actes de délinquance 
  • 1 Antillais sur 5 se sent en insécurité et seulement 40% se disent satisfaits de l’action des forces de sécurité
  • En 2024, 30 tonnes de cocaïne ont été saisies selon l’OFAST (plus du double depuis 2021) // un rapport parlementaire sur la question appelle à une « mobilisation urgente et massive ». 
  • Homicides : taux de 6,9 pour 100 000 habitants en 2023
  • Vols avec armes : 0,6 vol avec armes pour mille habitants en 2023
  • Cambriolages : 1 387 cambriolages ont été enregistrés en 2023

Situation économique en Martinique

  • Croissance économique : En 2023, l’économie martiniquaise a montré des signes de ralentissement, avec une croissance de 0,4 %, après un rebond notable de 5,6 % en 2022 suite à la crise sanitaire.  
  • Créations d’entreprises : Le nombre de créations d’entreprises a reculé de 4,7 % par rapport à 2022, avec 8 960 entreprises créées en 2023.  
  • Inflation : Les prix à la consommation ont augmenté de 3,3 % en 2023, après une hausse de 4,0 % en 2022. Les prix de l’alimentation ont particulièrement contribué à cette augmentation, avec une hausse de 9,8 %.  

Sources

INSEE

Linternaute

RSI

FranceTV Info

Ralentissement de la croissance

By Economie

– Par Tristan Audras

Ralentissement de la croissance

Les prévisions du gouvernement

Le 18 mars, l’INSEE a publié ses prévisions de croissance pour l’année 2025. Après 1,1 % de croissance en 2024, le projet de loi de finance 2025 anticipait une croissance de 0,9 % cette année. L’anticipation du taux de croissance est absolument cruciale lors de l’adoption du budget car le niveau du PIB agit directement sur les prévisions de recettes et de dépenses de l’Etat. Une croissance plus faible que prévue par exemple, rendrait impossible la tenue de l’objectif de 5,4 % de déficit public. 

Les prévisions de l’INSEE

Dans sa dernière note, l’INSEE revoit ses prévisions de croissance à la baisse par rapport à ses dernières estimations, fin 2024. Le taux croissance atteindra seulement 0,1 % au premier trimestre et probablement 0,2 % au deuxième trimestre (0,4 % au premier semestre). A ce rythme, les perspectives de croissance du gouvernement apparaissent hors d’atteinte. Pour les atteindre il faudrait que « des aléas positifs se manifestent dès le début de l’année ».

Les prévisions de la Banque de France

L’INSEE n’a pas fourni d’indications concernant l’ensemble de l’année 2025 mais notons que la Banque de France prévoit elle un taux de croissance à 0,7 %. 

Comment expliquer le ralentissement de la croissance ?

Le ralentissement de la croissance s’explique principalement par deux facteurs : 

  • La baisse des dépenses publiques, véritable moteur de la croissance depuis de nombreuses années, et notamment le Covid.  
  • La baisse du commerce mondial notamment du fait de l’augmentation des droits de douane décrétés par l’administration Trump sur les produits chinois. 

Les facteurs porteurs de croissance sont notamment la hausse de la consommation des ménages (0,4 %) dont la hausse des salaires devrait plus que compenser l’inflation. 

Quelles sont les conséquences du ralentissement de la croissance ?

Outre la hausse du déficit public, l’une des conséquences majeures est la hausse du chômage qui devrait atteindre 7.6 % à la fin du premier semestre d’après l’INSEE.


Sources

INSEE, « Désordre mondial, croissance en berne », Note de conjoncture, mars 2025, https://www.insee.fr/fr/statistiques/8388054

Déficit de la sécurité sociale

By Economie

Déficit de la sécurité sociale

La sécurité sociale accuse un déficit de 18,2 Md€ en 2024 (4Md€ de plus qu’en 2023) ; un déficit causé en grande partie par la branche (15 Md€). Les premières projections misent sur un déficit social de 22,1 Md€ en 2025.

La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) comble de trou de la sécurité sociale en empruntant sur les marchés internationaux, elle paye ses débiteurs par la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) ainsi que par la contribution sociale généralisée (CSG). Depuis sa création en 1991, la Cades a amorti 243 Md€ sur les 388 Md€ de dette.


Sources

Cour des comptes, février 2025

Cour des comptes, novembre 2024

Les chiffres de l’économie souterraine

By Economie

Les chiffres de l’économie souterraine

L’économie souterraine regroupe des activités légales ou illégales non déclarées et donc non prises en compte dans la comptabilité nationale. Il peut s’agir d’activités monétaires (ex : trafic de drogue) ou non monétaires (ex : vol d’œuvres d’art). On parle aussi d’économie de l’ombre, informelle ou non observée.

D’après un rapport de la banque de France entre 2005 et 2017 le poids de l’économie souterraine était évalué à 11,6% du PIB. 

La France se situe plutôt dans la moyenne basse des pays de l’OCDE, au dessus de l’Allemagne, de l’Autriche ou des pays Anglo-saxons mais bien en dessous de la Belgique ou du Portugal (environ 20%) et surtout de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne (entre 25 et 30%).

Il existe de nombreuses méthodes statistiques pour mesurer l’économie souterraine mais leurs résultats sont souvent très différents.

Par Tristan Audras


Activités illégales

Trafic de drogue

D’après les chiffres de l’OFAST la vente de drogue en France en 2023 aurait engendré un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards d’euros. 240 000 personnes vivraient directement ou indirectement de ces trafics parmi lesquelles 21 000 s’y consacreraient à temps plein. 

Le produit stupéfiant le plus répandu est le cannabis, devant la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse.

La traite des êtres humains

Il s’agit de phénomènes criminels qui consistent à exploiter des personnes, notamment les plus vulnérables, à des fins économiques et sans aucun respect pour leur sécurité et leur dignité. 

En 2022, 2 027 victimes de traite ou d’exploitation des êtres humains ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie.

Il existe différents types d’exploitation : sexuelle, par le travail, la contrainte à commettre des crimes ou des délits, la mendicité forcée, ou encore le trafic d’organe :

La prostitution

On estime que 30 à 45 milles personnes sont en situation de prostitution en France : 93% sont étrangères, 85% sont des femmes et 25 à 30% seraient mineures. 

Une étude du mouvement du Nid en 2015 estimait à 3,2 milliards d’euros le chiffre d’affaires de la prositution
en France.

L’exploitation par le travail

La police et la gendarmerie ont enregistré 798 cas d’exploitation par le travail en 2022 dont : 5 réduction en esclavage, 772 conditions de travail et hébergement indigne, 62 travail forcé et 6 réduction en servitude.

La mendicité forcée

La police et la gendarmerie ont enregistré 45 cas de mendicité forcée en 2022.

Le trafic d’armes

En France les armes à feu sont classées selon quatre catégories (de A à D). La plupart des armes détenues illégalement (interdites ou non déclarées) sont acquises par le vol. Chaque année, environ 9 000 armes sont déclarées volées en France et l’année dernière, plus de 8 000 ont été saisies par la police. Les autres armes viennent principalement de l’étranger, notamment des Balkans de l’ex-tchécoslovaquie, ou des anciennes zones de conflit. Les acquéreurs passent aujourd’hui majoritairement par le darknet où les prix auraient fortement baissé (2000 euros une kalachnikov par exemple).

Activités légales

La fraude fiscale

Elle désigne l’ensemble des moyens illégaux utilisés par les contribuables pour contourner l’impôt ou en baisser le montant. 

Malgré le lancement du Conseil d’évaluation des fraudes (CEF) en Octobre 2023 il n’existe pas d’évaluation rigoureuse de la fraude fiscale. Elle représenterait entre 80 et 100 milliards d’euros chaque année d’après le syndicat Solidaires Finances Publiques. Les principales fraudes sont :

  • Fraude à la TVA (entre 20 et 25 milliards),
  • La délocalisation fictive d’un contribuable ou d’une entreprise,
  • La facturation fictive,
  • La dissimulation de recettes.

La fraude sociale

Elle regroupe l’ensemble des actions illégales mises en œuvre pour échapper aux cotisations sociales ou pour percevoir indûment des prestations. 

Celle-ci est estimée à environ 8 milliards d’euros (le magistrat Charles Prats parle lui de 30 milliards d’euros de fraude) En 2023, plus de 2 milliards d’euros ont été redressés :

  • 450 millions de fraude à l’assurance maladie (facturation d’actes fictifs,fausses ordonnances, fraude à la carte vitale…),
  • 400 millions de fraude aux allocations familiales,
  • 1,2 milliard de fraude sur les cotisations pour travail dissimulé.

Concernant le travail dissimulé l’Urssaf a renforcé ses contrôles en 2023, notamment auprès des entreprises que l’agence détecte et cible comme « douteuse ». Les agents ont réalisé 36 037 actions sur le travail dissimulé en 2023, dont 6 090 contrôles ciblés sur les entreprises et des travailleurs indépendants.

Le manque à gagner lié au travail dissimulé est estimé entre 6,2 et 7,8 milliards d’euros, par le Haut conseil de financement de la protection sociale de 2023.

Le trafic des œuvres d’art pillées par l’Organisation État islamique (OEI)

By Economie

Le trafic des œuvres d’art pillées par l’Organisation État islamique (OEI)

De juin 2014 (proclamation du “Califat” par le dirigeant Abu Bakr al-Baghdadi à Mossoul, en Irak) à décembre 2017 (perte de la dernière ville, Deir ezz Zor, en Syrie, tenue par l’organisation terroriste), l’Organisation Etat islamique (OEI) a contrôlé un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak. L’organisation djihado-terroriste musulmane sunnite, d’obédience salafiste, a donc eu accès à de nombreuses ressources pour financer le fonctionnement et la projection militaire de son État. Parmi elles, le trafic d’œuvres d’arts issues des pillages commis par l’OEI.

Par Emmanuel de Gestas


D’après les chiffres de la CIA, citée par BFMTV, le trafic des “antiquités de sang”  aurait constitué pour l’OEI sa deuxième source de financement.

À hauteur de 6 à 8 milliards de dollars par an (chiffres de 2015), juste derrière le trafic de pétrole. 

D’après un rapport de l’Assemblée nationale, cité par Challenges en 2016, l’organisation terroriste n’aurait récolté “que” 20 à 100 millions de dollars via cette seule source de financement. 

Une véritable mine d’or, au sens propre comme au figuré.

Mais qu’est-ce qu’au juste qu’une “antiquité de sang” ?

Il s’agit de pièces de musée, d’archéologies, de bijoux, d’œuvres d’arts diverses et variées pillées par l’OEI durant sa domination territoriale sur le “Califat” irako-syrien. La grande majorité de ces antiquités proviennent, par exemple, du pillage des musées antiques de Mossoul (Irak) à l’été 2014, soit juste après la prise de la ville par l’organisation terroriste. 

Ils proviennent aussi de la cité antique romaine de Palmyre (Syrie), un site archéologique classé par l’Unesco, pris puis pillé par l’OEI courant mai 2015. Les djihadistes de l’organisation détruiront en grande partie la cité antique, vestige préislamique d’un passé vu par ces salafistes comme païen et donc à annihiler physiquement et mémoriellement, mais ils pilleront aussi ce qu’ils pourront, afin d’en tirer profit. Cela coûtera d’ailleurs la vie à Khaled Assaad, l’ancien directeur du site archéologique de la ville, atrocement décapité par les terroristes le 18 août 2015, pour avoir refusé de livrer à l’OEI les trésors qu’il avait pu dissimuler.

Mais à quoi servent exactement ces “antiquités de sang » ?

Ces pillages d’œuvres d’art ont plusieurs objectifs : 

  • “Purger” le “dawla islamyya (l’État islamique en arabe, acronymisé en Daesh) de toute “souillure préislamique” (cf. paragraphe précédent). 
  • Se financer par le trafic de ces œuvres d’arts, et même opérer du blanchiment d’argent “sale” en argent “propre”. 

“Le scénario de risque BC-FT (Blanchiment de capitaux – Financement du terrorisme) auquel font face les secteurs de l’art et du luxe diffère en fonction de l’utilisation des produits. En matière de financement du terrorisme, des œuvres d’art et antiquités issues du pillage peuvent procurer des bénéfices aux organisations terroristes, soit par revente via un intermédiaire (principalement lors de ventes privées), soit par le biais de “taxes” imposées lors des fouilles ou lors du transport de ces œuvres. Les métaux précieux peuvent être transportés dans des zones de conflit et servir au financement du terrorisme. Le scénario de risque en matière de blanchiment peut être similaire (blanchiment de produit de trafic illicite d’œuvres d’art) ou bien recouvrir le cas d’un achat d’œuvres, d’antiquités ou de produits de luxe à des fins de dissimulation de produits illicites et de blanchiment. Les menaces de financement du terrorisme sont liées, d’une part, aux possibilités de pillage d’œuvres d’art et d’antiquités offertes par le conflit en zone irako-syrienne. D’autre part, s’agissant des métaux précieux, les facilités d’accès et de transport rendent attractif ce mode de financement du terrorisme.” 

Extrait de l’Analyse nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en France, rapport du Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Colb) en date de septembre 2019, page 82

Concrètement, comment se déroulent ces trafics ?

Peu de temps après sa “proclamation”, le “Califat” de l’OEI se dote d’un “Ministère des Antiquités”, le “Diwan al-Rikaz”. Ce “ministère”, soit entreprend des fouilles archéologiques (en fait des pillages) avec ses propres “fonctionnaires”, soit accorde les permis de fouilles, moyennant une taxe, à des “sous-traitants”. 

D’après le chercheur australien Patrick Blannin, le “Diwan al-Rikaz” contrôlait courant 2015 “plus de 4 500 sites archéologiques, rien qu’en Irak”.

Islamic State’s Financing: Sources, Methods and Utilisation, in “Counter Terrorist Trends and Analyses”, pages 16 & 17

En 2017, le nombre de sites archéologiques et musées sous le contrôle du “ministère” de l’OEI était identique, toujours selon la même source.

Ces œuvres d’art ont pu être acheminées clandestinement dans des pays voisins du “Califat”, le plus souvent, le Liban et la Turquie, via des réseaux de trafiquants. 

D’après le journaliste Jean-Baptiste d’Albaret, auteur d’un article pour le magazine Valeurs actuelles, les revendeurs, surnommés dans le jargon de la LFT-BC, les “Janus”, sont essentiels pour assurer la transaction entre les intermédiaires, l’OEI, et, en bout de chaîne, le client, qui ne sait pas toujours par quel(s) sombre(s) réseau(x) a transité le bien dont il fait l’acquisition (soit en ligne via le deep/dark web, soit sur un marché de Beyrouth au Liban ou d’Istanbul en Turquie, parfois par une salle de vente européenne réputée). 

Une fois la “marchandise” acheminée, il faut la stocker. C’est là que la notion de “ports francs” entre en jeu (source idem à supra) : ce sont des zones de stockage, des entrepôts libres de tout contrôle douanier. Bien des marchandises peuvent y être stockées, les œuvres d’art y trouvent en particulier leur place. 

De là, les œuvres d’arts peuvent être revendues pour blanchir l’argent sale du terrorisme sans nécessairement changer de place, car certaines, trop connues, pourraient aisément “faire tache” dans un salon privé ou dans une salle des ventes, face à des experts en arts pouvant identifier lesdites œuvres et leur provenance. 

De fait, au lendemain des attentats du 13-Novembre (Bataclan, Stade de France, et plusieurs terrasses de cafés parisiens), le président de la République François Hollande dénonçait le 17 novembre 2015, ces ports francs, à l’occasion de la remise d’un plan d’action par le président du musée du Louvre pour préserver le patrimoine culturel du terrorisme :

“La première de ces priorités, c’est la lutte contre les trafics des biens culturels. Il faut savoir qu’en ce moment même, l’organisation terroriste Daesh délivre des permis de fouilles, prélève des taxes sur des œuvres qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial, transitant par des ports francs qui sont des havres pour le recel et le blanchiment, y compris en Europe. La France a donc décidé d’introduire un contrôle douanier à l’importation de biens culturels et intègrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays.”

Discours de François Hollande devant l’Unesco, 17 novembre 2015

Comment lutter contre ces trafics ?

Toujours dans ce même discours, François Hollande livre une première piste pour lutter contre ces trafics : “Nous parlons beaucoup des paradis fiscaux et nous avons raison de vouloir là encore faire en sorte qu’ils puissent disparaître, mais nous devons également éliminer les paradis du recel dans le monde.”

Aussi, la commission parlementaire européenne spéciale Tax3, créée en février 2018 à la suite du scandale dit des “Paradise Papers”, va s’attacher à lutter contre, outre l’évasion et la fraude fiscale, le sujet du blanchiment, et donc du FT-BC. 

A noter que le Colb, dans son “Analyse nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en France” de septembre 2019, indique que “les vulnérabilités intrinsèques du secteur de l’art […] peuvent être considérées comme élevées”.

Le rapport du Colb préconise ensuite :

L’assujettissement de la plupart des opérateurs atténue dans une certaine mesure les vulnérabilités de ce secteur. Les sociétés de ventes aux enchères publiques sont soumises au contrôle du Conseil des ventes volontaires (CVV), les études de commissaires-priseurs judiciaires à celui de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ), tandis que les personnes se livrant au commerce d’antiquités et d’œuvres d’art sont contrôlées par la DGDDI et sanctionnées par la CNS. Les professionnels du secteur du luxe sont soumis au contrôle de la DGCCRF et au pouvoir de sanction de la commission nationale des sanctions (CNS).

Le Colb rappelle en outre que :

les personnes se livrant habituellement au commerce d’antiquités et d’œuvres d’art, si elles étaient assujetties aux obligations de LCB-FT, ne disposaient pas d’une autorité de contrôle. L’ordonnance n° 2016-1635 du 1er décembre 2016 et le décret du n° 2018-284 du 18 avril 2018 ont remédié à cette faiblesse en désignant la DGDDI comme autorité de contrôle de ces professionnels. A l’issue d’un travail d’échange avec les professionnels ayant conduit à la publication en mai 2019 de lignes directrices conjointes avec Tracfin, et de la réalisation concomitante de son analyse sectorielle des risques, la DGDDI a débuté les premiers contrôles du secteur en juillet 2019.” Le Colb explique aussi que “l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) contrôle régulièrement la tenue du registre des objets mobiliers (ROM) par les professionnels du marché de l’art mettant en vente des biens mobiliers usagés ou d’occasion.”

Le Colb propose la :

limitation de la circulation d’espèces” pour “atténuer les vulnérabilités identifiées” : “Ainsi, un plafond de paiement en espèces de 15 000 euros a été mis en place pour les acheteurs étrangers, qui sont particulièrement nombreux eu égard à la place particulière qu’occupe la France et notamment Paris sur les marchés de l’art et du luxe. Il est encore plus contraignant (1 000 euros) pour les résidents français.”

De plus, le même Colb rappelle que :

les réglementations européenne et nationale en matière d’importation et d’exportation de biens culturels, dont les manquements sont contrôlés par la DGDDI, permettent par ailleurs d’atténuer la vulnérabilité liée au caractère transfrontalier des secteurs de l’art et du luxe. Dans le secteur de l’art, […] le règlement (UE) 2019/880 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 prévoit la mise en place de licences d’importation pour certaines catégories de biens culturels ayant plus de 250 ans d’âge (règlement applicable à l’horizon 2025). En outre, trois textes juridiques encadrent et permettent de mieux protéger les professionnels et le marché national légal de la vente pièces qui seraient issues de pillages ou de fouilles illégales : obligation que les pièces soient sorties d’Irak avant le 6 août 1990, sorties de Syrie avant le 9 mai 2011, et pour les objets issus de théâtres d’opérations de groupement terroristes, nécessité de justifier la licéité de l’origine du bien sous peine de poursuites pénales.”

Enfin, les mesures les plus récentes (2016) explicitées par le Colb sont aussi les plus “dures” :

Dès 2016, des mesures pénales ont été également prises pour lutter contre le trafic des biens culturels et le financement du terrorisme. L’article 322-3-2 du code pénal réprime les transactions des biens provenant des territoires assujettis à des groupements terroristes en imposant une justification de la licéité de l’origine de ce bien. Les articles L. 111-8 et L. 111-9 du code du patrimoine interdisent et sanctionnent également l’importation de biens culturels notamment en provenance d’Irak et de Syrie.”

Conclusion

Le trafic d’œuvres d’art, ou “antiquités de sang”, par l’OEI entre 2014 et 2017 a donc représenté la deuxième source de financement pour le groupe terroriste et son proto-État. A l’aide de réseaux souvent purement criminels et sans davantage d’allégeance idéologique que celle de l’appât du gain, l’OEI a pu “inonder” l’Europe en particulier, du fait de sa proximité géographique avec les territoires contrôlés par le “Califat”, d’œuvres d’art pillées. Ce trafic avait autant pour objectif de financer directement l’OEI que de blanchir son “argent sale”.

Les institutions européennes, les pays européens, et en particulier la France, ont relativement rapidement pris la mesure du problème.

Les services français dédiés à la LFT-BC ont émis un certain nombre de recommandations et de mises en garde pour s’attacher à lutter contre ce phénomène. Le code pénal français a notamment été modifié pour y intégrer la répression de l’importation de biens en provenance de territoire contrôlés par des groupes terroristes similaires à l’OEI.

Coût de l’immigration

By Economie

Coût de l’immigration

Par Tristan Audras,


Le coût de l’immigration est difficile à déterminer car il faut agréger de nombreuses données. Des questions méthodologiques entrent en jeu inévitablement.

  • Jean-Paul Gourévitch (Association Contribuables associées) : 53,9 milliards (estimation contestée mais utilisée par le RN). L’auteur reconnaît qu’il n’a pas eu accès à toutes les données [1].
  • CEPII (1979-2011) : elle coûterait entre 0 et 10 milliards d’euros chaque année [2].
  • OCDE (2006-2018) : elle rapporterait environ 10 milliards d’euros par an.

Données INSEE et OCDE – Marché du travail

  • Taux de chômage de la population : 7,3%
  • Taux de chômage des immigrés : 11,7% (13,7% pour les immigrés africains) en raison d’une faible qualification et donc d’une difficile insertion sur le marché du travail (37,8% des immigrés en âge de travailler avaient en 2020 un niveau de qualification égal ou inférieur au brevet – OCDE). Par rapport aux pays voisins, la France attire une immigration particulièrement peu formée (familiale et étudiante).
  • Taux d’emploi population générale : 68,1%
  • Taux d’emploi des immigrés : 61,8%

Données OCDE (2020) – Ratio budgétaire [3]

  • Ce ratio de (0,938) est négatif pour les immigrés. Ils reçoivent proportionnellement plus d’aides qu’ils ne génèrent de richesse.
  • Contribution nette négative aux dépenses publiques pour les personnes nées à l’étranger. Il apparaît que la France se place au 5ème plus mauvais ratio,  avec  une  contribution nette négative aux dépenses publiques de -0,53% du PIB (hors charge de la dette).

Si l’on regarde maintenant la dépense par habitant et le ratio immigré/natif, les immigrés consomment moins de services de santé que les natifs (0,94), beaucoup moins de dépenses d’éducation (0,29) et de dépenses de retraites (0,88), en revanche ils consomment autant de dépenses de maladie/invalidité (1,0) et davantage de dépenses familiales (1,35), de chômage (1,29) et d’exclusion sociale/logement (1,81).

Données PLF (2023) – Coût pour l’État [4]

  • Politique de l’immigration et de l’intégration : 7,1 milliards d’euros

 


Sources

[1] Tous contribuables

 

[2] CEPII

 

[3] IFRAP, 12/01/2022

 

[4] Ministère de l’Economie