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Olivier Debeney

Le Figaro : « En France, on trouve des dizaines de Molenbeek »

By Ils en parlent !

Au lendemain des attentats de Bruxelles, Thibault de Montbrial, estime que ceux-ci pourraient suivis par de nombreux autres. Pour lui, les terroristes bénéficient d’un soutien significatif d’une partie de la population, notamment sur le plan logistique.

 

LE FIGARO. – Après les attaques de janvier et de novembre à Paris, c’est la Belgique qui a été touchée mardi matin. Sommes-nous dans le tragique de répétition?

Thibault de MONTBRIAL. – Cette attaque s’inscrit dans une dynamique annoncée par l’État islamique. Les services de renseignement européens ont aujourd’hui parfaitement conscience de ce que des cellules islamistes ont été infiltrées en Europe pour y perpétrer des attaques probablement coordonnées et très spectaculaires en tout cas. Ces perspectives ont été notamment évoquées par des responsables des services de renseignement civil ou militaire devant des commissions parlementaires, comme en France le 17 février 2016 ou aux États-Unis le 2 mars 2016. Cette attaque constitue donc tout sauf une surprise, et il est hélas acquis qu’elle sera suivie par de nombreuses autres.

Celles-ci sont-elles à prévoir en Europe ?

Oui, toute l’Europe est concernée mais pas uniquement. Les attentats se multiplient également en Afrique et au Maghreb: Côte d’Ivoire et Mali ont entre autres été touchés récemment. Quant à la Tunisie, elle est sous pression: à Ben Gardane, les djihadistes ont mené une attaque spectaculaire le 7 mars avec assassinat de responsables de la sécurité à domicile, assaut contre des casernes des forces de l’ordre, contrôle d’une partie de la ville pendant plusieurs heures. Depuis, les accrochages entres les islamistes et les forces de sécurité y sont quotidiens, même si personne n’en parle ou presque. Il faut encore souligner que l’État islamique n’est pas seul à agir, et que des groupes comme AQMI paraissent également très actifs.

Les services de renseignement ont-ils évolué dans leur manière de penser la menace terroriste ?

Les mesures mises en place depuis novembre en France vont dans le bon sens. Mais la priorité, c’est cependant de changer d’état d’esprit. Nous sortons d’une période de soixante-dix ans de paix. Ce temps est aujourd’hui révolu, nous sommes attaqués sur notre territoire et il faut totalement réorganiser sa défense à l’aune de cette nouvelle donne.

Cela implique en amont de rompre avec l’angélisme récurrent de nombreuses élites, notamment politiques et médiatiques, encore réticentes à nommer l’ennemi. Il faut aussi revoir l’organisation de la sécurité à l’échelle européenne. L’espace Schengen a en effet été pensé comme un espace économique, de libre-échange et de libre circulation de temps de paix. Les questions de sécurité n’y ont quasiment pas été prises en compte.

Comment prévenir de prochaines attaques terroristes ?

Les pays d’Europe sont attaqués pour ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent. Ce n’est pas le terrorisme qui nous fait la guerre. Ce sont les islamistes radicaux, qui utilisent le moyen du terrorisme pour faire triompher l’islamisme politique. C’est une guerre de conquête.

La situation n’a plus rien à voir avec les vagues d’attentats qui nous ont frappés dans les années 1980 ou 1990. Aujourd’hui, les attaques sont perpétrées par des ressortissants européens, nés et élevés ici, et qui nous haïssent. Ils ne sont plus quelques dizaines, mais des milliers. Ils bénéficient d’un soutien significatif d’une partie de la population, notamment sur le plan logistique. En France, on trouve des dizaines de Molenbeek, comme le rappelait dimanche dernier Patrice Ribeiro, le Secrétaire Général de Synergie-officiers. Ce n’est qu’en ayant une lucidité totale sur ce phénomène que nous pourrons mener les politiques de sécurité et de reconquête de nos valeurs qui s’imposent.

On ne s’en sortira pas avec des fleurs et des bougies. Il faut se préparer à prendre et à rendre les coups.

Enfin, pour tenir sur la durée et éviter un effondrement parfaitement possible quand on analyse nos faiblesses, il faut également travailler la résilience: anticiper les risques, savoir réagir lors des attaques, rebondir après. À cet égard, les larmes de Federica Mogherini sont consternantes. On ne s’en sortira pas avec des fleurs et des bougies. Il faut se préparer à prendre et à rendre les coups. Ce ne sera possible qu’en associant et en impliquant la population, en lui expliquant la réalité sans fard, et en la responsabilisant. Chaque citoyen doit ainsi être conscient qu’il a un rôle à jouer pour traverser les épreuves qui s’annoncent.

Lire l’articles sur lefigaro.fr

Le Figaro : « Terrorisme : les autorités incitent les Français à se prendre en main »

By Ils en parlent !

Des vidéos expliquant comment réagir en cas d’attaque terroriste seront bientôt diffusées par le gouvernement.

 

SÉCURITÉ

Ce matin de février, des « huiles » de la Défense, de l’Intérieur, du Samu ou des pompiers sont réunies dans un auditorium de la Bibliothèque nationale de France. Des exposés de ces responsables, on attendrait l’habituel discours sur les vertus d’un État puissant et d’une administration forte lorsque la France est attaquée. Mais plusieurs phra-ses, prononcées à la tribune, intriguent. Ainsi, le préfet Evence Richard : « Il va falloir vivre avec la menace terroriste et les pouvoirs publics ne vont pas tout régler. » Le lieutenant-colonel des pompiers Lu-dovic Pinganaud : « Nous devons nous préparer à être sidérés, à devoir affronter des situations pires que celles que nous pouvons imaginer. Il faut développer nos capacités d’adaptation à l’improbable. » Le thème de la journée d’étude (* ) peut sembler ronflant – « Face au terrorisme, résilience et implication de la société ci-vile » – il touche un point concret : que peut faire chaque citoyen dans la pers-pective de nouvelles attaques terroris-tes ? Entre vouloir ne rien changer à ses habitudes au prétexte de ne pas tomber dans le piège tendu par les djihadistes, adopter la doctrine du « comme si de rien n’était » et céder à la paranoïa ou à ladémagogie belliqueuse, façon Donald Trump qui incite presque chaque Fran-çais à porter une arme (2), un espace existe. La mentalité des Français évolue, le sujet n’est plus tabou mais évidem-ment anxiogène. D’où la nécessité pour l’exécutif, déjà taxé d’avoir emprunté un virage sécuritaire, de ne pas en faire trop dans ce registre tout en encourageant les initiatives.

 « Run, hide, fight »

Preuve de cette volonté de « vigilance citoyenne » au plus haut niveau, des vi-déos, montées par deux services placés sous l’autorité de Manuel Valls (3), seront diffusées auprès du grand public dès la semaine prochaine. Elles approfondis-sent les consignes de la plaquette intitu-lée « Réagir en cas d’attaque terroriste » et placardée dans tous les lieux publics depuis le 13 novembre. Ces consignes tiennent en trois points : « S’échapper, se cacher, alerter », sur le modèle du « Run, hide, fight » américain, le terme « fight » (combattre) ayant été remplacé par un « alerter » plus conforme à la culture française. Dans le même registre, des guides détaillés vont être distribués aux chefs d’établissements scolaires, aux res-ponsables de centres commerciaux ou directeurs de salles de spectacle pour leurindiquer la marche à suivre (autant que possible) en cas d’attentats…

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Affiches Parisiennes : « Avocats : derniers remparts des libertés ? »

By Ils en parlent !

La Maison du barreau a accueilli récemment entre ses murs une conférence de l’UJA intitulée « Avocat(e)s : Remparts des libertés » consacrée au rôle de ces chevaliers en robes noires dans la protection des libertés publiques. L’occasion de voir s’entrechoquer de nombreux témoignages d’avocats acteurs en la matière et de débattre de l’état d’urgence. Une « indispensable matinée » dixit la vice-bâtonnière Dominique Attias.

Les avocats présents, dans la salle comme à la chaire, sont venus discuter de l’état d’urgence, « un vaste débat », souligne Aminata Niakaté, présidente de l’Union des jeunes avocats (UJA) de Paris. Un régime qui s’apprête peut-être à faire son entrée dans la Constitution.

Plaidoyer contre la prorogation de l’état d’urgence

La vice-bâtonnière, Dominique Attias, soucieuse, a rappelé que si l’Ordre a évidemment condamné les actes de terrorisme, il n’en demeure pas moins attentif aux « dérives inacceptables de l’Etat ». Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, des voix s’élèvent de toutes parts afin de voter des lois d’exception qui mettent tout un chacun sous surveillance. Celle-ci a tenu à rappeler la position du Conseil national des barreaux (CNB) sur la profession d’avocat qui reste le garant des libertés individuelles et du secret professionnel, une composante fondamentale de la démocratie et de l’Etat de droit. « Interlocuteurs et interlocutrices privilégiés des Pouvoirs publics, nous avons la possibilité, pour ne pas dire le devoir, de nous insurger dès que cette parole est muselée. » Le barreau de Paris est fier de pouvoir dire qu’il est intervenu auprès des politiques chaque fois que les libertés fondamentales ont été menacées. « Comment accepter que le droit du sol soit remis en cause ? qu’il soit porté atteinte à la liberté d’expression ou à celle d’aller et venir ? », assène Dominique Attias, prête à jouter contre ces dérives sécuritaires.
« Il nous appartient de prôner l’affirmation d’une société libre et démocratique, au sein de laquelle toutes et tous doivent vivre en harmonie à chances égales. Y a du boulot ! ». C’est d’ailleurs pour cela que le bâtonnier Frédéric Sicard souhaite faire inscrire dans la Constitution le statut d’indépendance et de liberté de l’avocat, « de nature à faire de nous tous des remparts de liberté ».

Dominique Attias, vice-batonnière, au pupitre 

Nicolas Gardères, responsable de la commission Libertés de l’UJA de Paris, a pris le relais en donnant la parole à neuf de ses confrères puis en modérant les débats avec la salle. Et quels débats ! Les échanges ont été nourris et parfois agités. Il en ressort que l’avocat est « un rempart », « un militant », « un chevalier bien souvent seul » pour protéger notre Etat de droit. Mais surtout, que l’institution judiciaire est « en situation de déliquescence », et nos libertés « mises à mal » sous prétexte d’assurer notre sécurité.

Pourtant, certains avaient compris, notamment avec l’incroyable mobilisation citoyenne du dimanche 11 janvier 2015, que les Français ne souhaitent pas changer la société ouverte dans laquelle ils vivent, confie Martin Pradel. L’ancien Secrétaire de la Conférence, qui se qualifie d’avocat militant, membre du groupe d’action judiciaire de la FIDH, directeur des droits de l’Homme de l’Union internationale des avocats, avait participé au concours de la Conférence pour se consacrer à la protection des libertés à l’international, sous l’impulsion du bâtonnat de Christian Charrière Bournazel. S’il avoue que la défense des libertés n’est pas rentable, il revêt tout de même son armure de temps à autre, pour défendre des terroristes notamment.

Tout comme Anne-Sophie Laguens, ancienne Secrétaire de la Conférence, qui dénonce l’effet d’annonce politique de la déchéance de nationalité, mesure « bidon, car la plupart des terroristes sont franco-français ». Le vrai débat, selon elle, est de savoir quoi faire de ces terroristes après la prison. Il faut donc mettre des moyens pour les déradicaliser.

« L’urgence est partout aujourd’hui », dénonce Stéphane Brabant, avocat responsable du groupe Afrique du cabinet Herbert Smith Freehills, co-responsable du groupe RSE et Droits de l’Homme du cabinet, membre du comité scientifique de Transparency international France et co-chairman du groupe de travail RSE de l’International bar association. « Bien sûr il faut que la sécurité soit préservée, mais pas aux dépens de la liberté », s’exclame-t-il. Tous les avocats présents semblent d’accord. Stéphane Brabant développe un point de vue intéressant selon lequel si le rôle de l’état est important, celui des entreprises « qui doivent prendre leurs responsabilités », l’est tout autant. Celles-ci ne devraient pas uniquement se contenter de payer l’impôt, elles doivent aussi veiller au respect des droits de l’Homme. Aujourd’hui, les sociétés font face à de nouveaux juges et de nouvelles sanctions : celles des ONG, des arbitres, des clients…ce qui réduit considérablement leur bouclier.

Stéphane Brabant s’interroge : Quel est le sens du droit aujourd’hui pour la population française ? « C’est terrifiant de voir comme les gens sont perdus. » Pourquoi le chef de l’état est-il en contradiction avec sa ministre de la Justice? Pourquoi passer du juge judiciaire au juge administratif inquiète alors que ces juges sont les garants de nos libertés ? Où est le droit qui va faire que les justiciables se sentent protégés ?

Thibault de Montbrial, le « bad boy fréquentable » dixit Nicolas Garderes, avocat qui écrit des articles avec le juge Trévidic et a créé le Centre de réflexion sur la sécurité  intérieure, a fait dissonance. Non pas sur le fond de protection du système démocratique, mais sur la forme, car il souhaite que des lois et des actes de violence légitimes aient lieu. Son discours ultra-pessimiste a inquiété l’auditoire. Fer de lance d’une politique sécuritaire, il appelle à « un changement de psychologie » face à la guerre contre les terroristes, parce que nous vivons dans « une société qui a perdu la notion de se défendre ». Il valide les paroles du Procureur Général disant que « notre démocratie n’est pas prête pour ce qui nous arrive ».

Emmanuel Daoud, membre du conseil de l’ordre ayant rédigé un rapport sur l’état d’urgence, est très inquiet. « Sur le plan symbolique, le message porté à travers le monde est désastreux : la France, patrie des droits de l’homme, demande la suspension de l’application pleine et entière de la CEDH… Quelle défaite ! », propos tenus sur son blog intitulé « Oh my code ! », qu’il réitère devant ses confrères.

D’autres avocats soulèvent le problème du manque de moyens financiers et humains dans cette lutte. Eric Bernard, secrétaire général de l’Alliance des avocats pour les droits de l’Homme, confirme que l’Etat n’a plus assez de moyens financiers pour agir contre le terrorisme et faire respecter les libertés fondamentales. « Notre Etat de droit a failli », déplore-t-il. Thibault de Montbrial estime qu’il faudrait au minimum doubler le budget du ministère de la Justice, doubler le nombre de magistrats antiterroristes et recruter massivement des OPJ. « Malheureusement, ce n’est pas envisageable car nous sommes au bord d’une crise économique. » Ce dernier rappelle que l’état d’urgence est « un régime d’exception qu’il ne faut absolument pas pérenniser ».

Tewfik Boouzenoune confirme en s’érigeant contre le projet de constitutionnalisation de l’état d’urgence « car il écarte les avocats et les droits ». Toutefois, ce dernier estime que la France a une des législations les plus abouties concernant la lutte contre le terrorisme et ne souhaite pas qu’un régime sécuritaire s’instaure.

Richard Sedillot, vice-président de la commission Affaires européennes et internationales du CNB, dénonce le fait que la loi est prise uniquement pour rassurer la population. Il faudrait en réalité lutter contre les paradis fiscaux, car c’est avec l’argent que le terrorisme est puissant, souligne ce dernier.

Le défi se situe ainsi dans la réorganisation de notre droit pour combattre le terrorisme, sans renier les droits de l’Homme. Ce n’est pas une mince affaire…

Avocat pénaliste : un véritable sacerdoce

La présidente de l’Observatoire international des prisons (OIP), Delphine Boesel, avocate depuis 16 ans, admet que le droit pénitentiaire ou de l’application des peines n’est pas très rentable, « je vivote ». Pour autant, celle-ci trouve ça essentiel que l’avocat porte la voix de ses clients sur ce qui ne va pas dans le fonctionnement d’une institution.

« Nous sommes tous militants lorsque nous sommes avocats pénalistes », s’exclame Tewfik Bouzenoune. L’avocat de nombreuses ONG, dont le STRASS et ANTICOR, défend son rôle de plaidoyer et de lobbyiste car trouve intéressant de lier une pratique contentieuse à une pratique politique. « Notre barreau doit s’enorgueillir de pouvoir influer sur la rédaction de la loi. » Eric Bernard, le seul affairiste et non pénaliste du panel, secrétaire général de l’Alliance des avocats pour les Droits de l’Homme, est fier de faire « du lobbying acharné ». L’avocat est souvent seul à agir auprès des politiques dans la défense des droits fondamentaux selon lui.

Richard Sedillot, administrateur de l’association Ensemble Contre la Peine de Mort, a une expérience notable des dossiers qui remontent en haut lieu (Rwanda, Mauritanie, Serge Atlaoui…). Celui qui a plaidé deux dossiers de peine de mort, « des moments très forts », sait bien que l’avocat est un porte-parole majeur des droits de l’Homme.

Anne-Sophie Laguens estime quant à elle que l’avocat pénaliste « lutte contre l’automaticité des peines et contre le ‘bon sens’ de certains ».

Emmanuel Daoud a, quant à lui, abordé le risque « grave » de conflits d’intérêts lorsqu’un pénaliste fait du pro bono. « Notre déontologie est là pour nous inciter à prendre les bonnes décisions. » Il rappelle aussi aux jeunes avocats dans la salle qu’on ne peut pas vivre du pro bono en France, et qu’il faut donc accepter de prendre des dossiers lucratifs afin de pouvoir consacrer 10 % de son activité à la défense des droits de l’Homme.

Une inquiétude palpable chez les avocats

Lors des échanges avec la salle en fin de conférence, l’inquiétude est palpable dans l’auditoire. Entre les jeunes avocats qui souhaitent participer à la défense des droits mais ne savent absolument pas comment faire, les plus avertis qui s’inquiètent de la déliquescence de l’Etat de droit français, et ceux qui savent que le parquet antiterroriste est sous l’eau, l’ambiance est lourde.

Les questions et interventions sont pesantes. Les jeunes ont l’air assez désemparés face à une pratique du métier qu’ils ont fantasmé et qu’ils ne peuvent pas véritablement exercer, par manque de moyens financiers. Emmanuel Daoud a répondu à cette sorte d’« appel au secours », en invitant les plus jeunes à s’engager auprès d’associations, avant d’annoncer qu’un pôle de l’ordre sur la responsabilité sociétale de l’avocat s’ouvrirait prochainement.

Beaucoup d’avocats se demandent quels sont les moyens de la France pour lutter efficacement contre le terrorisme et comment rationaliser notre économie.

D’autres s’inquiètent du recul des droits et libertés pour certaines personnes comme les migrants et les femmes. Ainsi, Claudette Eleini, éminente avocate en défense des droits des femmes, est revenue sur les événements ayant eu lieu à Cologne et d’autres métropoles lors de la Saint Sylvestre qui l’ont profondément choqué. « La femme est et reste le dernier maillon dans la chaîne des opprimés. »

Le débat a fini par prendre un virage davantage politique, avec des dérapages et amalgames entre réfugiés, migrants, violeurs et terroristes. Heureusement, la majorité d’avocats présents s’est soulevée face à de tels amalgames. Le barreau semble à l’image de notre société…

Voir l’article sur Affiches Parisiennes

Ça Vous Regarde – Le débat : Sécurité : le Président droit dans ses bottes

By Ils en parlent !
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Voir la vidéo sur le site LCP

Sécurité. ce mot est présent sur toutes les lèvres depuis plus d’un an. La menace terrorisme est dans toute les pensées.

Annoncé par François Hollande, puis validé au Conseil des ministres par décret, l’état d’urgence est en vigueur en France depuis le 14 novembre. Des mesures sécuritaires exceptionnelles ont été mises en place dans un tel contexte, présentées par le Président de la République lui-même lors du Congrès de Versailles du 16 novembre.

Toutes ces proclamations ont permis à François Hollande d’assoir son autorité, légitime. Toutefois certaines de ses volontés sont remises en cause. La preuve avec la mesure de la déchéance de nationalité, réprouvée par certaines personnes en poste au gouvernement…

Comment le Chef de l’Etat va-t-il pouvoir mettre au diapason les membres de son équipe, tout en luttant efficacement face à la menace terroriste bel et bien réelle ?

Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde.

  • Mohamed Sifaoui, journaliste, président de l’association Onze janvier. Auteur de Pourquoi l’islamisme séduit-il ? (éditions Armand Colin, février 2015)
  • Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, spécialiste des questions du terrorisme, président du Centre de réflexion sur la Sécurité Intérieure. Auteur de Le sursaut ou le chaos (éditions Plon, juin 2015)
  • Luc Carvounas, sénateur PS du Val-de-Marne, maire d’Alfortville
  • Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordonnatrice du Parti de Gauche