Centre de Réflexion
sur la Sécurité Intérieure
10 rue Cimarosa – 75116 PARIS
Le JDD réagit à une étude commandée par le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, qui met en lumière les inquiétudes sécuritaires des maires de France
77 % des maires d’Île-de-France considèrent la sécurité comme un sujet important, contre 47 % de leurs collègues de province, sans doute moins confrontés à l’insécurité. Une réalité qui se retrouve d’ailleurs dans les ressources sécuritaires des communes de France : 85 % des maires répondent en effet qu’ils n’ont, dans leur commune, ni police municipale ni gardes champêtres.
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Le Point réagit à un sondage Ifop pour le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, qui interroge les élus sur leur perception de la sécurité à un an des municipales
48 % d’entre eux considèrent que la sécurité est un sujet important, plus de la moitié des répondants (56 %) ont le sentiment d’être abandonnés par l’État sur cette question et « de devoir pallier, en tant que commune, cette absence ou cet abandon de l’État ». Un chiffre qui grimpe à 83 % en Île-de-France.
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Le Parisien réagit au sondage Ifop commandé par le CRSI sur « Les maires et l’insécurité », réalisé auprès de 504 élus pour mesurer leur perception de la sécurité dans leurs communes.
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Sondage Ifop-CRSI « Les maires et l’insécurité »
L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 504 maires (ou adjoints à la sécurité), représentatif de l’ensemble des maires de France.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge) après stratification par région et taille de commune. Les communes de taille les plus importantes ont été surreprésentées lors du terrain d’enquête, puis ramenées à leur poids réel lors du traitement informatique des résultats.
Les interviews ont été réalisées par téléphone du 20 février au 15 mars 2025.
- À un an des prochaines élections municipales, la sécurité est un enjeu important pour 48% des maires.
- 74% souhaitent une simplification des procédures administratives pour faciliter l’installation de caméras de surveillance par les municipalités dans leur commune.
- 65% souhaitent que les policiers municipaux puissent pratiquer des contrôles d´identité et la fouille de véhicule ou d´individu, comme le font les policiers nationaux ou les gendarmes.
- 15% des communes disposent d´une police municipale ou de garde(s) champêtre(s).
- 62% estiment que le contexte local de leur commune nécessite que la police municipale/ le(s) garde(s) champêtre(s) soit armé(e).
- En matière de sécurité, 56% ont un sentiment d’abandon de l´État et de devoir pallier en tant que commune cette absence ou cet abandon de l´Etat.
- 93% estiment souhaitable que les personnes qui sont « fichées S », c´est-à-dire qui font l´objet d´un suivi policier pour menace à la sûreté de l´Etat, et qui résideraient dans leur commune, leur soient systématiquement signalées.
- 89% souhaitent que l’installation par l´Etat de réfugiés dans une commune reçoive obligatoirement l’aval du maire et du conseil municipal de la commune concernée.
Résultats de l’étude
Tribune de Florence Bergeaud-Blackler publiée dans Le Figaro le 28 mars
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Conférence à Blois le jeudi 27 mars
Thibault de Montbrial donnait une conférence à Blois (Loir-et-Cher) dans la salle d’assemblée du Conseil départemental le jeudi 27 mars. Une centaine de personnes, de tous les corps de la société, sont venues échanger avec le président du CRSI sur leurs inquiétudes et leur espérance pendant plus de deux heures.
Pour la République… au Dôme de Paris
Le 26 mars 2025, plus de 4 000 personnes se sont rassemblées au Dôme de Paris pour une soirée exceptionnelle organisée par Agir Ensemble sur la défense de la laïcité et des valeurs républicaines.
De nombreux intervenants tels que le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, le ministre des Outre-mer et ancien Premier ministre Manuel Valls, l’ancienne ministre des Affaires européennes Noëlle Lenoir, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, l’anthropologue et membre du comité stratégique du CRSI Florence Bergeaud-Blackler, l’ancien ambassadeur de France en Israël Éric Danon, l’écrivain Henda Ayari, les journalistes Eugénie Bastié et Nora Bussigny, l’anthropologue Fadila maaroufi.
Lors de cet événement, Thibault de Montbrial a pris la parole pour souligner l’importance de soutenir tous ceux qui veulent vivre en paix et en accord avec les lois de la République :
“ Il faut protéger les musulmans de France qui sont en danger face à la montée de l’islamisme et qui veulent vivre en paix et respectent les lois de la République. Donnons l’envie à nos jeunes de défendre les valeurs de la République. Je ne capitulerai jamais, les fatwas, je les ai déjà.”
“ La reine des batailles est la bataille culturelle : pour être un peuple, il faut s’aimer et s’assumer. ”
Lettre de la Sécurité Intérieure n°13 – Mars 2025
Chers amis,
Le CRSI a fêté ses 10 ans au cours d’un premier trimestre 2025 particulièrement riche. En effet, outre nos activités habituelles, nous avons eu le plaisir de recevoir le Ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et de fêter dignement ces 10 ans lors d’une mémorable soirée le 5 février dernier avec plus de 300 invités. Vous retrouverez les moments saillants de la première décennie du CRSI dans les pages qui suivent.
Cet anniversaire coïncide avec une évolution du champ d’action du CRSI vers les enjeux de souveraineté, comme les différents thèmes abordés depuis quelques mois lors de nos conférences et dans notre LSI vous l’ont montré.
Mais les conséquences de l’élection du Président Trump aux Etats-Unis sur le cadre international de sécurité dans lequel évolue la France constituent LE sujet de ce début d’année 2025. A cet effet, les sécurités intérieures et extérieures sont étroitement imbriquées. En effet, qu’elles viennent de l’Est ou du Sud, les menaces étatiques ou non se caractérisent toutes par un potentiel hybride considérable.
Outre les indispensables adaptations capacitaires (militaires et industrielles), assouplissements réglementaires et efforts budgétaires, je voudrais souligner ici 2 points qui m’apparaissent cruciaux :
- La réactivation d’une réelle Défense Opérationnelle du Territoire. L’articulation entre l’armée de terre et la gendarmerie et le rôle des réserves sont autant d’enjeux majeurs.
- L’implication de la population. Il faut développer un programme de sécurité civile adapté pour créer une indispensable capacité de résilience collective. Les réactions navrantes à l’annonce (certes mal maîtrisée) de l’envoi prochain à nos concitoyens d’un fascicule pour préparer les situations de crise montre qu’il y a du chemin…
Les incertitudes de l’époque commandent un réarmement structurel rapide sur tous les plans: militaire, industriel, politique et moral. L’objectif ne consiste pas à préparer la guerre, mais à restaurer une puissance globale capable de dissuader ceux qui, à l’Est ou au Sud, seraient tentés d’exploiter le contexte international dérégulé qui se profile pour utiliser la force d’une manière ou d’une autre afin de peser sur les intérêts de la France.
Thibault de Montbrial


