Les retraités : la solution pour la construction d’une réserve civile de défense et de sécurité Intérieure de masse et dans la durée sur le territoire national qui ne pénalise pas l’économie, dans un contexte de menace hybride installée depuis 11 ans
Par Pascal Jacquemont, adhérent au CRSI
Ce mémorandum reprend ici les termes de multiples courriers envoyés depuis le 16 Juillet 2016 aux parlementaires et en particulier à Madame Fioraso, alors cheffe de la Commission de la défense nationale et des forces armées, à mon parlementaire, puis aux différents chefs d’Etat major de la garde Nationale, de la gendarmerie et des armées après que notre pays ait subi de multiples attaques terroristes. Il a été complété et a nouveau diffusé à une partie de ce public depuis l’attaque lancée par le Hamas le 7 Octobre 2023 qui a durablement déstabilisé notre pays en suscitant des vocations locales et installant l’ère du risque de pogrom.
Aussi, habitant une ville attaquée par un islamiste en 2015, mes concitoyens locaux interviewés afin que ce document reflète une vision commune et moi-même, porte-voix, sommes particulièrement sensibles à la question. Nous sommes quotidiennement observateur averti de la nature des dispositifs existants, sporadiques ou absents faute de budget.
Pourquoi un électrochoc le 16 juillet 2016 ? car j’avais constaté en gare de Lyon le 15 juillet un vide policier consécutif à la sur-sollicitation traditionnelle du 14 juillet dans une zone de départ de colonie de vacances d’un accès optimal pour des individus mal intentionnés. 1000 enfants rassemblés dans une zone aux accès multiples sans forces de polices visibles avec un armement adéquat . En province (Niort par exemple) , l’absence de prépositionnement armé lors de rassemblements est aussi inquiétante.
La sécurité du territoire dépend de forces limitées, complexes à mobiliser (cas de le réserve opérationnelle) qui ont aussi besoin de congés après de fortes mobilisations, ce dont les individus et Etats malveillants sont parfaitement conscients. Des événements comme les jeux olympiques, les émeutes urbaines, ou de moindre ampleurs, mobilisent ou ont mobilisé un majeure partie de nos forces, en créant de façon récurrente de gigantesques vides sécuritaires. Il s’agit de s’organiser en conséquence.
Plan du document :
I. Contexte : Un risque sécuritaire polymorphe, installé, et en croissance
II. Les limites de la conception actuelle de la réserve opérationnelle
III. Comment accroitre l’utilisation des forces opérationnelles existantes
IV. Une solution de masse dans la durée : les seniors et retraités
V. Comment recruter
VI. Comment commander
VII. Comment financer
VIII. Une solution de masse dans la durée: les seniors et retraités
Conclusion
Annexe 1 : destinataires
Annexe 2 : échange de courriels avec Madame Geneviève Foraso, parlementaire, 2016
I. Contexte : Un risque sécuritaire polymorphe, installé, et en croissance
Sont venus s’ajouter depuis 2015 de nombreux événements comme la guerre de haute intensité en Europe, accompagnés d’un très grand nombre d’actes malveillance (ex : sabotage ferroviaire en Allemagne le 8 Octobre 2022, incendie de Rheinmetall à Berlin le 3 mai 2024, etc…).
La guerre au Moyen Orient exporte des tensions et tentations sur le territoire français. L’internet est utilisé pour lancer de fausses alertes épuisant nos forces au risque que les vraies menaces finissent par être négligées. Sollicitées de façon multiple et en masse depuis 11 ans, nos forces d’active connaissent un état d’épuisement. Cela accroit les risques d’erreurs et de fautes, de nombreux départs et une plus grande difficulté de recrutement.
L’installation du conflit et du risque dans la durée (maintenant 11 ans : 271 morts exécutés, 1100 blessés lors d’actions terroristes, plus exactement d’exécution au faciès, à la religion, à l’orientation philosophique, à la profession), comme la nature hybride des menaces requiert depuis plusieurs années la recherche d’une solution de densification durable et modulaire de la défense territoriale. Notre pays a pourtant une longue expérience de la défense de l’arrière.
Le risque couvre maintenant tous les sites publics (Guide des bonnes pratiques pour la sureté des espaces publics, édition 2021) dans un contexte où le terrorisme n’est plus revendicatif mais recherche à tuer un maximum de personnes de façon spectaculaire, en visant le cas échéant les plus faibles (enfants, personnes âgées) qui ne peuvent se mettre à l’abri, ou personnes coincées dans des espaces fermés. Le modèle ancien de réponse à ces actions, avec un temps d’intervention puis une négociation, est révolu. Le citoyen doit pouvoir se défendre et défendre autrui (fiche R2 n p84 du guide précité) comme a Annecy le 8 juin 2024 ou gare de Lyon le 6 février 2024.
Par ailleurs l’idéologie du ressentiment est bien installée et abondamment relayée de façon multiple par des forces politiques autochtones et étrangères, quand ce ne sont pas nos manuels scolaires sélectivistes sur les maux de l’histoire. Elles construisent un terreau vulnérable pouvant se manifester sous la forme d’émeutes à la moindre étincelle. L’anathème religieux entre religions abrahamiques que l’on croyait appartenir au passé suite aux énormes travaux entres Eglises et Synagogues (de 1947 à la Visite de Jean Paul II au Kotel à Jérusalem en 1994) réapparait en force à travers une littérature illégale mais sans réaction des autorités compétentes (à titre d’exemple: réapparition du qualificatif pogromiste de « peuple maudit » concernant les juifs mais aussi les chrétiens dans les ouvrages de grande diffusion comme « Péchés et Guérison » de Ibn Al-Qayyim (Auteur), Nabil Aliouane (Traduction ) ).
Dans ce contexte d’impossibilité d’une protection permanente des citoyens par l’Etat, de l’état fluctuant du dispositif Vigipirate, et des délais d’intervention de 20 à 30 minutes actuels (et même d’1 heure en cas de tuerie de rang 3) voire indéterminés, des dispositifs communautaires reposant sur des volontaires apparaissent, s’équipant de matériel permettant de traiter au plus vite et au plus près une attaque au couteau voire à l’arme à feu hors d’un cadre législatif et défensif structuré.
Enfin le scénario cauchemar d’une attaque combinée ne peut être exclu: mobilisation de nos forces conventionnelles aux frontières de l’OTAN, sabotage d’un site Seveso entrainant une catastrophe régionale, déclenchement massif d’incendies, attaques électroniques, proliférations d’alertes à la bombe organisées, attaques terroristes de type « Christchurch » avec en sus la provocation d’émeutes pogromistes de rétorsion. Un tel scénario, du domaine du possible, peut échapper à la vigilance. Par nature il déborde totalement un système de défense classique d’active , qu’il soit technologique ou humain. En juillet 2023, durant les émeutes postérieures à la mort du délinquant routier Nahel Merzouk, des communes du val de Marne ne disposaient de plus aucun service public régalien disponible. L’attaque du domicile de Vincent Jeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), dans la nuit de samedi 1er à dimanche 2 juillet valide la faisabilité du scénario des individus malveillants. Le mobile du homejacking peut être crapuleux , antisémite, politique (malheur à l’élu qui a résisté à des pressions) et conduire à des issues tragiques : viols, meurtres , défénestration , etc.…sans véritable doctrine de primo intervention citoyenne.
Sans qu’il y ait de plan concerté, l’avènement d’une menace simple et locale devient une opportunité pour une autre menace dans un scénario opportuniste boule de neige . Une émeute peut permettre à une puissance étrangère d’exécuter des réfugiés politiques qui ont espéré en la promesse française, de détruire des installations vitales le cas échéant par des sous-traitants autochtones animés par des motivations politiques d’une autre nature (écologistes, palestinistes, etc.… ) , d’activer une cellule de type « Spetsnaz » , etc…
Nous n’avons pas de dispositifs pouvant mobiliser de façon modulaire des forces territoriales recensées au préalable avec ordre de mission connu (local / de proximité), et qui dans le même temps ne paralyserait pas plus encore le fonctionnement des infrastructures et de l’économie, plus nécessaire que jamais.
La solution choisie doit être économique, efficace, fiable et loyaliste. Elle ne doit pas compromettre la nécessaire production de richesse. Elle doit être mobilisable très rapidement par une chaine de commandement adaptée localement et apporter un puissant renfort tactique de primo alertant (non armés) et primo intervenant aux forces d’actives sur tout le territoire : qu’il s’agisse d’un incident dans un supermarché casher, ou un barrage du beaufortain.
II. Les limites de la conception actuelle de la réserve opérationnelle
La vision proposée par le Président de la République le 20 Juillet 2016 reposait sur la sollicitation de « toutes les femmes et tous les hommes qui, en parallèle d’une carrière d’études ou d’un choix professionnel, ont choisi de s’engager au service de la protection des Français« . Cette vision était sans aucun doute pertinente à l’époque dans un contexte postérieur à la guerre froide et d’une économie reposant sur de très grandes entreprises industrielles, ou un salarié absent pouvait être facilement remplacé provisoirement.
Mais dans une situation de durée et de secteurs administratifs et industriels « hyper productifs » en tension, ce système entrave la nécessaire création de richesse d’autant plus qu’il vise à prélever dans la durée des personnels qui sont aussi indispensables dans leurs propres organisations.
Ce système ne permet pas de système de masse.
En 1914, l’armée avait dû rétrocéder 500000 combattants sans quoi les industries auraient cessé de fonctionner.
Madame Geneviève Fioraso soulignait par ailleurs dans sa réponse à mon courrier de 2016 qu’« A toutes fins utiles, il est à préciser que la plupart des réservistes sont employés par les collectivités locales ou l’État, dans toutes ses composantes – fonction publique hospitalière, fonction publique d’État -, qui est leur premier employeur. Pourtant, il s’avère que dans ce domaine, ce sont les plus mauvais élèves : ce sont eux qui libèrent le moins facilement leurs agents (sic) » car ils sont en effet indispensables à son fonctionnement, plus nécessaire encore en contexte de durée. Une défense nationale ne peut se construire en induisant une dégradation des transports, des hôpitaux, services de secours etc…. bien au contraire.
Les systèmes de réserve citoyenne sont quant à eux cantonnés à un recrutement sur CV et non de masse et ne permettent pas la surveillance du territoire dans une grande échelle.
La réserve opérationnelle, limitée, doit être utilisée conformément à son spectre de compétences techniques et juridiques, c’est-à-dire en complétant les forces d’actives, dont la vocation est de traiter les situations les plus graves, plutôt que de multiplier des gardes statiques, qui affecte la qualité de son entrainement à la haute intensité. Vigipirate cantonnée à la très faible intensité, dégrade l’entrainement à la haute intensité, et peut entrainer une surmortalité au premier combat de haute intensité: un mur ne protège pas contre une balle d’AK74, encore moins contre un RPG7.
III. Comment accroitre l’utilisation des forces opérationnelles existantes
Le plein d’effectifs armés issu de la composante opérationnelle n’a pas été encore fait. Il est souhaitable de permettre à tous les militaires allant à leur bureau en transport en commun et disposant d’une qualification au tir de combat, de circuler avec une arme de catégorie B en port caché dans l’espace public (20 000 personnes en Ile de France ?). Cela requiert simplement une formation au processus en vigueur pour la gendarmerie et la police en civil lors d’un tir administratif. Le coût étant seulement l’équipement à domicile d’un coffre pour arme de poing. En effet, ces personnes ont déjà par définition un agrément de l’autorité en matière d’utilisation d’armes de catégorie B et A. La contribuable finance leur entrainement. L’optimisation de ces personnels à des fins collectives est une revendication légitime du citoyen. L’idée qu’un militaire serait incompétent sur une telle mission annexe , amènerait le public à s’interroger sur la qualité de ces personnels ou le niveau de confiance que l’Etat entretient envers ceux qui sont missionnés pour mettre en œuvre des armements .
Enfin ces personnels doivent pouvoir sortir un signal d’identification très visible en cas de primo intervention ( à destination du public et des secundo intervenants pour éviter un tir ami ; le système israélien , très efficace a néanmoins omis cette approche) . Aussi, l’entrainement aux procédures de tir en situation de foule est aussi critique.
Si l’administration s’inquiète de la possibilité d’un vol d’arme de catégorie B, le révolver est une option sérieuse. Limité à 5 ou 6 coup, il s’agit d’une très bonne arme de défense ou de primo réaction, mais d’une mauvaise arme pour un massacre de masse ou du grand banditisme du fait de sa faible capacité en munitions.
Le révolver est en dotation comme deuxième arme ou arme de tir de précision dans les unités d’élite. Il a été pendant longtemps l’arme d’auto défense des policiers, des gendarmes, convoyeurs de fonds, etc… du fait de sa simplicité d’utilisation et de sa fiabilité. Une arme en catégorie D peut aussi être envisagée.
IV. Une solution de masse dans la durée : les seniors et retraités
En 1913, la réserve territoriale de par la loi couvrait quasiment l’espérance de vie d’un homme.
De nombreux dispositifs ont fait appels aux séniors dans l’histoire des conflits (Home Guard britannique, Défense passive française) en prélevant localement à des fins de missions de défense locale des :
-Primo alertants
-Primo intervenants en défense passive (lutte contre les incendies et primo intervention NBC) , primo défense armée de ralentissement selon une approche hérisson le temps qu’une défense structurée s’organise
Sur 17 millions de retraités français et étrangers vivant en France, beaucoup de personnes sont capables de patrouiller à pieds et en véhicule dans leur commune, apporter leurs connaissances du terrain, et sont connus de leurs concitoyens. L’administration connait leur histoire judiciaire et certains d’entre eux sont en mesure d’être primo intervenant armé (les policiers, gendarmes et militaires retraités par exemple).
Les pouvoirs publics peuvent définir une modularité de la mobilisation (couple maire / préfet / région militaire) et la chaine de commandement en conséquence.
Un outils de cohésion sociale :
Plutôt que des dispositifs communautaires que j’ai pu observer (juifs protégeant des synagogues et écoles juives, trop rarement des catholiques ou des musulmans faisant la vigie devant leur lieux de cultes bien que cela soit préconisé par le Guide des bonnes pratiques pour la sûreté des espaces publics, édition Décembre 2021 , et plus généralement tout membre du public en charge de personnes vulnérables) , armés au-delà ce que permet la législation actuelle sur le port d’armes de catégories D et B, suppléant à l’impossibilité administrative de protéger toutes les cibles dans l’espace et dans le temps (sur un temps que l’administration définit entre 20 et 30 minutes en province , en réalité souvent plus voire indéterminé en situation dégradée), il est important que les habitants de France participent à la protection commune et solidaire.
La protection de la vie de tous est l’affaire de tous et est un droit pour tous. Elle relève de la fraternité.
Enfin cette approche valorise les séniors et prévient une sollicitation inéquitable de la seule jeunesse (qui représente l’avenir du pays), dont la mort au combat est perçue de façon plus dramatique encore dans une famille à 2 enfants (voire moins). Les réactions émotionnelles aux 10 morts de l’Attaque d’Uzbin ne résultent pas seulement de la redécouverte de la guerre , mais aussi d’une mutation démographique profonde. L’Histoire de France a comporté des campagnes de mères de famille entravant l’envoi de leurs fils au front.
L’impact de la mort d’un sénior dans le cadre d’une action de défense est moindre que celle d’une jeune femme ou d’un jeune homme lors d’un combat d’infanterie relevant à nouveau du possible.
En outre les retraités ou séniors peu motivés par la dimension militaire peuvent être engagé dans la prévention de masse par le tutorat scolaire des jeunes enfants, ou des missions de protections civiles (systématisation de la Reserve communale de sécurité Civile adapté au contexte de guerre hybride actuel)
V. Comment recruter :
Instaurer une Journée de la défense territoriale pour tous les retraités, utilisant les sites des armées dédiés à la Journée de la défense et de la citoyenneté.
Cette journée serait aussi ouverte aux actifs voulant « devancer l’appel » et souhaitant présenter à l’autorité des compétences (exemple : un ancien policier travaillant dans le civil proposant de faire partie des primo intervenants)
Objectifs :
-identifier les volontaires (avant d’envisager une réquisition) motivés pour protéger leur quartier, commune ou acceptant de servir en zone éloignée.
-identification de l’aptitude physique (vision, marche , conduite , discernement)
-identifier les compétences (langues, informatique, maintenance industrielles, électroniques, travaux publics, services d’urgences), validation des acquis professionnels, qui dans de nombreux cas comprennent une solide expérience de l’hygiène et sécurité au travail transposable dans ce contexte, à minima en terme d’état d’esprit.
-Identifier le niveau d’armement que le volontaire pourrait mettre en œuvre (pas d’armement pour le primo alertant, armement de catégorie D, B ou A selon les cas pour les primo intervenants, drone, armement anti drone en commençant par le fusil calibre 12 pour la protection la plus rapprochée, ou équipement de sécurité civile / défense NBC)
-identifier les profils qui pourrait passer dans la réserve active en cas de guerre conventionnelle (ateliers de fabrication de drone ou autres armements simples et de masse, arme du génie, du train, de la logistique, du matériel, services de santé, langues, compétences électroniques, etc… )
-recensement du lieu de domicile : casernement naturel du territorial et surtout espace de mission sur lequel le volontaire offre une grande valeur tactique car il y est plus à même de détecter des anomalies suspectes
-définition par l’administration du niveau de mobilisation en fonction des compétences identifiées (primo alertant et / ou primo intervenant) et de la nature du risque ou de l’incident (terrorisme, risque NBC, etc..)
-identification et mobilisation systématique des volontaires pour un service civique généralisé de prévention de la dérive des jeunes (tutorat dès le primaire ayant vocation à pratiquer la langue, etc..), dans le cas de citoyens non motivés ou non aptes à une mission de nature défensive, mais motivés par une action civique d’une grande productivité sociale et contribuant à l’ordre public comme la cohésion nationale (mais qui n’est pas le sujet de ce courrier)
En situation dégradée, la mobilisation pouvant commencer par l’autorisation de port caché d’armes de catégorie B de citoyens sélectionnés par leur aptitude et motivés par leur évolution quotidienne dans des espaces ciblés par l’assaillant de type « Daech/ISIS » ou démuni de forces de l’ordre que nous connaissons dorénavant, après une formation adaptée.
-attribution d’un ordre de mission au volontaire (ou réquisitionné) selon le type d’alerte et définition du mode de mobilisation d’urgence
Exemple d’ordre de mission : porter une arme en port caché à l’Eglise. Il y a 40 000 Eglises actives dorénavant menacées. L’Etat n’en a protégé tout au plus 10% . Cela vaut pour les écoles juives , synagogues de Saint Mandé et de Vincennes, où des volontaires se relaient durant les absences de gardes policières devenues la règle.
Possibilité de devancer l’appel pour les actifs :
Cette journée doit pouvoir être devancée par des actifs (devancement de l’appel) afin que des individus peu disponibles puissent le cas échéant être identifiés comme mobilisables ponctuellement par un préfet et un maire , par exemple pour accroitre la sécurité de sites religieux lors d’une fête , le vendredi soir ou dimanche matin, d’un marché de Noël etc… sous les ordres de la police municipale.
La collectivité a aussi intérêt à recruter plus de primo intervenants équipés d’ armes de catégorie D (bâton de défense, lanceur de gel incapacitant de grande puissance Piexon, lanceurs Co2 avec glissières fluorescentes les différenciant d’une arme de cat B), et pour beaucoup d’arme de poing : individus qualifiés par l’autorité et évoluant dans des environnements menacés , obéissant aux mêmes modes opératoires qu’un policier devant faire usage de son arme hors du service , dans l’intérêt du public. Ce recrutement devrait systématiquement s’adresser aux anciens gendarmes, policiers , militaires reconvertis sous réserve de leur accord et d’une formation aux dernières procédures de police / gendarmerie , d’un examen pratique et d’une vérification de sécurité classique.
Création d’un brevet élémentaire de défense territoriale pour tous :
Comme le brevet de secouriste, il s’agit aussi d’un brevet de secours à la personne mais ouvrant le droit de port d’une arme de catégorie D de type bombe au poivre de longue portée (avec propulsion pyrotechnique de type JPX2 / 4 de chez PIEXON : Dispositif non létal d’une portée de 7 mètres qui est une réponse sérieuse aux attaques à l’arme blanche ) . En effet à ce jour le port d’une bombe au poivre n’est pas autorisé et passible d’une forte amende à 1 ans de prison. Le fait de l’existence d’un danger potentiel ne suffit pas au regard de la loi (or le danger n’est connu qu’à posteriori d’une attaque) . Le scénario où un citoyen interviendrait avec une bombe au poivre dans un contexte de légitime défense d’autrui reconnue par la justice mais qui serait dans le même temps poursuivi pour port d’arme prohibé est du domaine du risque probable. Ce risque est dissuasif.
Un tel brevet accordé par des entreprises accrédités (armureries, instituts agrées accordant des formations la sécurité) avec un cursus validé par le Centre national de la fonction publique territoriale permettrait d’encourager la légitime défense d’autrui en limitant le risque juridique à l’usage criminel d’une arme de catégorie D de ce type. Ce brevet inclurait une formation au droit, aux premiers secours (blessés par arme blanche, balle, brulures , chimiques) et un questionnaire final évaluant le discernement du candidat titulaire. Il pourrait aussi comporter un volet « détection des anomalies en contexte terroriste ou de guerre hybride» (véhicule trop bas sur châssis / au coffre surchargé à proximité d’une école, individu statique portant un manteau anormalement ample aux abord d’un site sensible, drones survolant un site sensible , etc….telles que passées en revue dans le Guide des bonnes pratiques pour la sureté des espaces publics, élargi au contexte actuel de guerre hybride installée). En outre il régulariserait les citoyens improvisant actuellement des dispositifs communautaires.
Un tel brevet, comprenant le développement de connaissance ne primo détection de signaux faibles en relation avec les menaces identifiées par le ministère de l’intérieur et le ministère de la défense, pourrait être évolutif vers une intégration dans une unité locale de défense territoriale et l’habilitation catégories C et B dans un cadre validé par les pouvoirs publics. En effet, accroître le nombre de primo intervenants agrées et encourager la légitime défense d’autrui sont des priorités immédiates.
Un tel brevet doit s’inscrire dans un assouplissement du droit de la légitime défense d’autrui au moyen d’armes de catégorie D non létale. Aujourd’hui, le public ne peut que laisser une victime attaquée au couteau dans l’espace public se laisser massacrer. En république , cette situation de dénuement juridique et matériel est en contradiction avec la définition du statut de Citoyen.
VI . Comment commander :
La chaine de commandement commence par le maire (échelon municipal au cas où le maire, officier de police, aurait besoin de renforts « primo alertant » sous les ordres de la police municipale) mais les personnels armés relèvent de leur propres commandement militaire ou préfectoral.
A la différence des gardes nationales passées , le commandement de toutes unités armées (à plus forte raison en cat B) , relèverait en tous les cas du dispositif d’active ou relevant de la réserve opérationnelle (officier , sous-officiers d’actives des forces armées, de la police et de la gendarmerie locale)
Démarrage du processus de création de la garde territoriale :
Ce processus doit commencer par une expérience pilote sur une région à risque polymorphe, à analyser et étendre au territoire national ou pourrait appeler en priorité tous les individus se manifestant comme pouvant prétendre à des aptitudes de primo intervenant (port d’arme de catégorie B caché)
VII. Comment financer
Le 8 Mai serait à nouveau un jour actif afin de générer des revenus spécifiquement dédié à la défense du territoire. Au jour ouvré rétabli s’ajouterait la force du symbole. Le 11 Novembre devenant le jour consacré à tous les anciens combattants.
Il serait aussi pertinent que le Jeudi de l’ascension et le Lundi de pentecôte soient aussi définitivement ouvrés afin de financer la protection des lieux de culte de toutes les confessions, pouvant aussi faire l’objet de menaces d’islamistes, de militant d’extrême gauche et d’ultra droite. En affirmant faussement que la basilique de Montmartre a été bâti en hommage à la répression de la commune , Thomas Guénoléa mis une cible sur ce patrimoine.
Le Mois de mai deviendrait par ailleurs un mois viable productif sur le plan de l’économie.
Il s’agirait de financer un équipement simple (chasuble porte plaque au standard molle Otan , plaques balistiques arrêtant les calibres de guerre, armes de catégorie D et B , équipements de communication, drones de proximité, etc…) , la formation selon des formats déjà bien définits par le Centre national de la fonction publique territoriale ou de préférence l’Etat major de la Gendarmerie, et les frais de patrouille. Toutefois en l’été des finances , les financement privés seraient tolérés come c’était le cas à l’origine des gardes nationales ou encore pratique courante dans les forces d’actives aujourd’hui (pour parties ; lunettes ; lampes LED au pouvoir « saisissant » même de jour, accessoires, etc…)
Conclusion
La sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives. L’Etat a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, à la défense des institutions et des intérêts nationaux, au respect des lois, au maintien de la paix et de l’ordre public, à la protection des personnes et des biens (article L111-1 du code de la sécurité intérieure). Mais, comme l’indiquent des attaques régulières depuis 2015, et les atteintes aux biens et aux personnes, les intrusions criminelles opportunistes et bientôt pogromistes dans les propriétés et copropriétés isolées ou même en zones hyper urbanisées comme Paris 16, il n’est pas en mesure de le faire au moins sur un laps de temps, parfois indéterminé. Celui-ci est devenu critique du fait de l’évolution de la nature cumulée des menaces vers la malice et la duplicité plutôt que la revendication politique. Elles recherchent l’appât du gain , mais aussi l’horreur morbide, la désorganisation sociétale et pas nécessairement le message politique.
Les citoyens ont le droit de pouvoir s’organiser en conséquence (« esprit de résistance » invoqué par le président Hollande en 2015). A Saint Mandé et Vincennes, sur le territoire de la république, en populations juives comme non juives, féminines, immigrées légalistes, rurales, d’entrepreneurs confrontés à des primes d’assurances devenues asphyxiantes, la colère est là, face à des dispositifs régaliens intermittents et l’absence de solution citoyenne de masse et légale, à plus forte raison face à une attaque hybride de grande envergure. Les citoyens commencent à s’organiser aux frontières de la loi de par la nature des risques sans qu’il soit honnête de qualifier cela de délit de préméditation. Il s’agit d’une anticipation raisonnable elle – même promue par de grandes personnalité du GIGN (« Se préparer au pire » Aton). La nouvelle brochure « Tous résilients » ne réponds pas à la problématique de la défense solidaire en situation de vide régalien. Que doit faire un village breton attaqué à l’AK 74 par un groupe qui aurait su s’adapter et évoluer sous le radar ? L’Etat laisse « la voie du musulman » véritable manuel de guerre insurrectionnelle être diffusé malgré les cris d’alarme de la presse et de familles musulmanes depuis 2014 (Le Figaro 29 Juillet 2014) . Une partie de la classe politique appelle ouvertement à l’insurrection. Or l’intérêt collectif, le respect du droit et l’efficacité dans la durée requièrent que la sécurité de tous, à chaque instant et la totalité du territoire de la république , face partie d’un dispositif organisé dans une chaine de commandement légale, efficace et fédérateur ; laissant le cas échéant la haute intensité concentrée sur les points durs aux troupes d’actives.
« Ne pas subir » disait le Maréchal de Lattre de Tassigny. Il appartient aux pouvoirs publics d’accompagner et de structurer cette motivation citoyenne afin que tout Etat ou individu recherchant à poursuivre la politique d’horreur sur notre territoire sache qu’en tous lieux (d’une Eglise dans la banlieue de Rouen à un supermarché de province) et en tout temps sache qu’ il sera détecté très en amont (la meilleure des solutions), contrarié, voire empêché de réaliser ses projets sordides, par un citoyen armé et déterminé, missionné par la collectivité pour combler le vide de 20 à 30 minutes nécessaire à l’arrivée de forces d’actives. L’état dramatique des finances du pays, la nécessaire préservation de le jeunesse, comme la qualité du dispositif conduisent à donner un rôle prépondérant aux retraités ou jeunes séniors.
Exécuter des enfants juifs, abattre des clients d’un supermarché, égorger des paroissiennes, des professeurs de la République, des policières créoles ou soldats musulmans hors service (au titre du hadith 14 sur les apostats) et autres cibles sélectionnées selon un profilage raciste contre la France, lié à la vulnérabilité, aux orientations sexuelles, l’orientation philosophique et religieuse, crapuleux vis-à-vis des entreprises ou encore visant les infrastructures vitales du pays, doit devenir une activité à haut risque dont celui de perdre la face vis-à-vis des entités mandataires. Quand bien même il y aura encore des morts, la détermination de notre société à se défendre efficacement doit être un message aux individus, partis politiques pogromistes, organisations et Etats qui nous voient comme des pleutres et des agneaux.
