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Olivier Debeney

thibault de montbrial lors du procès paty

Le Figaro : Au procès Paty, le terrorisme islamiste et ses « dégâts à fragmentation »

By Ils en parlent !

Récit du Procès Paty dans le Figaro 

 

« La charia a frappé un professeur d’histoire-géographie simplement parce qu’il enseignait à nos enfants, à tous nos enfants, quelles sont nos valeurs », a plaidé, vendredi, Me de Montbrial, l’avocat de Mickaëlle Paty, l’une des sœurs de l’enseignant.

RÉCIT – Les avocats des parties civiles ont souligné, vendredi, la douleur et la peur durables des victimes, familles, enseignants et policiers qui, dans cet attentat, ont été happés par l’horreur.


« L’islamisme n’est pas un séparatisme, c’est un processus de conquête visant notamment le pilier numéro un de nos institutions démocratiques : l’école. » Vendredi, jour des plaidoiries des parties civiles au procès de l’assassinat de Samuel Paty, Me de Montbrial a mis les pieds dans le plat judiciaire. L’avocat de Mickaëlle Paty, l’une des sœurs de l’enseignant, a ensuite rappelé qu’en république « l’État de droit a le devoir de se défendre et qu’il doit aussi se perpétuer. C’est le rôle de l’école et c’est pour cela que les islamistes la détestent. »
Les plaidoiries des parties civiles sont toujours un moment particulier dans un procès terroriste. L’exercice en agace certains, et sur tous les bancs. Leur parole serait au mieux attendue, ennuyeuse et larmoyante, au pire redondante avec l’accusation. Le jugement est sévère et pour le moins réducteur. Car qui sont les victimes sinon des êtres happés un jour par le terrorisme ? Les plaidoiries prennent alors un tout autre sens : si, dans la dramaturgie judiciaire, l’accusation représente la société, les parties civiles, certes par l’intermédiaire de leurs avocats, font résonner la parole du citoyen ou du futur citoyen. Celle, dans le cas d’espèce, de l’homme, de la femme, de l’enfant soudain confrontés au fanatisme islamiste. Et à ce titre ils représentent aussi l’ensemble d’une population française qui, demain, pourrait aussi se retrouver devant ce fléau.

« Vive la soumission »

Cette parole prend une double forme, de raison et d’émotion, qui a trouvé son écho dans les propos entendus vendredi. Comme l’a martelé Me Ragot, qui représente avec Me de Montbrial Mickaëlle Paty, un policier municipal et la FENVAC, les parties civiles veulent « d’abord défendre leur droit de cité et leur conviction ». Cette conviction est des plus claires depuis le début du procès : Samuel Paty est mort non pour avoir discriminé des musulmans mais parce qu’il aurait insulté le prophète et parce qu’on l’a désigné comme une cible. « La charia, assène Me de Montbrial, a frappé un professeur d’histoire-géographie simplement parce qu’il enseignait à nos enfants, à tous nos enfants, quelles sont nos valeurs. »

Quelques heures plus tôt, Me Edwige, avocate de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), résumait le leitmotiv des islamistes : « A bas l’éducation, vive la soumission » et expliquait que cet assassinat atroce d’un enseignant était « une chute vertigineuse des Lumières sur le bitume de l’obscurantisme ».
Vendredi, le public, dont des enseignants et anciens enseignants, a aussi entendu l’autre voix des victimes. Celle de la douleur, de la peur, des larmes. Car, pour reprendre la formule de Me de Montbrial, un attentat fait « des dégâts à fragmentation ». On a ainsi entendu Mes Parpex, Guillet et Liénard évoquer ces dégâts chez les policiers municipaux et nationaux primo-intervenants. Avec cette policière toujours très fragile qui, le 16 octobre 2020, a croisé le regard « de Samuel ». Ou avec ce policier qui, après avoir été confronté à l’horreur, se souvient des appels reçus au commissariat : « On va venger notre frère tchétchène. » À chaque fois la peur, la culpabilité…

« RIP le terroriste »

Même écho chez Me Casubolo Ferro représentant seize anciens collègues de Samuel Paty (enseignants, personnel administratif…). L’avocat se fait leur porte-parole : « Non Monsieur Paty, vos collègues ne vous ont pas abandonné, ils ont fait ce qu’ils ont pu. » Là encore, la peur, là encore, la culpabilité. Pour ces enseignants, il y eut l’angoisse d’avant l’attentat puis l’horreur du 16 octobre. Mais aussi le choc de la rentrée. Avec des élèves, détaille l’avocat, dont « la majorité était bouleversée. Mais aussi avec ceux qui avaient jeté des regards haineux (sur le professeur, NDLR), qui l’insultaient. Ceux qui continuaient à regarder et à s’envoyer la photo (de la tête) ». Le jour de la rentrée, un élève s’est « esclaffé » en assurant que la photo « ne l’avait pas choqué ». Un autre, en sixième, a écrit : « RIP le terroriste »…
Il revenait bien sûr aux avocats des Paty de faire la synthèse entre la raison et l’émotion. Me Le Roy, pour les parents et l’une des sœurs de Samuel Paty, rappelle que, quand en pleine tourmente l’enseignant s’est vu proposer de rentrer chez lui, il a répondu : « Ce serait reculer que de rentrer chez moi. » « Il a refusé d’éteindre la lumière de sa classe, poursuit l’avocate, (les islamistes) voulaient tuer cette lumière et ils ont fait entrer le terrorisme à l’école. »
Un crime suscitant « une indignation éternelle », espère Me Le Roy. Un cauchemar que vivent aussi l’ex-compagne et le fils de l’enseignant, représentés par Me Szpiner, qui a pris la parole en fin d’après-midi. On se souvient encore du témoignage de la mère expliquant que les gestes du quotidien, comme celui de placer des couteaux à table, étaient devenus difficiles. En conclusion de cette journée citoyenne, et dans l’attente du réquisitoire et des plaidoiries de la défense, on se souviendra de cette phrase de Mickaëlle Paty, relayée par Me de Montbrial et s’adressant aux institutions, dont la justice : « Ont-ils compris ce qui s’est passé (le 16 octobre 2020) ? »

 

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thibault de montbrial devant le collectif du 7 octobre

Rencontre avec le Collectif du 7 octobre

By Dernièrement

Invité par le Collectif du 7 octobre, Thibault de Montbrial est intervenu lors d’une conférence à Levallois

 

Devant près de 120 invités, le Président du CRSI a développé un discours sur le thème de la lutte contre le terrorisme.

Son intervention fut suivie d’un témoignage d’Eli Stivi, père d’un enfant toujours détenu par le Hamas à Gaza.

La soirée s’est ensuite poursuivie par de longs échanges sur les questions du terrorisme et de l’islamisme.

 

thibault de montbrial collectif du 7 octobre

actes antisemites

L’explosion des faits antisémites en France depuis le 7 octobre 2023

By Sécurité/Justice

– Par Olivier DEBENEY, chef de cabinet

L’explosion des faits antisémites depuis le 7 octobre 2023

 

En 2023, le nombre de faits antisémites explosent passant de 436 à 1676 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur (+284% par rapport à 2022). Entre janvier et septembre 2023, les tendances étaient fidèles à celles observées l’année précédente (malgré un pic observé en juin – 89 actes) mais le nombre d’actes antisémites passent subitement de 43 en septembre à 563 actes en octobre, soit une multiplication par 13 du nombre d’entre eux. En novembre, ces chiffres se maintiennent à 504 avant de redescendre à 175 en décembre.

Lors de la très forte augmentation observée en octobre, le nombre d’atteintes aux personnes est particulièrement impressionnant puisqu’elles passent à 395 recensées, beaucoup plus que le nombre d’atteintes aux biens (168). La moyenne mensuelle d’actes était de 48,2 entre janvier et septembre 2023. Elle passe à 414 en moyenne entre octobre et décembre 2023.

 

Évolution en 2024

  • Pour le premier semestre 2024, ce sont 887 actes qui ont été recensés, soit +192% par rapport au premier semestre 2023.
  • Ils représentent 58% des actes par rapport à l’ensemble des agressions racistes et antireligieuses.
  • Les lieux de culte sont fortement touchés puisque l’augmentation en un an est de 100%, soit 45 pour le premier semestre 2024.
  • Les chiffres sont les mêmes pour les écoles et les lycées.

Les actes antireligieux entre 2014 et 2021

L’enquête sur les actes antireligieux  entre 2014 et 2021 en France, confiée par le Premier ministre Jean Castex aux députés Isabelle Florennes et Ludovic Mendès, vise à établir un diagnostic des actes antireligieux pour dégager une tendance des actes antireligieux entre 2014 et 2021 en France. Ils reprennent les atteintes aux biens, aux personnes, les menaces et les discriminations. Au-delà des chiffres, le rapport soulignait déjà “une gravité croissante des faits”, en particulier pour les actes antisémites :

“Aux atteintes aux biens sont venues s’ajouter les atteintes aux personnes dans la sphère publique, puis les atteintes aux personnes dans la sphère privée. Le sentiment d’insécurité ou de harcèlement se déplace ainsi dans les foyers mêmes, avec le développement d’un antisémitisme « de proximité » qui ravive les traumatismes liés au meurtre de Sarah Halimi en avril 2017. 63 faits ont été recensés sur le lieu de vie en 2021, sachant que ce type d’actes risque d’être encore plus sous-estimé que ceux se déroulant dans la sphère publique.”

Le rapport met en avant que les actes anticatholiques semblent prendre le même chemin, avec une augmentation des atteintes aux personnes et non seulement des atteintes aux lieux de cultes.

Enfin il met en avant la progression des actes antimusulmans par des atteintes contre les lieux de culte sans interruption depuis 2018.

Sur ce graphique, 589 actes antisémites ont été recensés en 2018, soit 35,5%, alors que les juifs représentent moins d’1% de la population française selon l’Insee. 857 actes antichrétiens ont été recensés, soit 51,7%, et 213 actes antimuslmans l’ont été, soit 12,8%. Selon l’Insee, ils représentent 10% de la population.

crsi visite d'une délégation de st cyr

Visite d’une délégation de l’Académie militaire de Saint-Cyr

By Dernièrement

À l’occasion d’une réunion de travail avec Thibault de Montbrial, une délégation de l’Académie militaire de Saint-Cyr a rendu visite au CRSI

 

Composée de 7 élèves officiers du 2e bataillon de l’École spéciale militaire (ESM) accompagnés de Ronan Doaré, directeur général de l’enseignement et de la recherche, et de Stéphane Baudens, directeur du CReC Saint-Cyr, une délégation de l’Académie militaire de Saint-Cyr (AMSCC) s’est rendu au CRSI pour une réunion de travail autour du président du CRSI.

Ce fut notamment l’occasion d’échanger sur la réussite des JOP et des leçons à en tirer.

thibault de montbrial au salon des maires 2024

Au Salon des Maires et des Collectivités

By Dernièrement

À l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités, Thibault de Montbrial est allé à la rencontre des acteurs locaux 

 

Au travers de rencontres enrichissantes, le Président du CRSI a pu échanger avec passion des enjeux rencontrés par nos maires et nos présidents d’intercommunalités.

Il a rappelé à quel point ces derniers étaient indispensables tant ils étaient en première ligne pour répondre aux problématiques concrètes des Français.

Le CRSI a ainsi pu visiter de nombreux stands parmis lesquels : Agora Médias, Politicae, la Fédération nationale des chasseurs, la MSA – Mutualité Sociale Agricole, FNSEA, la Garde nationale, la Police nationale, la Gendarmerie Nationale et bien d’autres encore.

 

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