Centre de Réflexion
sur la Sécurité Intérieure
10 rue Cimarosa – 75116 PARIS
« Mes thèses n’ont pas été réfutées sur le plan scientifique : elles sont contestées par le biais d’actions judiciaires, ou par intimidation »
ENTRETIEN. L’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste de l’islam radical et du courant des Frères musulmans a récemment attiré l’attention du Monde, le quotidien de référence lui ayant consacré un portrait à charge. Que signifie cette offensive médiatique ?
Mort de Quentin Deranque : l’enseignement supérieur sous l’influence de l’islamisme et de ses chiens de garde
– par Florence Bergeaud-Blackler
La mort de Quentin Deranque, étudiant en mathématiques de 23 ans, lynché aux abords de l’IEP de Lyon le 12 février dernier, a provoqué une onde de choc. Engagé, ce jeune homme n’était pourtant pas un extrémiste. Même si la presse a présenté sa mort comme le résultat d’une rixe entre fas et anti-fas, l’enquête montre que le jeune étudiant était venu soutenir le collectif Némésis qui avait, encore la veille, été agressé par des anti-fas. L’association emmenée par Alice Cordier, était venu manifester pacifiquement contre la tenue d’une conférence de Rima Hassan, députée européenne LFI et militante pro-Hamas, reçue dans un grand amphi de Sciences Po Lyon. Quentin et une poignée de ses camarades ont été attaqués par un groupe de militants « anti-fas » liés à l’extrême gauche. Il n’y a pas survécu.
Cette violence n’est pas apparue du jour au lendemain. Elle est le produit d’une dégradation ancienne, profonde, qui touche le cœur même de l’université et de l’enseignement supérieur.







