Centre de Réflexion
sur la Sécurité Intérieure
10 rue Cimarosa – 75116 PARIS
Frédéric Encel, géopoliticien et membre du Comité stratégique du CRSI, était l’invité de Yann Barthès sur Quotidien le 24 mars
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Frédéric Encel interviewé pour L’Express le dimanche 23 mars
Expansionnisme russe, tensions grandissantes entre Etats-Unis et Chine, poudrière du Moyen-Orient, à quoi il faut désormais ajouter l’abandon de l’Europe par Donald Trump… Le climat international n’a jamais semblé aussi inquiétant depuis la guerre froide. Pourtant, dans le percutant La guerre mondiale n’aura pas lieu (à paraitre le 26 mars), Frédéric Encel prend à rebours les prophètes de malheur et assure que le scénario d’un conflit généralisé reste très improbable.
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Marie-Hélène Thoraval était l’invitée de Timothée Dhellemmes dans l’émission Point de vue pour Le Figaro le vendredi 21 mars
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– Par Tristan Audras
Ralentissement de la croissance
Les prévisions du gouvernement
Le 18 mars, l’INSEE a publié ses prévisions de croissance pour l’année 2025. Après 1,1 % de croissance en 2024, le projet de loi de finance 2025 anticipait une croissance de 0,9 % cette année. L’anticipation du taux de croissance est absolument cruciale lors de l’adoption du budget car le niveau du PIB agit directement sur les prévisions de recettes et de dépenses de l’Etat. Une croissance plus faible que prévue par exemple, rendrait impossible la tenue de l’objectif de 5,4 % de déficit public.
Les prévisions de l’INSEE
Dans sa dernière note, l’INSEE revoit ses prévisions de croissance à la baisse par rapport à ses dernières estimations, fin 2024. Le taux croissance atteindra seulement 0,1 % au premier trimestre et probablement 0,2 % au deuxième trimestre (0,4 % au premier semestre). A ce rythme, les perspectives de croissance du gouvernement apparaissent hors d’atteinte. Pour les atteindre il faudrait que « des aléas positifs se manifestent dès le début de l’année ».
Les prévisions de la Banque de France
L’INSEE n’a pas fourni d’indications concernant l’ensemble de l’année 2025 mais notons que la Banque de France prévoit elle un taux de croissance à 0,7 %.
Comment expliquer le ralentissement de la croissance ?
Le ralentissement de la croissance s’explique principalement par deux facteurs :
- La baisse des dépenses publiques, véritable moteur de la croissance depuis de nombreuses années, et notamment le Covid.
- La baisse du commerce mondial notamment du fait de l’augmentation des droits de douane décrétés par l’administration Trump sur les produits chinois.
Les facteurs porteurs de croissance sont notamment la hausse de la consommation des ménages (0,4 %) dont la hausse des salaires devrait plus que compenser l’inflation.
Quelles sont les conséquences du ralentissement de la croissance ?
Outre la hausse du déficit public, l’une des conséquences majeures est la hausse du chômage qui devrait atteindre 7.6 % à la fin du premier semestre d’après l’INSEE.
Sources
INSEE, « Désordre mondial, croissance en berne », Note de conjoncture, mars 2025, https://www.insee.fr/fr/statistiques/8388054




