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BFMTV - Sécurité Intérieure

Le 13 novembre sur BFM, « 13-Novembre : Nous avons tous changé »

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Deux ans après les attentats du 13-Novembre, qui ont coûté la vie à 130 personnes, avec plus de 350 blessées, la vie des Français a changé.

On assiste en effet à une société traumatisée et à des classes politiques sidérées. Alors, comment la vie sous menace terroriste a-t-elle ainsi intégré notre quotidien ? comment ces changements se traduisent-ils ? et surtout, comment notre vie quotidienne a-t-elle changé ? – On en parle avec: Thibault de Montbrial, avocat et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste. Naïma M’Faddel, élue locale en charge de la politique de la ville et auteure de « Et tout ça devrait faire d’excellents Français » (Ed. Seuil). Et Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique. – 19h Ruth Elkrief, du lundi 13 novembre 2017, sur BFMTV.

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BFMTV - Terrorisme - Loi efficace ? - Sécurité Intérieure

BFM TV : « La loi antiterroriste adoptée par l’Assemblée nationale »

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L’Assemblée nationale a largement voté mardi le projet de loi antiterroriste.

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Cette loi doit prendre le relais de l’état d’urgence au 1er novembre, en dépit des vives oppositions des Républicains et du FN d’un côté, et de la gauche de la gauche de l’autre.

Après ce vote en première lecture, les députés doivent désormais trouver un compromis avec les sénateurs, qui avaient légèrement restreint le texte, en vue d’une adoption définitive d’ici la mi-octobre. – Pour en parler: Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault apparentée FN. Naïma Moutchou, députée LREM du du Val-d’Oise.

Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD et éditorialiste politique de BFMTV. Et Thibault de Montbrial, avocat et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. – 19h Ruth Elkrief, du mardi 3 octobre 2017, sur BFMTV.

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TDM - Sécurité Intérieure

C dans l’air : « Paris menacée, Londres frappée »

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Une explosion s’est produite ce vendredi matin dans une rame de métro à Londres. Selon un dernier bilan, 22 blessés ont été admis dans les hôpitaux de la ville, certains souffriraient de brûlures mais aucun n’aurait été grièvement atteint.

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Cet acte « terroriste » – le cinquième en six mois à Londres – s’est produit vers 08H20 (07H20 GMT) dans la station de Parsons Green, située au sud-ouest de la capitale britannique. L’attaque a été perpétrée à l’aide « d’un engin explosif artisanal improvisé », a déclaré le commandant de l’unité antiterroriste de la police londonienne, Mark Rowley. Sur place, un périmètre de sécurité important a été mis en place. Le renseignement britannique intérieur, qui participe à l’enquête, a lancé un appel à témoin et a demandé aux Londoniens de rester « vigilants et en alerte », sans paniquer.

Cette attaque intervient dans un contexte de menace terroriste, après une vague d’attentats revendiqués par le groupe djihadiste État islamique ces derniers mois au Royaume-Uni, mais aussi en France. A Paris, un militaire de l’opération Sentinelle a été attaqué, ce vendredi matin, dans une station de métro. L’agresseur a été maîtrisé et aucun blessé n’est à déplorer. L’attaquant aurait tenu des propos faisant référence à Daech. Le parquet antiterroriste a été saisi. « Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c’est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels », a réagi la ministre des Armées Florence Parly alors que le gouvernement a annoncé une réforme de l’opération Sentinelle. Le dispositif mobilise aujourd’hui 6000 hommes et femmes dans tout le pays pour lutter contre le terrorisme.

Depuis le début de l’année, une douzaine d’attentats ont été déjoués en France avait indiqué ces derniers jours le ministre de l’Intérieur. Des boîtes de nuit parisiennes ou le métro de Lille étaient notamment visés. D’autre part, un atelier d’explosifs clandestin, servant à fabriquer du TATP, a été découvert le 6 septembre dernier à Villejuif  « grâce à la vigilance d’un de nos concitoyens », avait précisé mardi Gérard Collomb. Ce laboratoire clandestin avait été démantelé par hasard, après le signalement d’un plombier qui intervenait sur une fuite d’eau dans l’immeuble. Trois hommes avaient été interpellés.

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TDM - Sécurité Intérieure

BFM TV : « L’opération Sentinelle remaniée »

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La refonte de l’opération Sentinelle est au menu du Conseil de Défense qui se déroule ce jeudi.

Ce dispositif militaire, mis en place après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher pour répondre à la menace terroriste, avait été la cible de nombreuses critiques. Parmi les mesures attendues à l’issue de ce Conseil, les effectifs de militaires déployés sur le terrain seront réduits. Ils passent de 7 000 aujourd’hui à 3 000. Et l’état-major des armées souhaite que les patrouilles de Sentinelle se concentrent uniquement sur ce qu’on appelle les points d’intérêt vitaux, dont les aéroports, les gares ou les usines à risque. – Pour en parler: Laurent Neumann, éditorialiste politique BFMTV. Jacques Bessy, président de l’association de défense des droits des militaires. Thibault de Montbrial, avocat président du centre de réflexion sur la sécurité. Et le Colonel Patrik Steiger, porte-parole du chef d’État-major des armées. – BFM Story du jeudi 14 septembre 2017,

Présenté par Olivier Truchot, sur BFMTV.

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Vignette actu CRSI sécurité intérieure

L’OBS : « Terrorisme : La menace est d’une ampleur sans précédent »

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« On est entrés dans une phase de guérilla systématique », juge l’avocat Thibault de Montbrial, président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure.

Mercredi 9 août, une nouvelle attaque a visé les forces de l’ordre. Une voiture-bélier a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de Seine), avant d’être interceptée dans l’après-midi sur une autoroute dans le Pas-de-Calais, et le suspect a été arrêté. Ce dernier, un homme de 36 ans non fiché « S », est inconnu des services de renseignements. Les attaques de ce types sont elles vouées à se multiplier ?

Président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure et membre du conseil scientifique de l’Ecole de guerre, l’avocat Thibault de Montbrial estime que le nombre d’individus capables de passer à l’acte excède les 10.000 à 15.000 personnes déjà identifiées par les autorités. Interview.

Quels enseignements tirez-vous du profil d’Hamou B., interpellé mercredi après l’attaque de six militaires à Levallois ?

Comme l’assaillant de Notre-Dame, Farid I., [qui a agressé trois policiers avec un marteau en juin sur le parvis de Notre-Dame, NDLR], Hamou B. n’est pas inscrit au fichier « S » et n’apparaît pas au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)Cela démontre que le nombre d’individus dangereux, capables de passer à l’acte, est supérieur aux 10.000 à 15.000 personnes que les autorités disent avoir identifiées. Cela veut dire que ce genre d’attaque peut arriver à tout moment. Et que la menace terroriste est d’une ampleur sans précédent.

A ce stade de l’enquête, aucun élément ne permet d’établir un lien entre Hamou B. et l’Etat islamique. Est-on face à un acte isolé ou à un terrorisme organisé ?

Ce genre d’acte dépasse le simple cadre de Daech. Il est lié à l’islam radical. Tout, dans le mode opératoire, relève de l’islamisme violent. Hamou B. attendait dans une voie sans issue, à proximité d’un centre de repos de militaires, c’est signé à 100%. On a déjà vu une voiture foncer sur des militaires de l’opération Sentinelle, c’était en 2016 à Valence [quatre militaires visés, dont un blessé, NDLR].

Ce sont des individus qui se réclament d’un islam radical qu’ils ont plus ou moins bien digéré. Mais il n’y a pas besoin de tout connaître pour être endoctriné : tous les soldats nazis n’avaient pas lu « Mein Kampf ». Cette doctrine pousse au passage à l’acte, et cela date de bien avant Daech. Au début des années 2010, le magazine « Inspire » lié à Al-Qaida appelait à des attaques violentes ciblées, attaques théorisées dès la fin des années 1990 par des imams extrémistes. L’investissement matériel, logistique et financier est nul, cela ne coûte strictement rien, et si l’auteur se dégonfle au dernier moment, ce n’est pas grave parce que personne ne le saura. En revanche, en cas de succès, le gain pour les terroristes est maximal. Hier [mercredi 9 août, NDLR] par exemple, six soldats ont été blessés, dont trois grièvement.

Mais on a parfois l’impression d’être confrontés à des déséquilibrés mentaux plutôt qu’à des terroristes…

Cela rassure peut-être certaines personnes de se dire que ces gens-là sont fous. Mais personne n’a jamais dit ou écrit que, pour passer à l’acte, il fallait être un modèle d’équilibre dans le sens occidental du terme. Il faut une sacrée part de déséquilibre pour être prêt à sacrifier sa vie. On aurait, pourtant, tort de n’y voir qu’un phénomène de mode qui atteindrait des déséquilibrés. Au contraire, il s’agit d’une stratégie préméditée et planifiée il y a longtemps déjà et qui consiste, notamment, à manipuler les esprits les plus faibles.

On a du mal à mesurer l’impact de cette stratégie. On n’est plus face à des tueries de masse comme celle du Bataclan.

On est entrés dans une phase de guérilla systématique. Quand vous êtes tout petit face à un adversaire très puissant, vous faites 1.000 petites entailles pour le faire saigner. On n’a peut-être pas l’impression pour l’instant de perdre beaucoup de sang, ni d’être gravement atteint, mais c’est une menace permanente qui s’installe, une tension latente qui finit par user. En outre, chaque acte a un effet d’incitation sur les autres. Si lui l’a fait, pourquoi pas moi ? Serai-je aussi courageux que lui ? L’effet d’entraînement est réel.

Si vous élargissez votre prisme à l’Europe, vous vous rendez compte que, depuis deux ans, il y a environ une attaque par semaine, si l’on compte celles que les médias ne relaient pas ou peu parce qu’il n’y aucun blessé. A cela s’ajoutent les attentats déjoués. Il ne faut pas se tromper. Ce genre d’attaques est devenu l’obsession des forces de sécurité intérieure. Cela atteint le moral des troupes. C’est une usure psychologique terrible dont on a encore du mal à mesurer l’ampleur. Par ailleurs, l’actualité fait qu’on focalise sur les actes individuels. Mais il ne faut pas oublier que ni la France ni l’Europe ne sont à l’abri d’une nouvelle opération terroriste complexe, de type commando du 13-Novembre.

Propos recueillis par Caroline Michel

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Thibault de Montbrial - Sécurité Intérieure

Le Figaro : « Tuer des policiers n’est plus un tabou pour les petits délinquants »

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Thibault de Montbrial revient sur les violences qui ont émaillé la nuit du 14 juillet, notamment les barricades dressées contre la police dans certains quartiers de Paris. Pour lui, beaucoup « estiment inéluctable que de tels guets-apens aboutissent à la mort de policiers dans les mois qui viennent ».

FIGAROVOX – La nuit du 14 juillet a été, cette année encore, gâchée par des dégradations matérielles et des violences envers les forces de l’ordre dans certains quartiers. Pour la première fois, on a vu des barricades enflammées bloquer certaines rues dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements de Paris. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Thibault de MONTBRIAL – Il s’agit là d’une évolution qui apparaît tout aussi logique qu’implacable. De tels modes opératoires n’avaient jamais jusque-là été observés dans Paris intra-muros, en dehors de cas ponctuels en marge de manifestations.

Au-delà de la gravité des événements eux-mêmes (des barricades en plein Paris!), il est édifiant de constater leur considérable sous-médiatisation, comme si la presse était partagée entre la volonté d’en minorer l’impact et la signification, et une sorte de fatalisme né de la banalisation puisque de tels faits sont désormais constatés avec régularité dans les banlieues de nombreuses métropoles françaises.

Les policiers racontent aussi que ces délinquants n’hésitent plus à tendre des embuscades à la police pour l’affronter de face, ce qu’ils ne faisaient pas auparavant. Avec ces barricades et ces affrontements, a-t-on franchi un cap dans la violence envers les forces de l’ordre ?

Le cap qui a été franchi, c’est celui du tabou de la violence organisée dans la capitale elle-même, jusqu’ici circonscrit aux dérapages en marge d’événements ponctuels (fête du titre du PSG en mai 2013) ou de manifestations. Pour ce qui concerne le mode opératoire, leur répétition depuis plusieurs années dans de nombreuses banlieues ne leur confère pas hélas, de signification particulière.

Pour tout vous dire, c’est plutôt à l’occasion de l’affaire de Sevran qu’un cap me paraît avoir été franchi. Un équipage d’une Compagnie de Sécurisation et d’Intervention (CSI) est tombé dans un véritable guet-apens, organisé de façon assez sophistiquée. Un des policiers, isolé de ses camarades, a été pris à revers, puis violemment frappé par plusieurs dizaines de personnes qui avaient manifestement l’intention de le lyncher à mort. Il a dû utiliser à 8 reprises son arme de service pour se dégager. Sa survie tient du miracle.

Plus globalement, ce que l’on peut retenir de cette séquence du 14 juillet 2017, c’est que la volonté de combattre la police avec une détermination homicide assumée (cocktails Molotov, mortiers à tir tendu, lynchages) est désormais solidement entrée dans les mœurs des bandes ethnico-délinquantes qui s’y livrent régulièrement, tout comme d’ailleurs l’extrême-gauche comme on a pu le voir à plusieurs reprises l’an dernier au cours des manifestations contre la loi travail à Paris, Nantes ou Rennes notamment.

Il est hélas à craindre que le prochain franchissement de cap soit constitué par l’utilisation par ces bandes d’armes à feu autres que des fusils de chasse, c’est-à-dire pistolets ou fusils d’assaut, ce qui n’a pas encore été observé dans de telles circonstances. Les principaux responsables du maintien de l’ordre en France estiment inéluctable que de tels guets-apens aboutissent à la mort de policiers dans les mois qui viennent.

Il semble que les zones de non-droit soient en train de s’étendre jusqu’à la capitale, pour l’instant seulement dans ses arrondissements les moins centraux. Jusqu’où cela peut-il aller ? Comment endiguer un phénomène que l’on observe depuis de nombreuses années ?

De semaine en semaine, ces événements se banalisent et se répandent. Personne ne peut exclure qu’un incident sera prétexte à l’organisation d’une razzia sur un centre-ville. L’un des hauts responsables de la police me rappelait récemment la crainte de voir de petits groupes partis séparément depuis différentes gares de RER, se retrouver en quelques dizaines de minutes au cœur de la capitale.

Ce qui est certain, c’est que la tendance est à la multiplication de ces guets-apens. Il faut une fois de plus souligner qu’au-delà des forces de l’ordre, les services d’urgences sont également visés, en particulier les pompiers. Même si les causes sont multiples, il s’agit d’une des conséquences des fractures économiques et ethniques au sein de notre société.

Et la politique du renoncement, qui consiste par exemple à ne pas tenter d’appréhender les auteurs de certaines incivilités telles que les rodéos en deux-roues pour éviter les accidents et donc les émeutes dont il est craint par chacun qu’elles suivraient inéluctablement, n’est pas perçue comme un signal raisonnable mais au contraire comme une preuve de faiblesse des autorités qui encourage encore les débordements. Quasiment tous les élus locaux ou les responsables des forces de l’ordre que je croise ont intégré la forte probabilité d’une explosion à court ou moyen terme, suite à un nouvel épisode de violence dont les circonstances propres conduiront à un engrenage que personne ne pourra maîtriser.

En toute hypothèse, c’est un secret de polichinelle que les forces de l’ordre traditionnelles (police et gendarmerie) ne pourront, à terme, continuer seules à faire face à une violence dont le rythme et l’intensité sont en constante progression.

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