Pour une nouvelle approche de la sécurité intérieure fondée sur la connaissance, la culture et la résilience

Par Sylvie Guerra, adhérente au CRSI

Les crises contemporaines invitent à élargir l’analyse de la sécurité au-delà de la protection physique des personnes, des infrastructures et des institutions. Aux conflits armés, au terrorisme et à la délinquance s’ajoutent des risques liés aux manipulations informationnelles, aux fragilités démocratiques, aux vulnérabilités environnementales, aux dépendances technologiques et aux crises sanitaires. Les environnements informationnels peuvent également affecter le jugement et la qualité des décisions individuelles et collectives.[1]

Dans ce contexte, la sécurité devient un enjeu systémique. Elle dépend autant des capacités opérationnelles de l’État que de la qualité des ressources intellectuelles, culturelles et éducatives de la société.[2]

Les Humanités de la Sécurité proposent précisément d’étudier cette dimension.

Dans cette note, nous proposons la définition de travail suivante :

Les Humanités de la Sécurité désignent une approche interdisciplinaire proposée pour analyser la manière dont les sciences humaines et sociales, les sciences cognitives, les humanités numériques, les humanités environnementales et les pratiques culturelles peuvent contribuer à la résilience démocratique, sociale et territoriale face aux crises contemporaines.[3]

L’hypothèse centrale de cette approche est que les capacités de compréhension, de discernement, d’adaptation et de coopération des citoyens constituent une infrastructure immatérielle de la sécurité démocratique. Il s’agit d’une proposition conceptuelle à discuter et à évaluer.[4]

Ainsi, la sécurité ne relève plus uniquement de la protection contre une menace extérieure ; elle devient également une capacité collective à produire du sens, à maintenir la confiance dans les institutions, à préserver les conditions du débat démocratique et à renforcer la cohésion sociale dans un environnement marqué par l’incertitude.[5]

[1][1] PNUD, Human Development Report 1994, Oxford University Press, 1994, chap. 2, « New dimensions of human security ». https://hdr.undp.org/content/human-development-report-1994[2] SGDSN, Revue nationale stratégique 2025, 2025, objectifs stratégiques relatifs à la résilience et à l’excellence académique, scientifique et technologique. https://www.sgdsn.gouv.fr/publications/revue-nationale-strategique-2025[9] OCDE, Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity, Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/d909ff7a-en. https://www.oecd.org/en/publications/facts-not-fakes-tackling-disinformation-strengthening-information-integrity_d909ff7a-en.html

[2][2] SGDSN, Revue nationale stratégique 2025, 2025, objectifs stratégiques relatifs à la résilience et à l’excellence académique, scientifique et technologique. https://www.sgdsn.gouv.fr/publications/revue-nationale-strategique-2025[13] UNDRR, Sendai Framework for Disaster Risk Reduction 2015–2030, Nations unies, 2015, quatre priorités d’action. https://www.undrr.org/publication/sendai-framework-disaster-risk-reduction-2015-2030

[3][3] Barry Buzan, Ole Wæver et Jaap de Wilde, Security: A New Framework for Analysis, Lynne Rienner Publishers, 1998. https://researchprofiles.ku.dk/en/publications/security-a-new-framework-for-analysis/[8] Milad Doueihi, Pour un humanisme numérique, Seuil, 2011. https://archive.nt2.uqam.ca/oic-2/fr/biblio/pour-un-humanisme-numerique.html[11] Aurélie Choné, Isabelle Hajek et Philippe Hamman (dir.), Guide des Humanités environnementales, Presses universitaires du Septentrion, 2016. https://www.septentrion.com/fr/livre/?GCOI=27574100453190

[4][16] Commission internationale sur Les futurs de l’éducation / UNESCO, Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation, UNESCO, 2021. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379705[17] Conseil de l’Europe, Cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie, 2018, 3 volumes : modèle, descripteurs et mise en œuvre. https://www.coe.int/en/web/education/-/reference-framework-of-competences-for-democratic-culture

[5][20] OCDE, OECD Survey on Drivers of Trust in Public Institutions – 2024 Results: Building Trust in a Complex Policy Environment, Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/9a20554b-en. https://www.oecd.org/en/publications/2024/07/oecd-survey-on-drivers-of-trust-in-public-institutions-2024-results_eeb36452.html[9] OCDE, Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity, Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/d909ff7a-en. https://www.oecd.org/en/publications/facts-not-fakes-tackling-disinformation-strengthening-information-integrity_d909ff7a-en.html

Les Humanités de la Sécurité reposent alors sur plusieurs piliers complémentaires :

  • Le premier pilier concerne la sécurité cognitive, entendue ici comme la capacité à exercer son jugement dans des environnements informationnels exposés à la manipulation. Les recherches en psychologie cognitive et sociale documentent le rôle de l’attention, de la mémoire, des émotions, des connaissances antérieures et des appartenances sociales dans l’adhésion à des informations erronées et la résistance à leur correction. Développer l’esprit critique et former aux mécanismes de l’influence peut contribuer à la résilience informationnelle ; l’efficacité des interventions doit être évaluée selon les publics et les contextes.[1]
  • Le deuxième pilier est constitué par les humanités numériques. L’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et les algorithmes modifient profondément les conditions de production et de circulation des connaissances. La souveraineté numérique, la lutte contre les manipulations informationnelles et l’éducation aux environnements numériques deviennent des dimensions essentielles de la résilience démocratique.[2]
  • Le troisième pilier relève des humanités environnementales. Le changement climatique, les tensions sur les ressources et les catastrophes peuvent accentuer des vulnérabilités sanitaires, sociales et territoriales et affecter les mobilités humaines. Leurs effets sur les conflits et la stabilité sociale dépendent aussi des conditions économiques, politiques et institutionnelles : ils ne relèvent pas d’une causalité automatique. Une lecture interdisciplinaire de ces interactions peut éclairer l’adaptation et la prévention des risques.[3]
  • Le quatrième pilier concerne la culture. Les pratiques artistiques, le patrimoine et les récits collectifs peuvent soutenir la transmission, le dialogue et le sentiment d’appartenance, dans le respect de la pluralité des identités. Les réseaux sociaux et les liens de coopération sont des ressources documentées de la reconstruction après catastrophe. La contribution propre des dispositifs culturels à la résilience constitue un objet de recherche à évaluer, plutôt qu’un effet systématique à présumer.[4]

[1][4] Commission présidée par Gérald Bronner, Les Lumières à l’ère numérique, Rapport remis au président de la République, janvier 2022. https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/283201.pdf[5] Ullrich K. H. Ecker et al., The psychological drivers of misinformation belief and its resistance to correction, Nature Reviews Psychology, vol. 1, 2022, p. 13–29. DOI : 10.1038/s44159-021-00006-y. https://www.nature.com/articles/s44159-021-00006-y[6] Stephan Lewandowsky, Ullrich K. H. Ecker et John Cook, Beyond Misinformation: Understanding and Coping with the “Post-Truth” Era, Journal of Applied Research in Memory and Cognition, vol. 6, no 4, 2017, p. 353–369. https://research-information.bris.ac.uk/en/publications/beyond-misinformation-understanding-and-coping-with-the-post-trut/[7] Daniel Kahneman, Thinking, Fast and Slow, Farrar, Straus and Giroux, 2011. https://www.penguinrandomhouse.com/books/89308/thinking-fast-and-slow-by-daniel-kahneman/

[2][8] Milad Doueihi, Pour un humanisme numérique, Seuil, 2011. https://archive.nt2.uqam.ca/oic-2/fr/biblio/pour-un-humanisme-numerique.html[9] OCDE, Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity, Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/d909ff7a-en. https://www.oecd.org/en/publications/facts-not-fakes-tackling-disinformation-strengthening-information-integrity_d909ff7a-en.html[10] UNESCO, Guidelines for the Governance of Digital Platforms, 2023. https://www.unesco.org/en/internet-trust/guidelines

[3][11] Aurélie Choné, Isabelle Hajek et Philippe Hamman (dir.), Guide des Humanités environnementales, Presses universitaires du Septentrion, 2016. https://www.septentrion.com/fr/livre/?GCOI=27574100453190[12] GIEC / IPCC, Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability, Contribution du groupe II au sixième rapport d’évaluation, 2022, chap. 7, notamment sections 7.2 et 7.4. https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/chapter/chapter-7/[13] UNDRR, Sendai Framework for Disaster Risk Reduction 2015–2030, Nations unies, 2015, quatre priorités d’action. https://www.undrr.org/publication/sendai-framework-disaster-risk-reduction-2015-2030

[4][14] Daniel P. Aldrich, Building Resilience: Social Capital in Post-Disaster Recovery, University of Chicago Press, 2012. https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/B/bo13601684[15] UNESCO, Framework for Culture and Arts Education, 2024. https://www.unesco.org/en/articles/unesco-member-states-adopt-global-framework-strengthen-culture-and-arts-education

  • Enfin, un cinquième pilier repose sur la pédagogie. Former des citoyens capables d’apprendre tout au long de la vie, de coopérer dans des environnements complexes, de comprendre les transformations technologiques et d’exercer leur jugement constitue probablement l’un des investissements les plus stratégiques pour une démocratie.[1]

Dans cette perspective, nous proposons d’étudier l’éducation comme une composante de la résilience nationale et démocratique. Cette orientation de recherche préserve sa finalité d’émancipation et ne réduit pas l’enseignement à une fonction de sécurité.[2]

Les Humanités de la Sécurité proposent de compléter la prévention des risques par le développement des capacités collectives. La connaissance, la culture, la créativité, la coopération et l’apprentissage seraient étudiés comme des ressources partagées de résilience. Leur qualification comme biens communs demande de préciser les conditions d’accès, de gouvernance et de protection.[3]

Elles ouvrent ainsi un nouveau champ de recherche susceptible de nourrir les réflexions sur les politiques publiques de sécurité intérieure, la résilience démocratique, la souveraineté numérique, la transition écologique et l’évolution des systèmes éducatifs.[4]

Conclusion et ouverture prospective

Vers une société apprenante : faire des Humanités de la Sécurité un enjeu stratégique de résilience collective

Les Humanités de la Sécurité invitent à dépasser une conception de la sécurité essentiellement fondée sur la prévention des menaces, la protection des infrastructures et les capacités d’intervention. Elles ouvrent une réflexion plus fondamentale sur les ressources intellectuelles, culturelles, éducatives et collectives dont une société doit disposer pour comprendre les transformations qui l’affectent, affronter l’incertitude et préserver sa capacité d’action.

Dans un environnement marqué par l’accélération technologique, les mutations environnementales, les désordres informationnels et la fragilisation de certains équilibres démocratiques, la sécurité ne peut plus être pensée uniquement comme une responsabilité institutionnelle. Elle interroge également les capacités de compréhension, de discernement et de coopération que les citoyens construisent tout au long de leur existence.

Cette perspective conduit à considérer l’éducation non comme un simple instrument de sensibilisation aux risques, mais comme l’un des fondements possibles de la résilience collective. Former à la complexité, apprendre à questionner les informations, développer l’esprit critique, comprendre les interdépendances environnementales et numériques ou encore apprendre à coopérer dans l’incertitude constituent autant de capacités susceptibles de contribuer à la solidité d’une société démocratique.

L’enjeu dépasse donc la seule acquisition de connaissances. Il concerne la manière dont une société construit et transmet une culture commune, sans effacer la diversité des expériences, des appartenances et des représentations. Les humanités prennent ici toute leur dimension : elles permettent de relier les savoirs scientifiques aux expériences humaines, les transformations technologiques aux enjeux éthiques, les risques environnementaux aux réalités territoriales et les apprentissages individuels aux responsabilités collectives.

Une société résiliente ne serait donc pas seulement une société capable de répondre aux crises, mais une société capable d’apprendre, de comprendre ses vulnérabilités, de questionner ses choix et de transformer ses expériences en capacités d’action.

L’ouverture fondamentale pourrait alors se formuler ainsi : et si l’une des conditions majeures de la sécurité future résidait moins dans notre seule capacité à prévoir les menaces que dans notre capacité collective à apprendre à vivre, décider et agir dans un monde que nous ne pouvons entièrement prévoir ?

[1][16] Commission internationale sur Les futurs de l’éducation / UNESCO, Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation, UNESCO, 2021. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379705[17] Conseil de l’Europe, Cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie, 2018, 3 volumes : modèle, descripteurs et mise en œuvre. https://www.coe.int/en/web/education/-/reference-framework-of-competences-for-democratic-culture[18] Edgar Morin, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, UNESCO, 1999 ; édition Seuil, 2000. https://www.unesco.org/fr/articles/edgar-morin-enseigner-la-complexite

[2][2] SGDSN, Revue nationale stratégique 2025, 2025, objectifs stratégiques relatifs à la résilience et à l’excellence académique, scientifique et technologique. https://www.sgdsn.gouv.fr/publications/revue-nationale-strategique-2025[16] Commission internationale sur Les futurs de l’éducation / UNESCO, Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation, UNESCO, 2021. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379705

[3][16] Commission internationale sur Les futurs de l’éducation / UNESCO, Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation, UNESCO, 2021. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379705[19] Elinor Ostrom, Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge University Press, 1990. DOI : 10.1017/CBO9780511807763. https://doi.org/10.1017/CBO9780511807763

[4][3] Barry Buzan, Ole Wæver et Jaap de Wilde, Security: A New Framework for Analysis, Lynne Rienner Publishers, 1998. https://researchprofiles.ku.dk/en/publications/security-a-new-framework-for-analysis/[13] UNDRR, Sendai Framework for Disaster Risk Reduction 2015–2030, Nations unies, 2015, quatre priorités d’action. https://www.undrr.org/publication/sendai-framework-disaster-risk-reduction-2015-2030

Bibliographie commentée

Sécurité, risques et résilience

[1] PNUD. Human Development Report 1994. Oxford University Press, 1994, chap. 2, « New dimensions of human security ».
Rapport ; élargissement de la sécurité aux conditions de vie des personnes.
https://hdr.undp.org/content/human-development-report-1994

[2] SGDSN. Revue nationale stratégique 2025. 2025, objectifs stratégiques relatifs à la résilience et à l’excellence académique, scientifique et technologique.
Doctrine publique ; articulation entre capacités nationales, connaissances et résilience.
https://www.sgdsn.gouv.fr/publications/revue-nationale-strategique-2025

[3] Barry Buzan, Ole Wæver et Jaap de Wilde. Security: A New Framework for Analysis. Lynne Rienner Publishers, 1998.
Ouvrage ; secteurs de sécurité et analyse critique de la sécuritisation.
https://researchprofiles.ku.dk/en/publications/security-a-new-framework-for-analysis/

[13] UNDRR. Sendai Framework for Disaster Risk Reduction 2015–2030. Nations unies, 2015, quatre priorités d’action.
Cadre international ; connaissance des risques, gouvernance, préparation et résilience.
https://www.undrr.org/publication/sendai-framework-disaster-risk-reduction-2015-2030

[14] Daniel P. Aldrich. Building Resilience: Social Capital in Post-Disaster Recovery. University of Chicago Press, 2012.
Ouvrage empirique ; réseaux sociaux et reconstruction après catastrophe.
https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/B/bo13601684

Cognition, information et démocratie

[4] Commission présidée par Gérald Bronner. Les Lumières à l’ère numérique. Rapport remis au président de la République, janvier 2022.
Rapport ; désordres informationnels et recommandations éducatives.
https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/283201.pdf

[5] Ullrich K. H. Ecker et al.. The psychological drivers of misinformation belief and its resistance to correction. Nature Reviews Psychology, vol. 1, 2022, p. 13–29. DOI : 10.1038/s44159-021-00006-y.
Article de synthèse ; facteurs cognitifs, sociaux et affectifs de la mésinformation.
https://www.nature.com/articles/s44159-021-00006-y

[6] Stephan Lewandowsky, Ullrich K. H. Ecker et John Cook. Beyond Misinformation: Understanding and Coping with the “Post-Truth” Era. Journal of Applied Research in Memory and Cognition, vol. 6, no 4, 2017, p. 353–369.
Article ; correction de la mésinformation et contexte social de la post-vérité.
https://research-information.bris.ac.uk/en/publications/beyond-misinformation-understanding-and-coping-with-the-post-trut/

[7] Daniel Kahneman. Thinking, Fast and Slow. Farrar, Straus and Giroux, 2011.
Ouvrage ; jugement et biais cognitifs. La notice liée présente une édition audio du même ouvrage.
https://www.penguinrandomhouse.com/books/89308/thinking-fast-and-slow-by-daniel-kahneman/

[9] OCDE. Facts not Fakes: Tackling Disinformation, Strengthening Information Integrity. Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/d909ff7a-en.
Rapport ; intégrité de l’information, politiques publiques et libertés fondamentales.
https://www.oecd.org/en/publications/facts-not-fakes-tackling-disinformation-strengthening-information-integrity_d909ff7a-en.html

[20] OCDE. OECD Survey on Drivers of Trust in Public Institutions – 2024 Results: Building Trust in a Complex Policy Environment. Éditions OCDE, 2024. DOI : 10.1787/9a20554b-en.
Enquête comparative ; perceptions de la gouvernance et confiance institutionnelle. Édition 2024 utilisée comme base méthodologique, sans prétendre être la plus récente.
https://www.oecd.org/en/publications/2024/07/oecd-survey-on-drivers-of-trust-in-public-institutions-2024-results_eeb36452.html

Humanités numériques

[8] Milad Doueihi. Pour un humanisme numérique. Seuil, 2011.
Ouvrage ; transformations culturelles et intellectuelles liées au numérique.
https://archive.nt2.uqam.ca/oic-2/fr/biblio/pour-un-humanisme-numerique.html

[10] UNESCO. Guidelines for the Governance of Digital Platforms. 2023.
Orientations institutionnelles ; gouvernance des plateformes et liberté d’expression.
https://www.unesco.org/en/internet-trust/guidelines

Humanités environnementales

[11] Aurélie Choné, Isabelle Hajek et Philippe Hamman (dir.). Guide des Humanités environnementales. Presses universitaires du Septentrion, 2016.
Ouvrage collectif ; cadres interdisciplinaires des relations entre sociétés et environnement.
https://www.septentrion.com/fr/livre/?GCOI=27574100453190

[12] GIEC / IPCC. Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Contribution du groupe II au sixième rapport d’évaluation, 2022, chap. 7, notamment sections 7.2 et 7.4.
Rapport scientifique ; santé, vulnérabilités, mobilités et conflits, avec causalités différenciées.
https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/chapter/chapter-7/

Culture, pédagogie et capacités collectives

[15] UNESCO. Framework for Culture and Arts Education. 2024.
Cadre institutionnel ; éducation artistique, diversité et apprentissage tout au long de la vie.
https://www.unesco.org/en/articles/unesco-member-states-adopt-global-framework-strengthen-culture-and-arts-education

[16] Commission internationale sur Les futurs de l’éducation / UNESCO. Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation. UNESCO, 2021.
Rapport prospectif ; coopération, éducation comme bien public et bien commun.
https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000379705

[17] Conseil de l’Europe. Cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie. 2018, 3 volumes : modèle, descripteurs et mise en œuvre.
Référentiel ; compétences et évaluation au service de la participation démocratique.
https://www.coe.int/en/web/education/-/reference-framework-of-competences-for-democratic-culture

[18] Edgar Morin. Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur. UNESCO, 1999 ; édition Seuil, 2000.
Ouvrage ; complexité, incertitude et compréhension.
https://www.unesco.org/fr/articles/edgar-morin-enseigner-la-complexite

[19] Elinor Ostrom. Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action. Cambridge University Press, 1990. DOI : 10.1017/CBO9780511807763.
Ouvrage ; gouvernance collective des ressources. Son application aux savoirs constitue ici une extension conceptuelle.
https://doi.org/10.1017/CBO9780511807763