Centre de Réflexion
sur la Sécurité Intérieure
10 rue Cimarosa – 75116 PARIS
Plus aucun Comex ne peut nier la puissance de l’intelligence économique (IE) !
Par Antoine de Tournemire
Si le renseignement passe pour le plus vieux métier du monde, le renseignement économique semble, lui, avoir tardé à se faire une place. Officiellement du moins. Certes, rappelait Alain Juillet, lors du colloque co-organisé par l’École de Guerre économique et la DGA, De Gaulle envoya des chargés de mission au Japon pour étudier l’informatique dans les années 1960… Las ! Quand son ancien patron du Sdece (ancêtre de la DGSE), le général de Marolles remit deux plans stratégiques japonais aux constructeurs français : “ceux-ci ne surent qu’en faire…, s’étouffe l’ancien espion (…) Puis le métier s’est perdu.”
C’est durant son passage dans le privé, au poste de DG de Jacob Suchard, qu’Alain Juillet confie avoir découvert ce qu’on nommera l’IE lors d’un stage à Berkeley en 1988. Il y prend conscience que “le marketing fait partie de l’influence”. Partant, le benchmarking (le renseignement sur les concurrents), impose un nouveau métier et une nouvelle offre… Mais le concept est encore flou.
Ce n’est qu’en 1993, rappelle-t-il, que le cabinet britannique Control Risks organise le premier séminaire pour le “renseignement d’entreprise” à Bruxelles. Le rapport Martre sortira l’année suivante en alertant sur le retard de la France dans le domaine et dans l’urgence de créer une filière.
Un accueil… réservé
Mais, “seuls 5 à 6% des dirigeants avaient compris qu’il fallait passer à l’offensive !” se souvient un participant du colloque de l’École militaire. Si Edouard Balladur est classé parmi les convertis, avec Michelin ou Dassault, d’autres tels “Philippe Jaffré (PDG d’ELF Aquitaine) venait en touriste…”(…) “même les banques ou le MEDEF mirent du temps à comprendre… “
Quelques années plus tard, le président Chirac demande à Alain Juillet, alors qu’il dirige le renseignement à la DGSE, de “s’occuper de l’IE”. Mission qu’il prendra à bras le corps dès 2003 “dans un bureau et avec deux téléphones pour commencer au sein du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale”. Pour évangéliser, il suit les conseils de Michèle Alliot Marie lui conseillant de commander un second rapport…
2003 : le rapport Carayon pour structurer l’IE.
Reprenant le constat et les solutions du rapport d’Henri Martre de 1993, celui de Bernard Carayon alerte également sur le retard de la France en matière d’intelligence économique (IE) par rapport à ses concurrents. En cause :
- Le cloisonnement et circulation élitiste de l’information : L’information stratégique est souvent cloisonnée entre les administrations, les entreprises et les organismes de recherche, ce qui limite sa diffusion et son exploitation. De plus, la circulation de l’information est souvent réservée à une élite, ce qui exclut la grande majorité des acteurs économiques.
- L’insuffisance des liens entre les secteurs public et privé : La collaboration entre le public et le privé en matière d’IE est souvent insuffisante, ce qui limite l’efficacité des actions entreprises.
- Le manque d’intérêt global pour l’IE : L’IE n’est pas encore suffisamment considérée comme un enjeu stratégique par l’ensemble des acteurs économiques, ce qui freine son développement.
Or, face à une mondialisation de plus en plus concurrentielle et à des puissances étrangères développant des pratiques offensives de plus en plus sophistiquées, l’IE est devenue un outil indispensable pour protéger les intérêts stratégiques de la France et assurer la compétitivité de ses entreprises. “L’IE est une réponse à une mondialisation agressive. Ces rapports furent l’enterrement de la naïveté française” résume l’ancien député Carayon.
Contexte multi-menaces
Des alliés… concurrents
En effet, l’IE s’impose dans un monde ambigu dans lequel USA et UK sont partenaires et concurrents. “En France, en effet, l’IE arrive avec les Américains. Dès le Plan Marshall, les bailleurs de fonds exigent un suivi par leurs cabinets de conseils qui franchissent alors l’Atlantique… Le ver était dans le fruit”, résume en souriant un professionnel.
Les exemples de la guerre économique ne manquent hélas pas. Chacun se rappelle du boycott américain des vins, notamment, lors du refus de la France de prendre part à la 2e guerre du Golfe. Quelques années plus tard, en 2001, les USA se sont dotés de lois extraterritoriales que nous avons pu découvrir avec l’affaire Alstom dans laquelle un dirigeant fut incarcéré aux USA pour des faits présumés de corruption. On se souvient également des rapports quotidiens d’activité exigés par le FBI aux employés américains du fleuron français. Tout le monde a le souvenir amer de l’amende record de la BNP pour avoir réalisé des transactions en dollars avec l’Iran. En effet, les USA s’arrogent le droit de demander des comptes à des entreprises étrangères, exerçant hors des États-Unis dès lors que celles-ci utilisent le Dollar ou des plateformes américaines aussi répandues que Gmail…
Une guerre économique
Les Chinois imposent également leurs règles en s’inspirant de lois extraterritoriales américaines et attaquent. On se souvient d’Areva dont le réseau a été pénétré pendant 3 ans dans les années 2010 et dont l’enquête montrait que l’administrateur était – ô surprise – localisé dans l’Empire du milieu… Ce que le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne résume clairement : “La Chine lamine la France depuis 25 ans.”
Une guerre informationnelle
Cyberactivisme, tensions géopolitiques, attaques pirates pour l’argent et pour l’influence sont quotidiennes. Hacker un hôpital français, ce n’est pas pour l’argent (ces établissements n’en n’ont pas) mais bel et bien pour affaiblir l’État. Comme il fut aussi visé par les attaques informationnelles sur TV5, enfin, la guerre économique (connaître son concurrent, ses brevets, ses faiblesses, ses contacts, ses devis, le désinformer, médiatiser ses failles, etc).
La transparence et l’éthique
Au-delà de leurs process, les entreprises cotées doivent également s’assurer de l’intégrité des entreprises partenaires.
Les solutions du rapport
L’IE doit être intégrée à la culture de toutes les entreprises et administrations françaises. Sensibilisation de l’ensemble des acteurs économiques à l’importance de l’IE et de leur donner les outils nécessaires pour la mettre en œuvre.
Créer des synergies entre le public et le privé en matière d’IE. Mise en place des dispositifs de partage d’information et de développer des partenariats entre les administrations et les entreprises.
Doter la France d’une stratégie nationale d’IE qui doit définir les objectifs et les moyens qui seront mis en œuvre pour les atteindre.
L’IE doit être utilisée par les entreprises françaises pour protéger leurs intérêts stratégiques et gagner des parts de marché. Cela implique de leur donner les outils et les ressources nécessaires pour développer une stratégie d’IE efficace.
Parmi les mesures adoptées, les ministères créent un “correspondant IE”. Hélas ! “Lors des réunions du Comité pour la compétitivité et la sécurité économique”, se rappelle Alain Juillet, “chacun campait sur ses positions : la DST dans le secret, Bercy dans sa prétention coutumière, le Quai prenait le thé. Seule la Défense, via la DGSE prêchait pour l’IE. Même le monde de la recherche boudait l’IE car elle allait à l’encontre de leur culture du partage. Les PME n’en comprennent pas plus”…
30 ans d’IE et après ?
Aujourd’hui, Carayon souhaite une plus importante impulsion de l’État. Il a été entendu puisque la DGA, par exemple, vient d’ouvrir une sous-direction à l’IE. L’ancien député souhaite également la création d’un fonds stratégique d’influence. Il appelle enfin de ses vœux que le secret des affaires ne relève plus du civil mais du pénal. Et de citer parmi les menaces “l’intelligence artificielle (qui) massacre le droit d’auteur, crée des deep fakes ou les agences anglo-saxonnes qui notent tout !”
Les acteurs de l’IE s’accordent sur le fait que l’IE est mâture en 2024. Il y a 30 ans, l’américain Kroll et le britannique Control Risks régnaient en maître. Aujourd’hui, la France compte de nombreuses entreprises d’IE. Même des PME “ont compris” et “y recourent”. Ils regrettent, toutefois, que le secteur privé traîne des pieds. “On a été naïfs, résume le général Bonnemaison, commandant de la cyberdéfense. Tous les pays recourent à l’IE. Ça n’est pas très bien. Mais c’est nécessaire.” “On s’est loupé sur l’offensive. Alors que les autres ne se gênent pas” déplore Alain Juillet. “Les entreprises ont peur. Mais elles doivent y aller ! Nous sommes en guerre informationnelle. La pensée unique est un désastre. Or on doit apprendre à manipuler les autres. On doit être curieux et savoir ce qu’il se passe ailleurs. Il faut regarder comment font les autres. Même les Indiens ! (…) Le CAC 40 commence à le faire. Mais surtout dans les domaines touchant à la défense”.
RGPD & IA ACT
Les acteurs de l’IE déplorent un flou opérationnel certain. Prenons le “scrapping”. Extraire les données en masse est-il autorisé ? “juridiquement, les agences françaises ont moins de droits que les entreprises étrangères pour traiter les datas nationales…” signalent les experts. Le RGPD, par exemple, empêche les entreprises européennes de collecter des informations sur les USA. Alors que de leur côté, ces derniers le peuvent… La CNIL a ainsi condamné Clearview à 20 millions $ pour sa collecte de photos de visages en ligne à des fins de reconnaissance faciale. Mais l’entreprise américaine continue et ne paie pas… L’UE a aussi “pondu” un “IA Act” qui réglemente excessivement les entreprises et empêche l’Europe de se défendre.
Bref, conclut un intervenant : “On s’est enlevé une capacité à se défendre. Et on a donné une arme aux autres !”.
RÉCIPROCITÉ
“La BNP a payé 8.9 milliards $ d’amende pour avoir violé un embargo économique – qui ne concernait pas la France – par le simple fait même d’avoir utilisé le dollar pour des virements … L’UE, conclut Alain Juillet, doit se doter comme les USA et la Chine de lois extraterritoriales”.
En faisant un sursaut en matière d’IE, la France peut protéger ses intérêts stratégiques et assurer la compétitivité de ses entreprises. Et les talents ne manquent pas. Fin mars, une équipe française de hackers éthiques remportait pour la seconde fois au concours de piratage Pwn2Own d’une Tesla.
Antoine de Tournemire est directeur de l’agence d’e-réputation Laudans depuis 2012. Diplômé de l’École Supérieure de Journalisme de Paris, il a exercé dans la presse magazine (VSD, Valeurs Actuelles, Figaro M
agazine…) puis sur le pure player Atlantico. Auteur de « Manager son e-réputation » (Ellipse), il sensibilise aujourd’hui le monde de l’entreprise aux problématiques de la réputation en ligne et intervient, notamment, dans la formation du diplôme SIR (Sûreté, Information, Renseignement) de Paris II Assas.
Thibault de Montbrial donnait une conférence :
« Les territoires face à l’enjeu de la sécurité publique ».
Le président de la CCI de Limoges et le président de l’agglomération de Limoges ont ouvert la conférence qui a réuni une cinquantaine de personnes (principalement des décideurs économiques).
« Les islamismes en Europe »
Florence Bergeaud-Blacker, Docteur en anthropologie, chercheuse au CNRS et membre du comité stratégique du CRSI, organisait un colloque international le mercredi 15 mai au siège de la Région Île-de-France.
Des scientifiques de différents pays européens intervenaient dans le cadre de cette journée pendant laquelle quatre sessions se sont tenues :
- Particularités des islamismes européens
- Les islamismes dans les différents pays européens
- Les islamismes et leurs alliances
- Islamismes, prévention et réponses
Liste des intervenants :
Dr Sergio Altuna Galan, Dr Sameh Egyptson, Dr Eliane Ettmüller, Dr Andreas Jacobs, Sir John Jenkins, Dr Magnus Norell, Dr Damon Lee Perry, Dr Susanne Schröter, Dr Heini i Skorini, Dr Lorenzo Vidino, Dr Tommaso Virgili.
« La guerre, demain ? »
Dans le cadre du Colloque de la pensée militaire de l’Armée de Terre, Thibault de Montbrial a introduit les problématiques liées à l’action des forces armées sur le territoire national.
Communiqué
Depuis la supension de ma conférence à la Sorbonne en Mai 2023 (qui fut finalement organisée sans problème en juin), aucune université française ne m’invite -ou annule au dernier moment pour des motifs spécieux-.
Je fais donc appel à invitation pour présenter mes recherches dans les universités françaises et les centres de recherche publics, seuls lieux où je ne peux plus aller.
J’ai un doctorat depuis 25 ans, une habilitation à diriger des recherches, un CV et une liste de publication consistants, je suis CR fonctionnaire titulaire du CNRS.
On peut ne pas partager mes analyses évidemment, mais faut-il en connaitre le contenu. Je demande le levée de cette censure dans le milieu académique qui est naturellement le mien.
Thibault de Montbrial invité à Saint-Cyr-sur-Loire
Dans le cadre d’une réunion sur les enjeux de sécurité, Thibault de Montbtrial donnait une conférence devant 200 personnes à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours.
Il a pu aborder un certain nombre de thématiques alors qu’approchent les élections européennes 2024.
La visite surprise du Président de la République Emmanuel Macron à Marseille a suscité une attention particulière. Il est venu promouvoir les mérites de l’opération « Place Nette XXL », lancée le lundi précédent pour combattre le trafic de drogue.
Cette initiative mobilise 900 policiers, gendarmes et douaniers, principalement dans les quartiers Nord, pour plusieurs semaines. Quelques jours auparavant, le 5 mars, les magistrats du tribunal judiciaire de Marseille avaient été auditionnés au Sénat lors d’une commission d’enquête qui avait dressé un constat alarmant sur ce problème.
Le constat : vers une “narcoville”
Les chires du narcobanditisme à Marseille en 2023 :
- 50 assassinats en bande organisée (20 en 2020 et 33 en 2022) ;
- 123 blessés en lien avec le trafic (12 en 2020) ;
- 3,3 tonnes de cannabis saisie (2 fois plus qu’en 2022) ;
- 350 Kg de cocaïne saisie (2 fois plus qu’en 2022) ;
- Les têtes gèrent le trafic généralement depuis l’étranger (Maghreb, Pays-Bas, Espagne, Emirats Arabes Unis) ;
- Ils recrutent ensuite des gérants de points de deal, payés au moins 8 000€/mois ;
- Sur ces points de deal, interviennent des vendeurs, des guetteurs, des tueurs, des logisticiens (voitures volées, box et garages pour héberger les tueurs) et enfin des blanchisseurs (dans des activités économiques telles que le BTP, les boîtes de nuits, restauration, etc.).
Ces derniers sont recrutés de plus en plus jeunes (62% des tueurs ont moins de 21 ans), et pour beaucoup, ne viennent pas de Marseille. Ils constituent souvent les premières victimes des “narchomicides”.
“Marseille est la seule ville de France gangrénée à ce point par le trafic de drogue et par l’économie souterraine que ce trafic induit et les règlements de comptes qui en découlent”
Face aux réseaux, deux stratégies complémentaires sont mises en œuvre par les pouvoirs publics :
- D’abord une stratégie de “pilonnage” par le préfet et les forces de police, qui permet de maintenir la pression sur les réseaux ;
- Puis, une stratégie judiciaire, de démantèlement qui est bien plus longue et lourde.
Une réponse judiciaire à la traîne : Face au narcobanditisme, les moyens de la justice doivent être considérablement renforcés (eectifs d’instruction, de gree, d’assistants spécialisés).
“Pour ces gens-là, la prison, c’est la même chose que l’extérieur sans les femmes. Il faudrait un régime pénitentiaire spécifique, très dur, sous forme de quartier de sécurité sans communication avec l’extérieur”,M. Nicolas BESSONE.
A Marseille, 20% de l’activité juridictionnelle est consacrée au trafic de stupéfiants, contre une moyenne de 9% au niveau national. Ce sont des dossiers qui sont longs, complexes, chronophages.
La réponse judiciaire est par ailleurs entravée par une corruption de basse intensité. Si dans les prisons, ce combat est peut-être déjà perdu (accès facile aux téléphones, drogue, etc.), il doit être mené au sein de la police et des juridictions. Des enquêtes internes sont en cours sur des fonctionnaires ou services dont les dossiers font régulièrement l’objet de nullités.
“Chaque personne a un prix et les moyens de ces réseaux sont quasiment illimités.“, Nicolas BESSONE.
Propositions
Plusieurs pistes de propositions ont été évoquées. Une action résolue : au niveau pénitentiaire, au niveau de la législation et au niveau procédural. Ainsi qu’une politique de santé publique contre la consommation.
1/ Le régime pénitentiaire : La prison des Baumettes connaît une surpopulation carcérale de 188%. Outre le scandale que cela constitue pour les conditions des détenues, cela pose un vrai problème de suivi des détenus.
Les magistrats ont plaidé pour la mise en place d’un régime spécial de prisons à haute sécurité : avec isolement de ces profils (qui continuent parfois de gérer le trafic sans problème derrière les barreaux) et brouillage des cellules.
2/ La législation : 3 points de la législation pénale seraient à changer selon les magistrats :
- Criminalisation de l’infraction de l’association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime, qui n’est aujourd’hui qu’un délit puni au maximum d’une peine de 10 ans d’emprisonnement ;
- Revoir le statut des collaborateurs de justice, des informateurs : possibilité d’accorder ce statut à ceux qui ont du sang sur les mains (ayant tué ou commandité), afin d’atteindre les têtes de réseau ;
- Face au blanchiment, mise en place d’une “présomption de blanchiment” : ne pas attendre la condamnation définitive pour confisquer, dès lors qu’il y a environnement criminel et non justification du train de vie.
3/ La procédure pénale : Plusieurs points de procédure seraient à simplifier :
- Le régime des nullités : que l’ordonnance de renvoi devant une juridiction de jugement purge les éventuelles nullités qui n’ont pas été soulevées avant. Distinction nullité formelle/substantielle ;
- Mise en place d’une cour d’assise spéciale, similaire à celle prévue en matière de terrorisme.
4/ Une politique de santé publique contre la consommation : Olivier Leurent déplore que la consommation de cannabis soit largement acceptée dans la société et qu’il n’y ait plus de sentiment de transgression. Elle est mise sur le même plan que la consommation de vin.
Mais consommer du cannabis, c’est entretenir des réseaux criminels. Avec en plus, une nocivité des produits extrêmement forte. Il faut donc une véritable politique de santé publique.
“Une consommation quotidienne de cannabis, et parfois jusqu’à 10 joints par jour, mais sans l’ombre d’une conscience de transgresser la loi”, M. Olivier LEURENT.
Il ressort de cette audition que Marseille est largement gangrénée par le narcotrafic. Plus de 130 points de deal recensés. Olivier Leurent parle ainsi de “narcoville”. Cette audition confirme qu’à Marseille comme ailleurs, un choc d’autorité est urgent avant le délitement de l’Etat de droit.





