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Olivier Debeney

BFM TV : « Thibault de Montbrial face à Ruth Elkrief

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Thibault de Montbrial, avocat, président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, et auteur de « Le sursaut ou le chaos » (Ed. Plon), a répondu aux questions de Ruth Elkrief, ce mercredi 3 juin 2015, sur les solutions à mettre en oeuvre afin de lutter efficacement contre le terrorisme et la radicalisation des jeunes.

Europe 1 : « La France est à la croisée des chemins »

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Thibault de Montbrial était face à Arlette Chabot, Robert Namias et Didier François dans « Le Club de la Presse ».

Thibault de Montbrial était l’invité du « Club de la Presse » lundi soir sur Europe 1. Le président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure s’est notamment exprimé sur la loi sur le renseignement, la radicalisation des jeunes et les prisons.

Valeurs actuelles : « Il faut s’adapter à la menace »

By Ils en parlent !

Ce projet de loi sur le renseignement vous paraît-il utile ?

Utile et nécessaire, parce qu’il n’y a pas de liberté sans sécurité pour l’exercer. Ce texte vient combler une lacune car l’activité de nos services de renseignements n’était absolument pas encadrée par la loi. Il organise aussi juridiquement la façon dont l’état peut utiliser des outils technologiques que tout le monde utilise – y compris les terroristes – pour protéger les valeurs fondamentales…

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Vignette actu CRSI sécurité intérieure

Le Figaro : «la France est en guerre pour plusieurs années»

By Ils en parlent !

Un attentat planifié contre deux églises de Villejuif a été déjoué ce dimanche. Thibault de Montbrial, spécialiste des questions de terrorisme examine la forme nouvelle de guerre qui se développe sur notre territoire.

 

FIGAROVOX

Un attentat contre deux églises de Villejuif a été déjoué ce dimanche. Interrogé à ce sujet, Stéphane Le Foll a indiqué que «La lutte contre le terrorisme c’est tout le temps». Que pensez-vous de cette déclaration ?

 

Thibault de Montbrial.

Notre société est confrontée depuis deux ans à la montée d’un islam radical qui s’inscrit dans le cadre global, d’une part de la radicalisation de certains musulmans en France, et d’autre part du djihad en Syrie puis en Irak. Ceci aboutit au passage à l’acte sur notre territoire de Français ou d’étrangers vivant en France.

Parmi ces attaques, il y a eu les attentats marquants de grande ampleur en janvier, mais il en a eu de moins spectaculaires comme l’attaque de Joué-lès-Tours contre un commissariat en décembre 2014 ou encore celle envers une patrouille Vigipirate à Nice en février 2015. Sans compter tous les autres attentats qui ont été déjoués. À tout moment et partout, dans les grandes comme dans les petites villes, il peut effectivement y avoir une attaque contre un lieu de culte, un lieu symbolique ou des personnes représentant la République.

Serions-nous donc arrivés à une situation de guerre perpétuelle ?

Aujourd’hui la France est confrontée à une situation de guerre de «basse intensité», y compris sur son territoire: elle combat Daech au Moyen-Orient par sa participation à la coalition aérienne internationale, lutte contre l’islamisme au Mali mais est également confrontée à des attaques sur son sol, comme d’autres pays européens. Les islamistes radicaux appellent ainsi très régulièrement sur internet à des actions sur le «territoire des croisés», c’est-à-dire chez nous. Il arrive, et il arrivera encore en France les agressions qui se produisent également ailleurs (Danemark, Belgique, Tunisie…).

Il ne s’agit donc pas d’une guerre comme notre pays a pu le connaître au siècle dernier, avec des armées en uniforme, des déplacements de populations et de grandes batailles, mais de la présence d’une forme d’insécurité permanente dans un pays où chacun continue à vivre à peu près normalement, mais où des attaques ponctuelles peuvent survenir à tout endroit et à tout moment.

À cet égard, le fait que ce soit une église, un dimanche matin à l’heure de la messe, qui ait été choisie pour cible dans l’attentat qui vient d’être déjoué est révélateur de cette évolution du conflit au sein même de notre pays.

Cette évolution est-elle un phénomène nouveau?

La France est confrontée à l’islam radical et à la présence d’islamistes extrémistes depuis plusieurs décennies. En revanche, l’ampleur du phénomène et son intégration dans une guerre internationale de conquête menée au nom de l’islam est une nouveauté qui remonte à environ trois ans. Le fait que des individus décident désormais -soit à l’instigation d’une organisation internationale, soit de leur propre initiative mais à l’appel de personnes influentes de leur entourage ou encore de vidéos de propagande- d’aller attaquer avec des fusils d’assaut des lieux symboliques de notre civilisation sur notre propre territoire est une des facettes inédites de ce phénomène, qui rend le travail des services de sécurité extrêmement compliqué.

Les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher sont la première traduction concrète de cette évolution, même si la toute première attaque reste celle de Joué-lès-Tours en décembre. Il est ainsi certain que ces attentats marquent le début d’un état de guerre latente. Le patron de la DGSE a d’ailleurs indiqué ce mardi qu’il y avait eu six importants attentats déjoués depuis le mois de janvier… Dans le même temps, le gouvernement a procédé dès janvier à de très nombreuses interpellations préventives. Si l’on considère le fait que ces personnes vont sortir de prison un jour ou l’autre, que de nombreux combattants partis faire le djihad reviennent et que d’autres se radicalisent sans partir, cela signifie que le nombre d’individus -français ou résidant en France- susceptibles de nous attaquer augmente continuellement.

L’importance du nombre de djihadistes français ainsi concernés -au minimum évalués à plusieurs milliers, qu’ils aient ou non quitté le territoire-, et la poussée d’un islam radical politique qui est dans une logique de conquête, conduit à conclure cette situation va nécessairement durer plusieurs années.

Les conséquences seront complexes à gérer pour notre cohésion sociale déjà fragilisée par un communautarisme beaucoup plus profond que beaucoup ne le pensent, ou n’osent l’admettre. Les suites des attentats de janvier (manifestations dans les écoles ou sur le réseaux sociaux) ont ainsi souligné la présence d’un certain nombre de personnes qui, en France, éprouvent à minima une sympathie réelle envers les islamistes radicaux.

La capacité de résilience de chacun sera essentielle si, comme il est permis de le craindre, notre pays est frappé par des attentats majeurs dans les mois qui viennent.

Quelles mesures envisager pour lutter contre ce terrorisme?

À mon sens, il y a plusieurs axes de réflexion à développer pour s’opposer à cette menace:

Il est tout d’abord impératif de changer notre état d’esprit sur les questions de sécurité, et de s’adapter avec pragmatisme à la réalité de ces attaques. Nos forces de l’ordre primo intervenantes sur les scènes d’attentat doivent être mieux armées et entraînées à ces situations spécifiques. De plus, il va falloir réfléchir à dégager des moyens humains supplémentaires car les services de police et de gendarmerie et l’armée ne sont pas extensibles à l’infini et sont usées par le plan Vigipirate. Il va donc falloir se pencher sur le tabou de la sécurité privée armée et, d’une façon générale, repenser la question du nombre et de la qualité des personnes légalement habilités à porter une arme dans nos rues. L’ensemble des citoyens doit comprendre que des attaques peuvent se produire toutes les jours et en tout lieu.

Plus politiquement ensuite, il est crucial de restaurer l’autorité et les valeurs millénaires de notre civilisation occidentale judéo-chrétienne, afin de redonner du sens à la jeunesse de notre pays. La meilleure manière d’y parvenir est d’être fiers de nos valeurs, de la démocratie que nos anciens ont construit, d’être prêts à la défendre, et de l’assumer.

Enfin, il est indispensable que les théologiens musulmans français sortent clairement de la grande ambiguïté qui est celle de la religion musulmane. Celle-ci tient au fait que l’islam est la seule grande religion qui n’ait jamais coupé le lien entre temporel et spirituel. Elle reste donc une religion politique, fondée sur l’interprétation de ses textes sacrés. Or il est urgent qu’une interprétation moderne et totalement compatible avec notre mode de vie et notre laïcité soit affirmée clairement car tant que ce ne sera pas le cas, il demeurera une ambigüité dans laquelle s’engouffrent les islamistes radicaux.

Lire l’article sur le Figaro.fr

Attentat déjoué à Paris: le suspect est un étudiant algérien de 24 ans

By Dernièrement
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Un attentat a été déjoué ce dimanche matin en région parisienne, a annoncé ce mercredi le ministre d’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Immédiatement mis en garde à vue, le suspect avait comme cibles une ou deux églises de la région parisienne. Cet étudiant algérien de 24 ans était lourdement armé et s’est blessé lui-même à la jambe.

C’est en appelant le Samu que ses projets d’attentat aurait été découverts. Quel est le profil du suspect? Éléments de réponse avec Thibault de Montbrial, avocat spécialisé dans les questions de terrorisme.

Les Echos : « La sécurité numérique : un enjeu stratégique vital »

By Ils en parlent !

La cyberattaque majeure subie par TV5 Monde nous oblige à intégrer le risque d’attaques bien plus dévastatrices qui ne se limitent plus à voler ou détourner des données, mais visent bel et bien à détruire des infrastructures.

La chaîne publique française TV5 Monde, diffusée dans le monde entier, a été victime d’une cyberattaque massive qui a interrompu l’ensemble de ses programmes. Le 8 avril vers 22h, ses comptes Twitter changèrent d’aspect : remplacement du logo de la chaîne par celui du « cybercaliphate », et diffusion de la propagande djihadiste. Peu de temps après, la page Facebook, le compte YouTube et le site web de TV5 Monde furent victimes de « defacing » : les hackers transformant la présentation des sites en remplaçant les logos de la chaîne par leurs slogans.

Les responsables de la chaîne ont évoqué une  » attaque historique, jamais vue en trente ans« , ajoutant que le rétablissement de la situation était rendu très difficile par le fait que les pirates se soient attaqués au système interne de la chaîne grâce à un virus baptisé « isis ».  » Nos systèmes ont été extrêmement détériorés dans leur ensemble » par cette attaque et le retour à la normale  » va prendre des heures, voire des jours, peut-être des semaines », déclarait son directeur général Yves Bigot.

Des capacités technologiques à ne pas sous-estimer

Cette attaque fut, de plus, l’occasion pour les islamistes d’adresser des menaces contre des militaires français. Sur Facebook, un message annonçant la divulgation des données personnelles relatives à des soldats français engagés dans des opérations en Irak fut mis en ligne; d’autres encouragèrent à attaquer leurs familles une fois ces données divulguées. Rappelons que Daech avait déjà piraté et diffusé l’identité et l’adresse de tous les pilotes de l’armée jordanienne en février dernier, ainsi que celles d’une centaine de Marines américains accompagnés d’appels explicites à leur assassinat il y a quelques semaines.

Cette attaque spectaculaire a été revendiquée par le groupe « cybercaliphate », déjà à l’origine de nombreux piratages parmi lesquels celui du compte Twitter du magazine américain Newsweek en février dernier, ou celui du commandement de l’armée américaine chargé du Moyen-Orient visé via ses réseaux sociaux début 2015.

Une telle opération permet aux hackers islamistes de s’en prendre à l’un des vecteurs du rayonnement culturel de la France et de menacer notre pays, lui reprochant les opérations militaires menées par l’armée française en Afrique et au Moyen-Orient. Elle assure également une visibilité maximale aux messages de propagande et d’appel au djihad, en même temps qu’elle constitue une formidable démonstration de leurs capacités technologiques.

Dans les jours qui avaient suivi la tuerie de Charlie Hebdo, des dizaines de milliers de sites francophones avaient déjà été attaqués. Il s’agissait cependant de cibles « molles », c’est à dire peu ou pas protégés, comme le Mémorial de Caen, des institutions politiques, ou des sites chrétiens. L’opération TV5 relève d’une autre ampleur. Elle démontre en effet que Daech et le Cybercaliphate ont les connaissances techniques et les moyens de mener des cyberattaques majeures.

Intégrer le risque pour s’y préparer

Cette capacité avérée est extrêmement inquiétante, et il est essentiel que chacun prenne conscience de ses implications. La technologie numérique est en effet au cœur de notre civilisation. Notre économie entière en dépend : chaque seconde, des masses de données sont échangées, essentielles au fonctionnement des entreprises de toutes natures, de nos administrations, de nos armées.

La sûreté numérique et la sécurité des échanges internet représentent donc un enjeu crucial pour les économies contemporaines. Le front numérique de la guerre contre l’islam radical est désormais ouvert, et vient s’ajouter aux opérations militaires classiques.

Depuis toujours, le vol de données est présenté comme la menace numérique majeure. Mais il convient désormais d’intégrer le risque d’attaques dont l’objet ne constituerait plus à voler ou détourner des données, mais à détruire des infrastructures. Des actions dont les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques au regard de la dépendance absolue de notre société envers les systèmes informatiques. Représentons-nous les conséquences qu’engendrerait une coupure d’électricité dans une métropole européenne pendant plus de 48 heures : activité économique au point mort, effondrement de la sécurité, pénurie alimentaire faute de réfrigération…

L’attaque sans précédent subie par TV5 Monde doit nous faire prendre conscience du risque considérable que constitue le cyberdjihad, bien au-delà de l’ » atteinte inacceptable à la liberté d’information et d’expression » dénoncée par Manuel Valls. En France, la culture de la sécurité numérique est encore très peu présente, aussi bien dans nos entreprises que dans de trop nombreuses administrations.

Il est tout aussi impératif de se prémunir contre de tels actes et de s’y préparer, que de protéger physiquement nos installations sensibles. Il en va de l’intérêt stratégique de notre pays.

Lire l’article sur Les Echos.fr

BFM TV : Loi sur le renseignement : « l’État peut-il se payer ses dispositifs de lutte contre le terrorisme ? »

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Le 19 mars, Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et président du CRSI (Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure), était l’invité du Grand Journal, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.

BFM TV – Le Grand Journal : René Ricol, Thibault de Montbrial et Patrick Coquidé

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Ecouter sur BFM TV

Le 19 mars, Hedwige Chevrillon a reçu René Ricol, ancien commissaire général à l’investissement et président-fondateur de Ricol Lasteyrie, Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et président du CRSI (Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure), ainsi que Patrick Coquidé, éditorialiste économique à BFM Business, dans Le Grand Journal, sur BFM Business.

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Attentat à Tunis

« On est resté pendant une heure assis par  terre sans bouger »

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« Les gens cherchaient à se cacher »

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Vignette actu CRSI sécurité intérieure

Pourquoi des Occidentaux partent combattre l’État islamique

By Ils en parlent !

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Tim Locks, un quadragénaire britannique, vient de tout plaquer pour aller grossir les rangs des Occidentaux qui s’engagent auprès de milices kurdes et chrétiennes pour combattre l’État islamique. Thibault de Montbrial décrypte ce phénomène nouveau.

Des dizaines d’occidentaux ont rejoint des milices kurdes, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), ou chrétiennes qui ont pris les armes contre l’État islamique pour défendre des villages. Ce phénomène vous étonne-t-il?

Ce n’est pas particulièrement étonnant: il était inévitable qu’à force de voir des massacres commis quotidiennement sur des minorités kurdes ou chrétiennes par les islamistes, des initiatives individuelles soient prises ici et là dans les pays occidentaux pour aller aider ceux qui sont persécutés. C’est dans l’ordre naturel des choses.

Pensez-vous qu’il va s’accentuer?

Il est trop tôt pour le dire mais cela n’est pas exclu. On manque encore de vision globale sur les identités et parcours des intéressés, c’est un phénomène qui en est à ses débuts.

Certains parlent de «symétrie» ou encore «d’effet miroir» entre ces occidentaux qui partent combattre l’État islamique et ceux qui vont, eux, dans l’autre camp rejoindre les djihadistes. Ce parallèle vous paraît-il juste?

Je ne trouve pas. Je pense qu’il y a d’un côté des gens qui sont sincèrement choqués par les massacres commis envers les minorités de ces régions et qui veulent aller aider. Et de l’autre les djihadistes, c’est à dire des gens qui partent au nom d’une idéologie islamique qui est politique, conquérante et guerrière, pour rejoindre des gens dont ils ne peuvent ignorer qu’ils commettent des massacres contre des minorités, compte tenu de tous les éléments de propagande auxquels ils ont eu accès sur internet. Donc d’un côté il y a les massacreurs, et de l’autre les massacrés. La démarche ressemble donc plus à la volonté de participer à une forme de légitime défense des massacrés, chrétiens ou kurdes.

 

Ne risquent-ils pas néanmoins de perturber les vrais militaires sur place?

Pour le moment, il n’ y a pas sur place de militaires occidentaux sur le terrain. S’ils rejoignent des groupes constitués en milice, cela renvoie à la question d’une coordination éventuelle entre les chrétiens, les kurdes et la coalition qui mène les raids aériens contre l’Etat islamique.

Le premier occidental pro-kurde est mort mardi lors d’une offensive contre l’État islamique. Ces hommes peuvent-il être devenir des «héros» utiles pour mobiliser l’opinion?

Cela dépend d’encore beaucoup de facteurs mais je ne suis pas sûr que, dans leur ensemble, les opinions publiques occidentales soient prêtes à ce jour à associer des initiatives individuelles de cette nature à de l’héroïsme.

Lire l’article sur lefigaro.fr